Tentative de diabolisation de l’administration, Populisme de bas niveau, MACKY doit gérer et cesser de se plaindre

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: Amadou FALL

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

L’administration sénégalaise a fait encore l’objet de critiques de la part de celui qui est censé être son premier défenseur, en l’occurrence le  Président Macky SALL, qui doit veiller à ce qu’elle soit performante et que ses agents soient dans de bonnes conditions de travail pour pouvoir répondre au mieux aux préoccupations des populations.

 

Il s’y ajoute qu’il a à sa disposition tous les moyens législatifs, réglementaires et budgétaires pour mettre en œuvre les mesures qu’il juge utiles pour permettre à notre administration d’être plus performante et de répondre au mieux aux préoccupations de nos populations.

 

Mais le paradoxe est que Macky ne cesse chaque fois que l’occasion se présente de porter des critiques à cette administration dont pourtant l’expertise est souvent louée par nos partenaires techniques et financiers, relativement aux autres pays de la sous région. C’est comme qui dirait un aveu d’échec de sa part, car il doit savoir qu’il est le Chef de cette administration et que s’il y a des problèmes, il en est le premier responsable.

 

Il doit se mettre dans la tête un principe élémentaire selon lequel quand une responsabilité vous est confiée, il faut l’exercer et cesser de passer tout son temps à se plaindre, surtout quand il vous appartient de prendre les mesures nécessaires pour trouver des solutions adéquates aux problèmes qui se posent. Les critiques de Macky sont devenus récurrents, bien que plus virulents ces derniers mois ; dernièrement, il a fait savoir que les agents de l’Etat ne faisaient pas preuve de ponctualité et qu’il fallait prendre des mesures contraignantes pour les amener à respecter davantage les horaires de travail.

 

Certes, l’administration sénégalaise n’est pas toujours exempte de reproches, loin s’en faut d’ailleurs, de même que la plupart des autres administrations surtout dans les pays sous développés, mais la généralisation semble être trop facile, d’une démarche peu scientifique, pour ne pas dire relever d’un pur populisme ; car dire que l’administration n’est pas ponctuelle est une affirmation trop générale et un manque de reconnaissance vis-à-vis des milliers d’agents de l’Etat tout à fait anonymes qui accomplissement leur travail dans des conditions souvent très difficiles avec des rémunérations relativement très faibles, avec pour seule satisfaction morale, le sens d’avoir rendu service à la nation.

 

Ce genre d’affirmations à un niveau aussi élevé de l’Etat, doivent être sous tendues par des études approfondies faisant ressortir les différents problèmes, notamment par catégories de service et d’agent. Du reste, Macky nous a habitué à ces mesures ou affirmations très générales n’étant pas sous tendues par des études sérieuses, ce qui a fait que leur application a été un échec patent. Il en est ainsi des mesures relatives à la réduction des prix des denrées de première nécessité, de celles relatives à la baisse des loyers, ou de celles relatives à la suppression des logements conventionnés. Si ces mesures peuvent être salutaires dans leur approche et leur application, c’est du reste dans leur instrumentalisme à des fins de populisme qu’il faut dénoncer, car n’étant sous tendue par aucune étude sérieuse.

 

En réalité, depuis qu’il a été élu,  Macky gouverne par pur populisme, étant incapable étant incapable de mettre en œuvre des programmes visibles répondant aux préoccupations des populations ; le seul programme dont il ne cesse de se glorifier est celui des bourses familiales alors que dans un pays qui se respecte, ce genre de programme n’aurait pas eu tout le tintamarre médiatique et serait seulement considéré comme une mesure d’accompagnement pour de véritables politiques économiques porteuses de croissance.

 

Le populisme de Macky se caractérise également par son fameux programme de couverture médicale universelle alors que les structures sanitaires de nos pays sont plus que jamais dénuées  d’un minimum de moyens pour assurer leur fonctionnement quotidien. C’est le cas également de la fameuse CREI dont les plus éminents juristes de notre pays ont fini de prouver qu’elle est inexistante donc tout à fait illégale et dont la seule mission semble être de maintenir Karim en prison ; cette CREI est d’ailleurs un précédent dangereux, car pour la première fois en Afrique le fils d’un ancien Chef d’Etat est poursuivi pour enrichissement illicite, alors que tous les contrôles qui ont été faits sur ses gestions n’ont fait ressortir aucune malversation.

 

Près de deux ans après son élection, Macky a prouvé ses limites à gérer le pays, là où son prédécesseur, pour la même période de temps avait transformé le pays en un véritable chantier. Au lieu de prendre ses responsabilités et prendre des mesures courageuses allant dans le sens des préoccupations des populations, il passe tout son temps à verser dans le populisme et à pointer du doigt de prétendus boucs émissaires ; il est allé même jusqu’à dire que les sénégalais sont des tricheurs et c’est ce qui expliquerait notre situation de pauvreté ; les sénégalais qui lui on fait confiance ne méritent pas un tel jugement.

 

Tout récemment, il se plaignait encore contre certains de ses ministres. Macky doit cesser de se plaindre et savoir qu’il doit gérer ce pays, c’est le seul président au monde qui passe tout son temps à se plaindre ; il doit s’inspirer de son prédécesseur qui ne s’est jamais plaint et qui a toujours eu le courage de prendre les mesures qu’il faut au moment qu’il faut et, cela, sans effet d’annonces. Il doit savoir qu’un président a à sa disposition tous les leviers de l’Etat pour mener à bien les politiques et programmes qu’il met en œuvre.

 

En critiquant les agents de l’Administration, il fait d’autant plus preuve de populisme qu’il cherche à les mettre en mal avec la population en insinuant que ce sont eux qui sont les responsables de la situation actuelle ; si l’administration a sa part de responsabilité, le premier responsable c’est cependant lui qui est incapable de mettre en œuvre des programmes permettant de satisfaire leurs besoins fondamentaux.

 

Le problème fondamental de Macky, c’est son manque de vision et surtout de courage politique, car ce que les sénégalais attendent de lui c’est de favoriser une large concertation à l’instar de celle initiée par la CNRI et de nommer aux postes stratégiques ceux qui ont des compétences avérées, car ce n’est pas ce qui manque au Sénégal. Le Sénégal a d’ailleurs la chance d’avoir d’éminents intellectuels dont certains d’ailleurs occupent des postes de haut niveau au niveau international. Macky doit aussi avoir constamment en tête la réflexion développée par un éminent juriste, à savoir que « celui qui échoue l’histoire, échouera l’avenir, pour lui rappeler qu’il doit faire une bonne interprétation du vote des sénégalais en sa faveur.

 

Amadou FALL

FPSE ; Société civile ;

Québec.

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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