QUESTIONS AUX KHALIFES GENERAUX DES MOURIDES ET DES TIDJANES

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Chers vénérés Khalifes, notre pays vient de s’engager dans un referendum exceptionnel dans notre histoire par son caractère contradictoire. La classe politique, la classe intellectuelle, la classe maraboutique et les sénégalais n’ont jamais été aussi divisés par un referendum. La raison de cette division n’est à chercher ni dans l’urgence ni dans la justesse des points soumis au referendum mais essentiellement dans le non-respect de la parole donnée. Le président Macky Sall avait promis aux sénégalais de « réduire son mandat en cours de 7 à 5 ans ». Il ne veut plus tenir cette promesse car le conseil constitutionnel « le lui interdit ». L’écrasante majorité des techniciens du droit constitutionnel au Sénégal (sauf ses alliés Ismaila Madior Fall, Mounirou Sy entre autres...) rejettent cette forfaiture. Ni la valeur juridique du texte soumis au conseil constitutionnel ni l’article 51 qui demande un avis au conseil constitutionnel ne peuvent justifier d’interpréter la réponse du conseil constitutionnel comme une décision. La réponse du conseil constitutionnel demeure un avis et ne peut servir de faire-valoir à la volte-face du président de la république. Veuillez consulter chers vénérés vos conseillers juridiques. Le président décidant de revenir sur sa promesse  a voulu instrumentaliser le conseil constitutionnel. En conséquence, l’enjeu de ce referendum ne peut faire  ni l’objet d’un bilan politique du président ni l’objet de la consolidation de l’Etat de droit, il est avant tout et désormais d’ordre moral. La défaillance éthique de Me Wade a été sanctionnée en 2012, celle du président Macky doit aussi l’être pour qu’à jamais aucun politicien ne s’aventure à fouler aux pieds les fondements éthiques de notre Etat. C’est le seul enjeu qui vaille.

Chers vénérés Khalifes si vous nous dites que l’on peut diriger un pays par le mensonge, l’hypocrisie, le reniement et la trahison nous voterons tous « oui » le 20 mars 2016. Si, par contre, vous nous enseignez qu’un dirigeant doit être honnête, véridique et sincère par rapport à son peuple nous voterons tous « non » le 20 mars 2016.

Face à cette forfaiture politique préméditée, l’enjeu du referendum n’est plus d’adopter ou de rejeter un projet de révision de constitution mais de défendre la République des valeurs, de défendre l’éthique politique et la salubrité politique. Voter « non » c’est encourager la vertu en politique, c’est protéger la république des vices du reniement, du mensonge, de la manipulation, de l’hypocrisie et de l’éloge de la transhumance (comme le font Moustapha Niasse, Tanor Dieng, Macky Sall, Dansokho, Abdoulaye Bathily, Souleymane jules Diop, Abou Abel Thiam, tous ceux qui étaient à la place de l’Obélisque pour dénoncer la défaillance éthique de Me Wade et qui se renient, etc.) pour empêcher l’effondrement moral de la classe politique et par ricochet de toute la société. Seuls les électeurs sont les gardiens de la démocratie. Par leur vote, ils la contrôlent et l’orientent. Permettez-leur d’accomplir leur devoir de vote en toute liberté !

Sans hommes vertueux, point d’institutions fortes!

 

MES POINTS ALTERNATIFS POUR LE REFERENDUM 2016

Un revenu de base à tout citoyen sénégalais Une couverture maladie à tout citoyen sénégalais Interdiction de la corruption politique au Sénégal Un haut conseil des sénégalais de l’extérieur (HCSE) Le renforcement et l’élargissement des compétences des chefs de villages et des délégués de quartier L’interdiction de l’homosexualité L’interdiction des coalitions de partis politiques Un statut pour la société civile

 

Dr Abdoulaye Taye

Enseignant-Chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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