Que faire d’un Sniper embusqué dans une ambulance ?

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Que faire d’un Sniper embusqué dans une ambulance ?

Le 25 Mars 2012, le Peuple souverain a sanctionné Abdoulaye Wade pour sa gouvernance immonde, véritable overdose d’amoralité.

Il serait superfétatoire de revenir ici sur la calamité que fut son magistère, en terme de désacralisation de l’état, de vassalisation des institutions, d’arrogance, d’arbitraire, d’impunité, d’impudence,  de promotion de la servitude intellectuelle et du crétinisme politique, de récompense de la déloyauté, bref en terme de recul démocratique. Et que dire de sa tentative désespérée de briguer un troisième mandat alors que la constitution ne le lui autorisait pas ? La liste de ses turpitudes est loin d’être exhaustive ! C’est homme est un abîme de perversité !

Nous avons décidé de le faire partir l’oreille basse et la queue entre les jambes ! Après cette défaite cinglante teintée d’humiliation que les sénégalais lui ont infligé, il n’a rien trouvé de mieux que de se  raidir ! Il aurait dû faire profil bas au nom de l’élégance républicaine ! Crachant en l’air voilà que sa bave lui trempe le visage alors qu’il contemplait sa gloire dans le ciel. Il essuie ses crachats et reste droit dans ses bottes. Quelle ignominie ce point de presse malencontreux !

La nouvelle trouvaille du maître : caresser le président de la république dans le sens du poil et le tenir en respect avec des menaces à peine voilées. Ah le maître dans sa nouvelle robe de maître  chanteur !  

Décidément le vieux satrape n’a rien perdu de sa superbe ni de son aplomb légendaire! Mais il perd le nord, s’il n’est pas en train de sombrer dans une sénilité cyclothymique traversée par des éclairs de lucidité ! Il peut canarder les collaborateurs du chef de l’état qu’il qualifie au passage, d’ignorants et d’aigris qui veulent régler des comptes personnels avec les moyens de l’état. Il brocarde nos alliés comme de vulgaires truands de la république. Mais lui, sa femme, ses enfants et ses collaborateurs sont des bisounours qui ont bien géré les deniers publics. Ce qui est valable pour tous les citoyens de la république ne l’est pas pour le « démiurge » Wade et sa famille. Nous sommes outrés par ce cynisme brutal et cet égocentrisme cruel !

Est il conscient vraiment que le 25 Mars 2012, il a été dépouillé de tous ses pouvoirs, y compris le strapontin et la gâchette ? Il ne lui reste plus que sa capacité de nuisance sonore et son impudence  à jouer le trouble fête en convoquant des points de presse malavisés qui vont bientôt finir par ne plus rameuter le moindre paparazzi ! Ce geste indécent et contre productif ne lui sera d’aucun secours ! Les chiens aboient et la caravane continue son petit bonhomme de chemin ! Rien, mais alors rien du tout,  ne pourra empêcher Macky Sall d’appliquer le programme du « Yoonou YoKKuté » pour lequel il a été élu ! Et dans ce programme il a pris l’engagement solennel de réaliser un audit complet des comptes et politiques publics. Des sénégalais ont voté pour nous au nom de cet engagement. Ce ne sont pas, les tentatives d’intimidation d’un aventurier politique, désavoué par le peuple sénégalais un 25 Mars, qui feront frémir le chef de l’état !

Macky Sall n’est plus le candidat à l’élection présidentielle en campagne électorale, c’est le président de tous les sénégalais y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui. Nous l’avons chargé d’une haute mission de salut public : moraliser la pratique politique, satisfaire la demande sociale, et sortir le Sénégal de cette dangereuse ornière dans laquelle, la gouvernance nauséeuse des Wade l’a installé !

 Et depuis le 03 Avril il semble bien habiter sa nouvelle fonction. Vivement qu’il  restitue à cette Institution qu’est la présidence de la république, son sacerdoce et son lustre d’antan ! La solennité et le sérieux de cette mission régalienne et la concentration qu’elle exige lui interdisent de descendre dans les caniveaux pour livrer ce combat déshonorant auquel l’invite, un desperado politique totalement carbonisé.  Wade veut installer le pays dans une campagne électorale permanente et dans des polémiques stériles. Le vieil autocrate demande au président de la république de contrôler ses troupes !  Macky Sall n’a pas avec ses collaborateurs cette relation caporaliste de vieille baderne à la ramasse que lui entretient avec ses godillots qui ont toujours le petit doigt sur la couture du pantalon ! Et depuis le 25 Mars, des bataillons de ses paillassons ont tout simplement tourné casaque !

Cette sortie malheureuse d’Abdoulaye Wade devrait solder les illusions entretenues par un angélisme qui a un peu trop vite écrit la nécrologie de ce vieux politicard hors pairs ! Nous avions déjà rangé nos armes. Etant républicains, nous ne tirons pas sur une ambulance. Mais que faire avec un « Lucky luke » embusqué dans un corbillard, prêt à peser sur la gâchette, contre notre chef et contre ses alliés ?

Nous ne voulons mettre aucun voile au-devant des sentiments de révolte et d’indignation titanesque que nous inspirent la conduite désastreuse de cet homme dans le naufrage de la vieillesse. Abdoulaye Wade a-t-il vraiment des parents dans ce pays ? Qui aurait laissé son père de cet âge retourner dans l’arène politique pour livrer je ne sais quel baroud d’honneur ?

J’en appel au sens élevé de la responsabilité de tous les républicains du Sénégal!

 Nous avons engagé avec détermination un gigantesque chantier d’assainissement et de moralisation de la pratique politique dans ce pays. Le 25 Mars en est une étape décisive. Mais l’œuvre n’est pas achevée ! Il faut impérativement donner au Président de la République les moyens de gouverner démocratiquement ce pays et en toute sérénité. Il s’agit de lui garantir une majorité qualifiée à l’Assemblée Nationale lors des prochaines élections législatives afin qu’il puisse conduire une politique éclairée, en cohérence avec les engagements qu’il pris devant le Peuple sénégalais.  Je demanderai à mes frères apéristes de taire les rancoeurs et frustrations nées des investitures. Les urgences de l’heure nous le commandent ! Le péril n’est pas encore définitivement écarté ! Le Diable que nous avons fait sortir par la porte les pieds devant, tente de revenir par la fenêtre ! Cela est-il concevable ?

Ass Malick NDOYE

Chargé de Communication et des Elections de l’APR dans la Commune de Fass, Colobane, Gueule tapée !

[email protected]

malickndoye.blog4ever.com


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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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