MANDELA, CE HEROS DE L’HUMANITE

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Nelson Mandela ! Voici un homme dans toute la splendeur de son humanité qui aura vécu assurément un destin hors du commun. Homme de rupture, d’une modernité anachronique pour quelqu’un qui aura passé vingt-sept ans de sa vie dans une prison, mais qui en sortira avec une compréhension des enjeux de son monde qui fera de lui un héros, un modèle, un mythe désormais. Mandela est un héros. Oui.  Dans tous les sens du terme.  Au plus profond de la tragédie sanglante de la lutte pour l’émancipation du peuple noir Sud-Africain, il échappera au destin macabre des martyrs d’un peuple noir d’Afrique du Sud submergé par la colère, la douleur et le ressentiment, tout autant qu’il ne mêlera jamais son nom à l’action de milices irrédentistes cultivant la haine contre le peuple blanc et répondant par le meurtre et la violence aux assauts répétés des forces du désordre commandé par le régime discriminatoire de son pays. Mandela, cet homme au destin exceptionnel aura vécu une vie riche d’enseignements, qui le conduira à son accomplissement en tant qu’homme total, cultivant de manière exacerbée les hautes qualités intellectuelles et morales sans lesquelles nul homme ne peut revendiquer le statut qui aura été le sien. De l’amour, Mandela en aura donné. De l’amour il connaitra les joies les félicités les tourments les trahisons. Et pourtant, il s’extirpera avec une lucidité déconcertante de situations qui en auront perdu plus d’un. Il ne condamnera pas. Il comprendra et pardonnera, et aura assez de hauteur et de respect pour sa famille pour protéger ses enfants, et sauvegarder sa dignité d’homme. Mandela fut ainsi un gentleman toute sa vie.  Il saura retrouver l’amour et le cultiver avec un ravissement et une galanterie exemplaires que beaucoup de personnes n’auraient sans doute pas attendu d’une personnalité de son envergure, emportée par l’Histoire et marquant à chacun de ses pas la marche de l’Humanité toute entière qu’il inspirera jusqu’à ses derniers jours. Artistes, grands de ce monde, tout le gotha mondial a fréquenté Mandela. Tous les continents lui ont rendu hommage. Chacun a voulu l’approcher, le toucher pour être pénétré de cette force mentale et de cette grandeur d’âme dont Dieu ne gratifie hélas que quelques rares élus. Du respect, l’homme Mandela en a toujours imposé. Et pas seulement à sa sortie de prison. Dès les premiers pas de son engagement d’abord dans la lutte contre l’apartheid. Durant les années de braise où le conflit s’exacerba et que les massacres de noirs furent la seule forme d’expression du régime ségrégationniste d’alors. Ses adversaires qui l’ont maintes fois arrêté avant de l’emprisonner pour 27 longues années assassinèrent Steve Biko, et des milliers de leaders de la communauté noire. Mandela en toutes circonstances en imposa tellement par sa forte personnalité son courage et sa détermination que jamais personne n’osa attenter à son intégrité physique et aller jusqu’à la solution finale pour le faire taire définitivement. Mandela symbolise non seulement la lutte contre l’apartheid, mais il a réussi à porter le combat contre le triste sort de l’homme noir et par-delà celui de toute l’humanité contre toute forme de discrimination, de ségrégation et d’atteinte à la dignité de l’homme quel que soit sa race, ses croyances et ses convictions personnelles. Mandela est un homme au destin de prophète. Il a fait l’unanimité partout. Même ses adversaires politiques qui le libérèrent se sont inclinés devant lui, et rendu hommage à sa haute stature d’homme de paix. Dès sa sortie de prison, il a entrepris avec tact de réunir le peuple noir d’Afrique du Sud, de réorganiser l’ANC et de mettre en branle une machine politique à même de remporter les élections. Il a consacré son temps et de son énergie à instaurer une dynamique d’apaisement favorable à la réconciliation du peuple sud africain, en combattant avec une férocité et une détermination sans failles toutes velléités de vengeance ou de revanche sur l’histoire qu’auraient été tentés de fomenter ses principaux lieutenants ou les autres forces vives du peuple noir d’Afrique du Sud. Son plébiscite comme premier Président noir d’Afrique du Sud fut la formidable opportunité qui lui fut offerte pour réussir à porter sur les fonds baptismaux la nation arc en ciel qu’il a toujours nourri au fond de lui, et sur l’autel de la commission paix et réconciliation, il construisit une nouvelle Afrique du Sud, consciente de ses forces et suffisamment mature pour réussir les changements obligatoires afin de rester un leader sur le continent et désormais un modèle pour le monde entier. Il a ensuite enseigné une valeur insuffisamment appliquée en Afrique, le renoncement. Après un mandat, il a en effet quitté le pouvoir pour se consacrer à la cause universelle de la condition humaine, par un sacerdoce au service des plus démunis, des plus pauvres, pour plus de justice dans le monde, plus de solidarité plus d’amour et pour la paix. Mandela est un des plus grands leaders de ce monde. Il a appris à connaitre la vie et a déterminé le sens qu’il comptait donner à la sienne dans l’un des milieux pourtant les moins aptes à forger l’âme et à former l’individu, la prison. Lieu de solitude, la prison est un rendez-vous au quotidien avec soi, et dans l’intimité de sa conscience, par un dialogue ininterrompu entre ses valeurs et lui, Mandela a trouvé la voie, sa voie. Celle par laquelle on choisit le pardon à la place de la vengeance, celle par laquelle on choisit l’amour à la place de la haine, celle par laquelle on choisit de servir la cause de la nation à la place de celle de sa communauté, celle par laquelle le pouvoir cesse d’être un instrument de jouissance personnelle, familiale ou clanique, la voie par laquelle la miséricorde cesse d’être seulement divine et devient un serment d’amour et de respect qui cimente le destin d’une nation dans la paix. Bienheureux Mandela !

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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