Sur l'enrichissement illicite, allez jusqu'au bout M. le Président

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

En réponse à l’enquête annoncée sur le supposé enrichissement illicite de certains ex gouvernants, ces derniers adoptent comme ligne de défense le recours au déballage et à l’élargissement de la fourchette des contrôlés à tous ceux qui ont géré ce pays depuis 2000. L’analyse de leur discours permet tout au moins de relever qu’ils ne rejettent pas l’accusation portée contre eux mais qu’ils s’arrachent les cheveux parce qu’ils ne sont pas les seuls et que ceux qui les accusent – le Président de la République en premier-  ont aussi pillé nos deniers. En réaction à la conférence de presse du Procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, Abdoulaye BALDE ne s’est pas gêné de clamer haut et fort que «  ces gens-là qui se prennent aujourd’hui pour des agneaux sont beaucoup plus sales ». Cette déclaration ne sous-entend-elle pas qu’eux aussi sont « sales » ? Quel cynisme ! Le cas échéant, ils devraient volontiers accepter de se soumettre au contrôle du juge. Quant à ceux qui nous dirigent actuellement, nos ex dirigeants avaient le temps et les moyens de les soumettre à la loi mais ils ne l’ont pas fait. Il revient donc à leurs successeurs de les soumettre à la justice si nécessaire.

Pour revenir à nos fameux justifiables, je ne sais pas si le terme d’enrichissement illicite sied mais l’enrichissement illégitime est avéré. Je donnerai simplement l’exemple que je connais le plus pour avoir vécu à Ziguinchor : celui d’Abdoulaye BALDE. Il est de notoriété publique dans cette ville que M. BALDE a construit un château en pleine ville sis au site du service du contrôle économique, donc dans un domaine public et que sa femme qui est pharmacienne a racheté et réfectionné l’hôtel Diola. La principale question qui se pose est de savoir comment M. le ministre et maire de la commune a acquis ce terrain. L’acquisition peut être légale si le terrain est déclassé car dans ce cas l’Etat peut le rétrocéder à une collectivité locale ou le vendre sous forme de bail à un particulier. Cependant, même si M. BALDE, compte tenu de sa position a réussi à se faire immatriculer le domaine en son nom –ce qui est probablement le cas-, l’acquisition n’en demeure pas moins illégitime compte tenu du mélange de genre. Cela s’appelle du népotisme.

Cet exemple est une illustration des agissements des tenants du régime précédent. Chacun d’entre nous peut donner des exemples concernant les dignitaires du régime déchu. C’est un fait qu’ils se sont enrichis indûment et immensément. Le procédé de légalisation peut être simple quand on détient les services du domaine, du cadastre et de l’urbanisme et que la nomination des directeurs de ces stations dépend de la capacité de ces derniers à répondre promptement et positivement à la boulimie foncière du prince.

Pour terminer, l’actuel régime est attendu impatiemment par le peuple sur ce dossier. Il doit aller jusqu’au bout, traquer et restituer les biens publics injustement détenus par des citoyens comme nous qui n’ont pas plus de mérite que les autres, dont l’enrichissement est simplement un retour de bâtons pour avoir milité au parti du prince. Il est d’autant plus souhaitable qu’ils aillent jusqu’au bout que cette traque peut être une dissuasion pour les dirigeants actuels. C’est de cette affaire que l’on doit bannir pour de bon certaines libéralités de nos dirigeants par rapport aux biens publics. Nos dirigeants doivent servir et non se servir.

Monsieur le Président, la levée de boucliers soulevée par les incriminés est une manière de vous faire reculer or vous tenez là une occasion unique d’instaurer un Etat au service de l’intérêt général et où la bonne gouvernance constitue la balise qui jalonne toutes les actions des dirigeants. Pour cela, vous n’avez pas le droit de faiblir. Jusqu’au bout, Monsieur le Président, le peuple est derrière vous.

Amadou Diop SALL

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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