DEPUTES DE LA DIASPORA- pourquoi faire ?

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: baye diouf

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Le vin est tiré et il faut le boire. C'est pour dire qu'à travers le référendum dernier la figure de député de la diaspora est devenue un élément du dispositif constitutionnel et obligatoirement il faut passer à son existence.
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\r\nMais ce qui surprend surtout c'est la position de l'opposition parlementaire qui fustige la pertinence de cette décision et maintenant que la loi est votée se réfugie dans le prétexte du nombre jugé élevé de 15 postes alloués à la diaspora. De quoi a peur cette opposition ? D'une manœuvre politicienne du Président Macky Sall ? En tout cas s'il existe un piège derrière cette décision nous dirons tout de go que les partis politiques de l'opposition sont en train de tomber doublement dans le piège: leur opposition envers cette décision est négativement perçue par la diaspora et par la même occasion, ils offrent à M.Macky Sall l'opportunité d'étoffer son registre de commerce envers la diaspora et cela à
\r\nla suite des nombreuses nominations des membres émigrés de son parti à des hauts postes de responsabilité dans les représentations diplomatiques et consulaires de notre pays. Et pas seulement au niveau administratif, et le constat est étouffant, mais aussi au niveau de son parti.L'APR est le seul parti de notre pays ou les Sénégalais de l'extérieur sont représentés à travers sa structure la DSE et au sein de ses instances nationales de décision politique là ou aucun élément de la diaspora ne figure dans les hautes sphères des autres partis politiques.
\r\nQue l'on soit avec lui ou non, il faut reconnaitre honnêtement que Macky Sall est en train de gagner plusieurs points de sympathie au sein de la diaspora et au détriment des partis de l'opposition qui sillonnent régulièrement les pays de résidence de nos compatriotes sans programmes et actions précis au profit de nos concitoyens expatriés.
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\r\nL'opportunité des députés de la diaspora ne devrait plus être posée, mais il faut maintenant disserter sur le rôle de ces figures institutionnelles.
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\r\nFaut-il noter que plusieurs membres de nos concitoyens qui seront certainement les futurs députés de la diaspora sont aussi binationaux et cette situation campe déjà leur future mission.
\r\nLe député de la diaspora siégera dans l'hémicycle de Dakar et on s'attend déjà à une avalanche de propositions de loi et sera une nouveauté enrichissante pour le Parlement sénégalais.
\r\nPlusieurs de ses concitoyens vivent dans des pays caractérisés par un niveau de démocratie élevée et certains parmi eux ont milité dans des organisations de défense des minorités et de la lutte contre le racisme et c'est pour dire aussi que leur rôle ne se limitera pas seulement dans le siège du parlement, mais on s'attend d'eux aussi qu'ils apportent des engagements et des concepts nouveaux sur le plan social national.
\r\nLeur mission de défense de nos émigrés devra dépasser le cadre restreint de l'Assemblée nationale et comme tous les hommes publics devra être accompagnée d'interventions et d'actions de lobbying sur le plan économique, culturel et social national. Actions sans lesquelles il deviendrait utopique de défendre les intérêts de sa base située à des milliers de kilomètres.
\r\nIls sont de la diaspora et l'erreur serait commise aussi d'oublier qu'ils sont sénégalais et ce qui signifie qu'ils s'intéresseraient aux problèmes généraux et nationaux de notre pays. Et leur mérite serait d'apporter des éléments nouveaux et enrichissants pour notre pays.
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\r\nLe député de la diaspora sera un parlementaire international et devra être aussi considéré comme un diplomate non-gouvernemental. Dans son pays de résidence, il est en contact régulier avec ses compatriotes sénégalais et du pays local. Il a des droits et des devoirs et comme tel ne sera pas lié au devoir rigide de réserve auquel son astreints nos diplomates gouvernementaux. Il aura la largesse d'intervenir publiquement sur les questions locales, internationales et à celles relatives à la gestion interne des immigrés et à la coopération économique et culturelle entre son pays de résidence et son pays d'origine.
\r\nCette action diplomatique non-gouvernementale aura un impact pour notre pays et nécessitera naturellement une bonne symbiose avec nos diplomates institutionnels.
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\r\nEt la réussite de cette nouvelle figure dépendra naturellement du profil, de la compétence et des caractères des personnes qui vont l'incarner.Diplômés comme autodidactes nos futurs députés, nous sortiront-ils du marasme parlementaire qui caractérise notre hémicycle?
\r\nBAYE DIOUF -Observateur indépendant de la Diaspora sénégalaise

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[email protected]

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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