LA NOUVELLE LOI SUR LE PARRAINAGE

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

La loi sur le parrainage est votée malgré l’opposition d’un nombre important de partis politiques et les réserves de la société civile, intellectuelle et religieuse. C’est une nouvelle loi sur le parrainage puisque le parrainage existait déjà dans la loi sénégalaise. Il faut noter que la société est organisée en espaces. Les partis politiques, les syndicats, les associations, la société civile, etc. constituent des éléments d’espace qui structurent l’organisme social. A chacun de ces éléments est assigné une place, un rôle, une mission et un objectif. Cette distribution ou répartition des rôles obéit aux exigences du fonctionnement normal et cohérent d’une société organisée et harmonieuse à l’image de la configuration des frontières qui délimitent les pays et du droit international. Un ressortissant français peut rentrer et sortir de la France quand il veut sans visa. Ce n’est pas le cas d’un étranger qui a besoin de visa pour rentrer en France. Le candidat indépendant doit donc avoir un « visa » pour rentrer dans un nouvel espace naturellement et constitutionnellement réservé aux partis politiques. En élargissant le droit à la candidature aux présidentielles au candidat indépendant (sans parti politique), le législateur était bien inspiré, juste, équitable et pertinent en lui appliquant un parrainage raisonnable (8.000 électeurs). Appliquer une égalité entre candidat indépendant et candidat parrainé par un parti politique serait injuste sous cet angle de vue. Cependant, ce parrainage répond à une exigence d’équité qui remplit une condition de rationalisation mais qui démocratiquement n’est pas nécessaire! La caution comme le parrainage, contrairement à une certaine opinion, constituent des restrictions démocratiques soient-elles nécessaires. Leurs exigences obéissent à des nécessités de rationalisation mais non à des nécessités démocratiques. \r\nLa demande de démocratie répondait à une demande d’égalité entre les membres de la société et à une demande de qualité gouvernementale. Les rapports sociaux se sont manifestés à une époque donnée sous forme de maitre et esclave, de noble et serf, de noir et blanc, de bourgeois et prolétaire et la gouvernance sous forme de monarchie. La dévolution monarchique du pouvoir basée sur la naissance, le sang, le statut ou le rang social ne garantissait ni l’efficacité ni la qualité des gouvernants. En conséquence, il fallait chercher au sein d’une société d’égalité de droit les meilleurs talents, les meilleures compétences et les meilleurs esprits pour nous gouverner. Le système électoral est la technique conçue en régime démocratique pour sélectionner ces meilleurs. La procédure électorale devrait permettre de choisir le meilleur dirigeant de manière le plus unanime possible. Cela veut dire de choisir le meilleur projet (pour nous diriger) mais aussi le plus consensuel. A cet effet, un parrainage de programme politique par cent (100) personnalités compétentes, patriotes et crédibles n’aurait-il pas plus de qualité et de réalisme que celui fait par soixante-dix mille (70.000) électeurs qui le plus souvent n’ont ni la sagesse ni la compétence pour juger de la pertinence d’un projet politique ? Que vaut la valeur démocratique et scientifique du parrainage d’un électeur-parrain acheté ou analphabète ou sans conscience politique de surcroit? Ne faudrait-il pas douter de la valeur patriotique, démocratique et scientifique du parrainage d’un électeur-parrain dicté par des considérations religieuses, ethniques, régionalistes ou simplement émotionnelles? Le parrainage comme l’élection devrait consacrer avant tout la vision politique et rationnelle de la démocratie avant la vision arithmétique (un homme, une voix). Nous regrettons que la nouvelle loi sur le parrainage favorise plus la vision arithmétique de la démocratie.\r\nLe nouveau parrainage, à cause de sa médiocre qualité opérationnelle, démocratique et technique, ne répond ni à un besoin de rationalisation des candidatures ni à des préoccupations démocratiques. Ne serait-il pas plus pertinent, plus rationnel et plus réaliste de soumettre 100 programmes politiques (à titre indicatif) de candidats déclarés au vote d’un panel de 100 personnalités sages, compétentes, patriotes et crédibles et de ne retenir que les 5 ou 10 premiers candidats? L’Etat pourrait même financer, suivant ses moyens disponibles, leur campagne électorale pour accroitre l’égalité de chance des candidats retenus à l’issu du vote consacrant le parrainage de programme (au lieu d’un parrainage de personne) et rendre ainsi les élections plus démocratiques. \r\nLe nouveau parrainage est matériellement inopérant, démocratiquement injuste, techniquement irrationnel et politiquement dangereux. Il renvoie à une conception quantitative de la démocratie au détriment d’une conception qualitative de celle-ci plus pertinente. Toutefois, une solution numérique pour dématérialiser le vote est techniquement possible et envisageable. \r\n\r\nDr. Abdoulaye Taye\r\nEnseignant-chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey\r\nInitiateur et Promoteur du Projet RBG-AMO\r\n\r\n
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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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