Libération de Karim WADE: un \"sucre de Ramadan\" bien amer.

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: oumar ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Ce morceau de sucre au travers de nos gorges passera encore mais très mal, à force de hoquets et de toussotements. Il ne s'agit nullement de commenter une décision de juste en désacralisant "la chose jugé" d'autant plus qu' il  est question ici des prérogatives légales et légitimes à la discrétion du seul Chef de l'Etat. Le Président a muri et sa posture actuelle de futur candidat à sa propre succession commande une allégeance sans équivoque; Ce que WADE, avant lui, avait  su si bien faire dans les règles des courbettes.

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 Le mois béni du Ramadan réputé moment privilégié de repentir pour les humains, de pardon entre croyants et de miséricorde Divine nous administre la preuve, si nécessaire, que le Sénégal est une nation singulière en Afrique. Cette  période clairement établie de privations, où la faim et la soif peuvent conduire aussi bien à la clairvoyance de quelques uns qu'au délire collectif de plusieurs communautés,  a coïncidé en 2016 avec des éclaircis sans précédant.

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La vraie gouvernance politique, judiciaire et économique  du pays n'est pas entre les mains du gouvernement du Président de la République, citoyen ordinaire, simple détenteur du suffrage universel de quelques mortels. Les citoyens sénégalais s'en remettent plus à leurs marabouts qu'au conseil des ministres de la républiques. Ainsi donc Le Vrai Plan Sénégal Emergent ne devrait plus viser le développement économique de la nation car en lieu et place du taux du Produit intérieur Brut(PIB), le citoyen se préoccupe plutôt de la Bénédiction Intérieure Brute(BIB). Or cette béatitude collective n'est attendue que la seule et unique grâce d'une allégeance aux confréries religieuses du Président élu de tous les Sénégalais.

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Le Sénégal constitue une charmante exception en Afrique par le simple fait de la certitude qu'a son peuple de se croire élu de Dieu qui lui aurait doté de toutes les qualités et épargné les tares des autres nations. La Divinité dont il est question n'est ni Rôg des Sérères encore moins de Emittaï des Diolas mais bien de ALLAH, le Dieu Suprême que les arabes nous ont permis de découvrir. Et la liste est longue pour égrainer le chapelet de tous les Saints Hommes qui nous valent cette bénédiction Divine. Alléluia!

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Pour conserver cette bénédiction Divine, le peuple s'en remet entièrement aux marabouts, chaque communauté selon son guide spirituel, pour ce qui est de lever les mots d'ordre des grèves, de libérer les prisonniers, de payer les salaires mal acquis, de gracier des délinquants, d'interrompre une émission, de limoger un ministre etc.... sidérant me direz-vous; si vous n'êtes pas sénégalais.

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Mais quand on voit les Etats Unis d'Amérique, la grande USA sur le point d'élire Donald TRUMP à la magistrature suprême, lorsqu'en France, prétendument Patrie des lumières,  un Nicolas SARKOZY peut encore rebondir et donner de la voix, alors on est fondé pour ne pas désespérer du Sénégal des bizarreries contemporaines.

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Le Président de la République du Sénégal, Monsieur Macky SALL,  n'a pas démenti  l'information. Il a décidé légalement de céder à la pression de la clameur politicienne et des lobbies. En vertu des pouvoirs que lui confère la constitution nationale,  il va présenter ses excuses à Karim Meïssa WADE, avouer qu'on lui a fait du tord et le libérer. Les sénégalais, en dehors de quelques fou-malades, saluent la sagesse et la clairvoyance du gardien de la constitution qui privilégie le dialogue national.

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Cela va de soi que l'opposition libérale exige un non-lieu total et qu' une Amnesty totale soit accordée à leur Candidat déclaré à la présidentielle de 2019. Le PDS est dans son juste rôle en claironnant partout que rien n'a été prouvé. Les militants en colère peuvent bien dire que les cours et tribunaux  agissaient sous commande politique en condamnant l'héritier et non moins fils de l'ancien Président pour enrichissement illicite.

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L'implication des religieux pour faire libérer le  prisonnier WADE suffit pour démontrer aux yeux du peuple la vacuité du dossier instruit et condamne les juges de complicité avec le pouvoir politique -exécutif dans un règlement de comptes politicien. Karim WADE a été traqué à tord, telle une innocente proie, pour biens mal acquis à hauteur de centaines de milliards et  faussement reconnu coupable.

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Le Président a tenu tête aux politiciens de l'opposition locale, il a fait la sourde oreille devant les lobbies de la CEDEAO, même les groupes de pressions des Nations Unis ne l'ont pas fait reculer. Le peuple magnifie cette fermeté qui  a su attendre le moment propice du Ramadan pour se plier à la prière maraboutique. Le projet de décret de libération de Karim a été soumis, en prime time, aux familles maraboutiques pour bénédiction bien avant certains proches des plus proches, attestant  que le Président, revenu à de meilleurs sentiments, ne traite plus les marabouts comme des citoyens ordinaires.

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Toutefois, le procès de Karim nous a coûté trop cher en temps et en argent pour finir comme ça......en crachat sur les paumes tendues de la clé de voute des institutions nationales. Que WADE fils soit innocent ou coupable, le peuple reste le dindon de la farce pour s'être laissé encore manipulé soit par le nouveau régime de l'APR, soit par l'ancien régime du PDS.

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  Mais le peuple qui applaudit n'est pas celui qui élit le Président. La voix et la voie du Guide sont si éblouissantes que bien dès fois on s'en contente en prêtant allégeance. On se laisse aller à la tranquille acceptation de l'Existence Divine par la grâce du maître qui suffit à combler la soif de transcendance. Or Dieu EST, loin de toute considération circonstancielle  politico-judiciaire ou économique. C'est la raison pour laquelle je ne prends pas la prochaine pirogue pour les îles Canaries, j'attends l'heure des urnes.

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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