La technique du brain storming

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  • Article ajouté le : 26 Mercredi, 2014 à 00h57
  • Author: Tamba Danfakha

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Aux Etats-Unis, après la crise économique de 1929, la nécessité de susciter la créativité s'est imposée. Des tables rondes se sont donc constituées pour trouver des idées, mais les participants ont vite remarqué que dès que quelqu'un avait une idée, les autres faisaient tout pour la "démolir".
Un certain Alex Osborn a donc eu l'idée de séparer la phase de production d'idées de la phase d'évaluation.
Le principe est simple : en groupe, on laisse d'abord venir les idées et les intuitions dans tous les sens, sans, dans un premier temps, critiquer les autres. C'est la méthode du brainstorming.
La technique Osborn de stimulation d'idées suppose aussi de se poser un certain nombre de questions lorsqu'on définit les problèmes :

Quels autres usages imaginer au produit ?

- Adapter le produit (Qu'est ce qui lui ressemble, Quelles autres idées suggère-t-il, le passé fournit-il des analogies ? Que pourrais-je copier, Qu'utiliser comme source d'émulation ?),

- Agrandir ou diminuer (Que peut-on ajouter ? Doit-on consacrer plus de temps ? Augmenter la fréquence ? Rendre plus résistant ? De forme, de matière, de taille différente ? ajouter des ingrédients ?... Ou au contraire soustraire, rendre plus petit, plus compact, plus court, plus léger, aérodynamique, comment le diviser, que peut-on supprimer ?),

- Substituer (Que mettre à la place, quels ingrédients de remplacement, quels autres matériaux, procédés, sources d'énergie, emplacements ?...),

- Réarranger (inter-changer les composants, un autre ordre des éléments, changer les séquences, l'allure, l'effet...),

- Renverser (Transposer le positif et le négatif, considérer l'opposé, retourner, renverser les rôles, les personnages, le déroulement, les positions...),

- Combiner (Essayer un mélange, un alliage, un assortiment, un ensemble, combiner des unités, des buts, des attraits...).
Un autre Américain, Gordon, a systématisé des techniques de processus de création. Il préconisait notamment aux chercheurs l'usage d'un carnet de chevet pour noter toutes les intuitions qui leur passaient par la tête. Dans ses ouvrages, il cite une anecdote devenue célèbre : celle du jeu du ball trap. Des organisateurs se demandaient comment résoudre le problème des pigeons d'argile qui éclataient sous les coups de feu et qu'il fallait nettoyer. Quelqu'un a alors changé de plan, il s'est identifié au pigeon d'argile, selon une technique utilisée par les grands inventeurs (Einstein s'était identifié à un photon)... Jusqu'à arriver à l'idée du " il faudrait que moi, pigeon d'argile, je me fonde au sens propre dans le sol "... Et qu'on imagine des matériaux biodégradables, on pourrait supposer ici que le pigeon soit fait de glace.

L'exercice du sachet de thé

VOIR PLUS LOIN QUE LA QUESTION POSEE.

Les nouveautés créatrices peuvent venir soit du hasard, soit de l'intuition. Dans tous les cas, un terrain fertile est nécessaire : il faut adopter des démarches spécifiques. Afin de comprendre cette idée, on peut imaginer un exercice simple.

Des industriels produisent des sachets de thé (des gazes contenant des feuilles de thé, la matière permettant l'infusion) en surcapacité. Ils ont donc les possibilités d'en produire plus que les consommateurs n'en n'ont besoin. Dès lors, se pose une question : que pourrait-on empaqueter d'autre avec ces sachets ?
- Certaines personnes proposent de la soupe déshydratée, du café soluble, du bain moussant, de la teinture, des épices... : stade 1 de la créativité.

- D'autres modifient un peu l'idée de départ en proposant des "sachet de lavande" : cette fois, on diffuse des odeurs : stade 2 de la créativité.

- Des gens plus audacieux vont imaginer de retourner la fonction. Et si on captait au lieu de diffuser ? (ex : fabriquer avec les sachets, des capteurs d'humidité) : stade 3 de la créativité.

- D'autres encore vont imaginer de grossir énormément les sachets (ex : pour diffuser des engrais dans des nappes phréatiques, la mer...) : stade 4 de la créativité.

- Enfin, il est même possible d'imaginer qu'on n'empaquette plus avec les sachets, et qu'on fabrique même autre chose que des sachets. Il y a tout simplement surproduction de fils, de machines... On peut les utiliser pour fabriquer autre chose : stade 5 de la créativité.

Ceux qui s'en sont tenus au stade 1 sont de simples adaptateurs. Ceux du stade 5 ont osé contourner la formulation de problème et l'ont renversé : ce sont des innovateurs.

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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