Yaya Jammeh : Baroud d\' honneur ou exercise de droit ?

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

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  Le 2 Décembre 2016, le monde assistait à un événement historique et scurréaliste Yahya Jammeh le président Gambien qui a dirigé la  Gambie  pendant 22ans venait de concéder sa défaite face à l'opposant gambien Adama Barrow et le monde découvrait abasourdi un nouveau Yaya Jammeh jovial et souriant qui congratulait son adversaire politique d'avoir gagné les élections et lui assurait de son soutien .   Les gambiens prenaient d'assaut les rues de Banjul et jubilaient de joie à l'annonce de la défaite de Yaya Jammeh qui a dirigé  d'une main de fer ce petit bout de pays enfoui à l'Interieur du Sénégal .     La joie et la célébration des gambiens furent de courte durée. En effet le Vendredi 9 Decembre 2016 Yaya Jammeh rejetait les résultats des élections qu'il avait accepté  une semaine auparavant pour cause d'irrégularités et déclara qu'il allait annuler le résultat des élections et que les Gambiens allaient prendre le chemin des urnes une fois de plus.    La commission électorale gambienne avait reconnu qu'il y avait eu un mécompte de vote qui fut à l'origine du volte face soudain de Yaya Jammeh.    Les condamnations de tout bord ne se firent pas attendre, la Cedeao et L'Oua condamnèrent sans équivoque le volte face du président Gambien.    Conscient de l'énormité de sa décision Yaya Jammeh revint à la charge proclamant qu'il allait introduire une plainte au niveau d'une cour suprême gambienne non existante pour trancher sur les irrégularités observées.   La Cedeao dépêcha une délégation à Banjul pour faire revenir Yaya Jammeh a de meilleurs sentiments et transmettre le pouvoir pacifiquement Les émissaires de la Cedeao ne parvinrent pas à faire cèder le président gambien qui prétendait avoir introduite un recours au niveau d'une cour suprême vacante, ce qui n'empêchait point les pressions de venir de partout pour le pousser à quitter le pouvoir .   L'homme fort de Banjul cria à l'ingérence de la Cedeao aux affaires intérieures de la Gambie et accusa l'organisation sous régionale de violer une de ses chartes qui empêche la Cedeao de s'ingérer dans les affaires intérieures des pays membres.    Malgré que Yaya Jammeh a dirigé la Gambie d'une main de fer avec l'emprisonnement et l'exécution d'opposants depuis qu'il a  pris le pouvoir et son caractère loufoque, la question à mille balles  comme le dit si bien le tonitruant Maître El Hadj Diouf est : Yaya Jammeh n'a t-il pas le droit d'introduire une requête au niveau de la cour suprême gambienne qui devrait trancher sur la validité des résultats électoraux ? La Cedeao a  t-elle le droit d'exiger que Yaya Jammeh quitte le pouvoir alors que le processus électoral qui inclus les recours au niveau de la cour suprême ne soient vidés?    Le principe de non intervention du droit international n'a t-il pas été violé? Les considérations humanitaires de sauver les gambiens du joug du dictateur gambien sont t-elles assez suffisantes pour justifier une intervention militaire de la CEDEAO ?    En reconnaissant Adama Barro comme le président légitime de la Gambie a partir du 19 Janvier la Cedeao n'est t-elle pas allait vite en besogne ? D'un point de vue purement juridique Comment pourrait t-on légitimer Adama Barro au profit de Yaya Jammeh alors que des irrégularités ont été notées par la commission électorale et qu'il existe un contentieux ?   Le Sénégal devrait être très prudent dans la crise gambienne et opter pour une résolution pacifique de ce conflit plutôt que d'embraser la Gambie qui se trouve au coeur de notre pays et risque de nous quitter très cher et d'exacerber le conflit casamancais par ricochet . Il n'y a aucun doute que Yaya Jammeh a toujours supporté les rebelles dans la partie Sud du pays en leur fournissant des armes et refuge.   La garde rapprochée de Jammeh est composée de la plupart par ses proches et de militaires et rebelles Djolas . Si jamais un conflit éclatait en Gambie et que le Sénégal accepterait de dirigé une force d'intervention militaire, quels seraient les dégâts collatéraux du conflit au Sénégal même après la défaite de Jammeh ?    Le Sénégal ne risquerait til pas très gros avec les centaines de fidèles de la garde rapprochée de Yaya Jammeh qui rejoindraient sans doute les rebelles de la Casamance à moins que L'Etat Sénégalais profite de cette situation pour règler le  conflit au Sud du pays une bonne fois?    Sandaganews.com
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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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