Quels sont les fondements du commerce international et de l\'internationalisation de la production. Partie 1: les avantages comparatifs

Blogs

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Lexique

Ce sont les avantages que tel ou tel pays peut mettre en avant et exploiter dans l'échange international, justement dans la mesure où les autres pays ne les possèdent pas ou les possèdent à  un moindre degré. L'expression peut aussi désigner, par un raccourci, la loi des avantages comparatifs de Ricardo.

  Définition

Cette expression est à  rattacher au libre-échange. Elle est d'abord un raccourci pour dire "loi des des avantages comparatifs ". Cette loi (au sens scientifique du terme, pas au sens législatif) a été développée par D. Ricardo au 19è siècle pour montrer que tous les pays gagnaient à  échanger librement leurs marchandises, leurs facteurs de production (capital et travaill) étant immobilisées à  l'intérieur de leurs frontières.

Quand les avantages sont "absolus", un pays X fabrique le bien A avec  moins de travail que ne le ferait le pays Y, alors que le pays Y fabrique le bien B avec moins de travail que le pays X. On comprend facilement que X et Y ont intérêt à  se spécialiser chacun dans la fabrication d'un seul des deux produits et à  s'échanger leur production. C'est A. Smith à  la fin du 18è siècle qui avait mis en évidence cette loi. Mais Ricardo montre, et c'est la loi des avantages comparatifs, que même si le pays X fabrique A et B avec plus de travail que le pays Y, les deux pays ont intérêt à  se spécialiser et à  échanger leur production, X dans le produit où il a le plus faible désavantage, Y dans le produit où il a le plus grand avantage. Les pays doivent donc "comparer" leurs avantages (ou désavantages) respectifs, d'où le nom de la loi.

Pour Ricardo, puisque tous les pays gagnent à  l'échange international et à  la spécialisation qui va avec, il faut absolument agir pour imposer partout le libre-échange.

Aujourd'hui, quand on parle des avantages comparatifs, on entend par là  les avantages que tel ou tel pays peut mettre en avant et exploiter dans l'échange international (le coût de sa main d'oeuvre, la formation de ses ingénieurs, la facilité d'accès aux ressources en matières premières, etc .), justement dans la mesure où les autres pays ne les possèdent pas ou les possèdent à  un moindre degré.

  Indicateurs

Il n'y a pas d'indicateur qui permette de mesurer lesdes avantages comparatifs , en général. Ricardo comparait les coûts des produits en termes de quantité de travail (c'est-à-dire le temps de travail) nécessaire pour les fabriquer. Aujourd'hui, on ne peut plus raisonner ainsi. On recherche ce qui fonde les différences de coût, mais on ne peut pas réellement parler d'indicateurs.

  Tendances

Aujourd'hui, c'est bien toujours sur les des avantages comparatifs que reposent, en partie, la spécialisation et la division internationale du travail. Dans les économies dont le degré d'ouverture est élevé, il est très important de développer des avantages comparatifs mais, la concurrence étant de plus en plus grande, c'est de plus en plus difficile. Et les avantages sont de plus en plus "fins", c'est-à -dire que la différenciation entre les produits repose sur des éléments de plus en plus complexes.

  Enjeux

La discussion sur les des avantages comparatifs a évidemment un enjeu de taille puisque la conclusion que l'on tire de l'existence de ces avantages comparatifs est la nécessité de se spécialiser et de mettre en oeuvre le libre-échange. Le débat porte  donc sur les gains à  l'échange, en particulier sur la question de savoir si les gains sont également répartis entre tous les participants à  l'échange mondial. Si ce n'est pas le cas, on est amené à  discuter sur les conditions qui devraient encadrer le libre-échange.

  Erreurs Fréquentes

Le premier risque d'erreur est de confondredes avantages comparatifs et avantages absolus. Pour éviter cette confusion, on peut d'abord apprendre comme il faut le cours, puis se raccrocher au sens du mot "comparatif" qui amène à  l'idée qu'il faut comparer la situation relative des deux pays.

Le second risque d'erreur est d'assimiler avantages comparatifs et dotation factorielle (voir cette notion). La dotation factorielle suppose plusieurs facteurs de production plus ou moins abondants et que les avantages comparatifs supposent uniquement un facteur de production, le travail, plus ou moins productif selon le type de biens produits.

Mais ce qui arrive le plus souvent, c'est que vous n'ayez aucune idée de ce que sont les avantages comparatifs ! Il ne s'agit pas alors d'une erreur ...

Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Alerter

À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

Voir tous les articles de Roman Polyarush

4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Commentez cet article

Nom *

Adresse de contact *

Site web

Commentaire :