Elections législatives : Le Sénégal sur la pente d’un désordre institutionnel.

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Depuis l’ouverture de la campagne pour les élections législatives, on entend des politiques malavisés ou malintentionnés claironner devant un électorat mal informé, les mérites de la cohabitation politique. L’audace de ces arrivistes compliqués d’aventuriers politiques, n’a d’égale, que leur soif de pouvoir inextinguible, leur obnubilation tenace à intégrer les cercles du pouvoir. Ils avouent avec un sans gêne déroutant qu’ils veulent imposer la cohabitation au Président nouvellement élu. Ce président que nous avons élu pour faire le ménage de l’architecture institutionnelle cyniquement chamboulée, assainir l’échiquier politique infesté de prédateurs sans nom, rationaliser et restructurer les services de l’état pour plus d’efficacité, redresser les finances publiques malmenées par l’aventurisme  du satrape déchu, traquer et traduire devant les tribunaux les voyous au col blanc, et « last but not least » restaurer l’autorité et le prestige de l’état avec un président qui « habite » sa fonction. Un président « normal » pour reprendre une expression dans l’air du temps !

Les chantiers sont immenses. La liste est loin d’être exhaustive. Alors les fossoyeurs de la république, ceux-là même qui voulaient donner quitus à la folle entreprise du 23 juin 2011, ont l’impudence de solliciter à nouveau nos suffrages ? Excusez le peu ! Nous n’insisterons pas ici davantage sur le caractère toxique de la cohabitation, ses vapeurs délétères, ses dévoiements. C’est un désordre institutionnel inhérent à la Constitution de la Véme république de France, régime d’origine parlementaire doté d’un exécutif à deux têtes.

En France où cette monstruosité institutionnelle est née, les meilleurs livres et déclarations se succédant, lui ont définitivement, réglé son compte. Voilà ce que disait de la cohabitation Raymond Barre, ex premier ministre de France :

« Il n’y a pas de plus grand danger [...] que ce retour à une conception du fonctionnement des institutions qui aboutirait à l’effacement du Président de la République et au retour néfaste du régime des partis ».

Effacement de Macky Sall ? Retour du PDS et de ses funestes variétés, au gouvernement ?

Quelle absurdité ! C’est décidément le rocher de Sisyphe ! Nous n’avons pas chassé le Diable par la porte, en payant un lourd tribut, pour le laisser revenir par la fenêtre en si peu de temps !

Non ! Peuple du 23 juin ! Vous ne pouvez pas autoriser une telle inconséquence ! Les urgences qui encerclent le pays sont telles que le réalisme politique doit primer sur les idéologies et les considérations clivantes! La grande coalition qui accompagne le chef de l’état dans sa haute mission de redressement du pays doit avoir les moyens de conduire une politique en cohérence avec les engagements inédits de Macky Sall et les attentes colossales du Peuple sénégalais ! Une seule promesse du programme de « Yoonou Yokute » devrait suffire, pour donner au président de la république une majorité solide et cohérente à l’Assemblée Nationale : La couverture maladie universelle de base !

Quand vous avez vécu une fois l’expérience brutale et insoutenable de voir un patient se faire refouler d’une structure hospitalière faute de moyens, alors vous comprendrez la nécessité de garantir l’accès aux soins de santé à TOUS.

L’argument fallacieux et ridicule que ces dangereux « spins Doctors » tentent d’inculquer aux électeurs est le suivant : si vous donnez à Macky Sall tous les pouvoirs, alors il se comporterait comme Abdoulaye Wade!

Quelle affabulation ! Quelle calomnie abjecte et honteuse !

Le vieil autocrate avait 92 ans, il avait fait deux mandats. La constitution ne lui autorisait pas un troisième, mais il l’a brigué quand même. Macky Sall a 51 ans. Il a été élu pour 7 ans, il a pris l’engagement de réduire ce mandat à 5 ans, renouvelable une seule fois. Dieu sait qu’il ne fera pas du « Wax Waëëte! » Il n’est pas homme à se dédire.

L’une des grandes réformes institutionnelles du quinquennat de Macky Sall est de verrouiller la Constitution, sans possibilité de modifications, dans ses dispositifs concernant la durée et nombre de mandats ! Il n’y a pas photo entre ces deux là ! Nous avons bon espoir que Macky Sall respectera ses engagements. Nous sommes sûrs qu’il ne se comporterait jamais comme Abdoulaye Wade. Les premiers actes de son magistère, nous confortent dans cette religion. Et puis les Sénégalais savent comment se défaire d’un pitoyable fourbe qui les a grugés pour accéder au pouvoir.

La cohabitation ferait sombrer inévitablement le pays dans une crise constitutionnelle et politique majeure. Le Sénégal n’a pas besoin de ce blocage des institutions causé par la dyarchie du pouvoir exécutif.

Imaginez que la scission -simulée- entre PDS et Benno Bokk Guis-Guis, soit vraie et que ces deux coalitions siamoises se retrouvent dans l’hémicycle pour y mener une guerre de tranchée et des règlements de compte ? Et si la cassure se révèle une horrible mise en scène réglée au cordeau pour déjouer la vigilance citoyenne et s’introduire à l’Assemblée Nationale ? C’est pour nous se retrouver nez à nez avec, le « Robocop » désavoué le 23 juin, puis décapité le 25 Mars ! Je veux parler de l’idéologie sombrée du Wadisme ! Quel gâchis !

Il s’agit de prolonger dans les urnes comme dans l’échiquier politique, le formidable élan politique né avec l’élection de Macky Sall.

Soyons conséquents ! Votons utile ! Votons Benno Bokk YaaKaar ! Donnons au chef de l’état les moyens d’accomplir sa mission en toute sérénité. Le calendrier républicain est inexorable. L’heure du bilan va sonner. Si Macky Sall n’a pas respecté ses engagements, libre à vous de le sanctionner !

Faire entrer à l’Hémicycle, agitateurs, énergumènes et revanchards du 25 Mars, c’est compliquer la mission de salut public du chef de l’état.

Comme diraient les Anglo-saxons: « You want to be part of the problem or part of solutions ? » Vous voulez être une partie du problème, ou une partie des solutions ?

Entre la sagesse et la hardiesse, nous choisissons toujours, invariablement la première !

Ass Malick NDOYE

Chargé de Communication et des Elections de l’APR dans la Commune de Fass, Colobane, Gueule tapée !

[email protected]

 malickndoye.blog4ever.com


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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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