Monsieur le Président! sans la DESPS les enfants mendiants resteront toujours dans les rues.

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: oumar ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Monsieur le Président ne supporte plus les images de ces milliers d'enfants mendiants dans nos rues.Ce sera la énième annonce qui va encore se fracasser sur un mur de fatwas pour la défense de l’Islam ; comme si l’apprentissage et  la mémorisation du message divin ne pourraient se concevoir sans la mendicité et l’exploitation de par la mendicité des enfants soumis aux dures rigueurs de l’école coranique. Ainsi les rues de Dakar et de toutes les grandes agglomérations du Sénégal sont polluées par les images choquantes et pathétiques de centaines de milliers voire au moins d’un million d’enfants, déguenillés, pot au point et tendant la main aux passants.

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Qu’il pleuve qu’il vente, nuit et jour à toute heure, ils sont là devant nos regards anesthésiés à solliciter l’aumône. On dira que tous les petits mendiants ne sont pas  élèves de l’école coranique et que bon nombre de talibés ne mendient jamais. Soit, mais ce sont eux qui servent de camouflage aux enfants fugueurs, aux petits délinquants, aux enfants de familles vivants dans la rue (malades mentaux, handicapés etc…). Toutes les études  de base nécessaires ont été réalisées, le problème a été bien analysé, diagnostiqué sous tous les angles. Mais la mise en œuvre pêche toujours par le choix institutionnel des porteurs de l’action.

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Encore égratigné par les instances internationales et sous régionales, le Sénégal sort de sa torpeur et réagit maladroitement. Le Directeur de la Protection des droits de l’enfant d’abord, fort de son additif de protecteur des groupes vulnérables, tire de son chapeau  magiquement le Centre NGUINDI. Un centre National, précise-t-il,  pour accueillir tous les enfants en attendant de retrouver leurs civilement responsables. Mais  Le Directeur National oublie de préciser que NGUINDI n’accueille pas plus de cinquante(50) enfants sans que les conditions de prise en charge deviennent des entraves qui violent tous les droits des enfants. Un seul centre, établi à Dakar, avec un personnel aux effectifs squelettiques ne saurait  abriter, même provisoirement, tous les enfants mendiants de Dakar, Saint Louis, Kaolack, Diourbel ; à moins qu’on veuille réduire le problème en pensant pouvoir le circonscrire à la seule commune de Dakar Plateau.

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Le Président de la République embouche la même trompette et on entend le même son de cloche. Pour retirer les enfants de la rue, de toutes les rues du Sénégal, il faut plus que de simples effets de manches. Il faut des solutions dignes d’un ingénieur et non des plaidoiries qui ne convainquent que les déjà convertis. Il faut une intervention professionnelle qui s’appuie sur un maillage national et un mandat institutionnel.

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Le Sénégal ne compte que deux Protecteurs de l’enfant en danger moral(dont les enfants mendiants) ou en conflit avec la loi : le législateur qui vote les lois et le juge qui les applique et les faits appliquer par ses auxiliaires de justice. Tout le reste relève de la politique et malheureusement, tout se soumet à la volonté et à l’option politique du moment. Toutefois, un rappel s’impose.

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Le Ministère de la Justice, en charge d’appliquer et de faire appliquer la loi, s’est doté d’une direction nationale qui s’appelle  Direction de l’Education Surveillée et de la Protection Sociale (DESPS) depuis 1970.  Bien avant, il y a eu le service de l’éducation spécialisée  à partir de 1950 et toujours rattachée au ministère de la justice. C’est cette direction, héritière d’une tradition qui remonte au chantier Agricole de Richard Toll en 1889, aux CAOMI des années 50 et 60, qui a en charge l’éducation, la rééducation et la protection sociale et judiciaire de la jeunesse en danger moral ou en conflit avec la loi. Cette direction compte 14  coordinations de service AEMO, 04 sections et 02 secteurs dans toutes les régions du pays. Son action s’illustre à travers  des centres de Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence à Ziguinchor,  Thiès, Pikine-Guédiawaye et Cambérène.  Elle dispose de centres d’adaptation sociale à Sébikhotane et à Nianing. Elle assure une prise en charge multidimensionnelle dans des centres polyvalents à Dakar, à Thiaroye( pour jeunes filles), à Kaolack et à Diourbel. La DESPS a dans son dispositif  des centres de premier accueil à Saint Louis, à Dakar et à Ziguinchor. Ce sont ces différents services qui assistent les jeunes mineurs victimes d’exploitations et  les enfants auteurs de crimes ou de délits devant l’officier de police judiciaire, devant le Tribunal. Les éducateurs spécialisés de ces services orientent les parents et mettent en œuvre les décisions judiciaires en les transformant en projet éducatif en faveur des enfants qui leur sont confiés.

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Des milliers d’enfants  sont pris en charge et d'autres milliers peuvent aussi bénéficier des activités socioéducatives, en semi internat, en internat et en milieu ouvert pour un accompagnement psychosociale, stabilisation comportementale, formation professionnelle, éducation etc.

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La DESPS compte sur le terrain  250 professionnels de la protection de l’enfance, des inspecteurs de la protection de l'enfance, des psychologues, des éducateurs spécialisés, des Maitres d’enseignement technique, des moniteurs, des lingères, des cuisinières, des agents de sécurités, des chauffeurs, des gestionnaires, tous fonctionnaires payés par l’Etat et formant une équipe pilotée par des magistrats. Cette direction qui ne s’occupe que des enfants en situation difficile et indirectement de leurs familles ne devrait pas être zappée de cet élan  s’il se veut une véritable  action pour le retrait des enfants de la rue…. A moins que ce ne soit juste que des effets de manches pour un appel de fond spécial en faveur de quelques gros  bonnets. Les  enfants mendiants ont encore de très mauvais jours à vivre dans la rue. Avec mes regrets, sincèrement.

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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