Le cas Youssou Touré, une affaire inquiétante pour la République

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  • Article ajouté le : 02 Mercredi, 2016 à 09h03
  • Author: Tamba Danfakha

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Ah, tout de même, celui qui se définit, lui même, comme un « petit instituteur » n’est pas, loin s’en faut, un homme sans envergures.
En prenant la décision de démissionner de l’APR, le parti au pouvoir, et du Gouvernement, Monsieur Youssou Touré a, incontestablement, gagné mon estime.
Cette estime n’est, nullement, entamée par son revirement spectaculaire quelques heures après avoir annoncé ses démissions.
La raison de cette sympathie se trouve dans le symbolisme de l’acte : on pouvait croire que comme  beaucoup de nos concitoyens, Monsieur Youssou Touré serait prêt à tout pour garder ses privilèges de Ministre de la République et que pour rien au monde, il n’y renoncerait de lui même.
En franchissant le rubicond, il a montré, quelque soient ses différents avec le Président de la République qu’il est un homme d’honneur, un homme qui se refuse de tout accepter.
Mais si Monsieur Youssou Touré a monté dans mon estime, je ressens, par contre, beaucoup d’inquiétudes quant aux comportements du Président de la République.
En demandant à son épouse ou en la laissant aller à la rencontre de Monsieur Youssou Touré, le Président trouble les esprits et renforce ceux qui disent que la première dame jouerait plus qu’un rôle de figuration dans les affaires de l’état.
En demandant à son Premier Ministre et au Président du Groupe parlementaire de son parti d’aller raisonner le Ministre démissionnaire, le Président a posé des actes qui sont de nature à nous inquiéter quant à sa capacité à tenir les destinées de notre pays de façon durable.
Quelle catastrophe pouvait provoquer la démission d’un secrétaire d’état pour justifier que le Président de la république s’aplatisse devant lui?
Comment imaginer Monsieur Macky Sall, réputé être un homme ferme et autoritaire perdre la face devant un Youssou Touré?
Faut-il déduire du cas Youssou Touré que le Président a conscience qu’il est affaibli et fragile au point de ne point survivre au départ d’un petit secrétaire d’état de son gouvernement?
Indices et questionnements qui nous interpellent tous et qui doivent inciter le Président de la République à dialoguer avec son opposition et à arrêter de jouer au « Guerrier de la République » pour ramener de la sérénité dans le pays afin de lui éviter d’être toujours obligé de s’aplatir devant tous les petits maitres chanteurs de son propre camp.
A défaut de se comporter en Président de tous les sénégalais, il risquerait de devoir passer le reste de son mandat à raisonner tous les autres petits maitres chanteurs tapis dans son propre camp.

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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