Julien Pain:« Facebook : l’universalisation et l\'uniformisation ?»

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

 

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Hier, à 09:35 ·

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« ATTENTION, POST LONG ET PAS DRÔLE.
\r\nNous, les journalistes, on avait tous peur du nouvel algorithme de Facebook. Seuls les contenus persos allaient être partagés, et nous, plus personne n'allait voir nos modules. Ca ne semble pas être le cas, mais le résultat est peut-être pire, et là je ne parle pas uniquement aux journalistes, mais à tout le monde.
\r\nIl semble qu'avec ce nouvel algorithme - constat très empirique - les contenus qui marchent soient encore davantage mis en valeur (winner takes all). Conséquence, les vidéos qui cartonnent cartonnent encore plus, et les autres font des bides. Au final, pour les pages qui marchent bien comme la nôtre (franceinfo vidéo), ce n'est donc pas une catastrophe. On fait pour l'instant à peu près le même nombre de vues, mais réparties différemment. Mais ce changement va forcément influencer nos lignes éditoriales. Facebook nous demande de nous adresser, avec chaque vidéo, au plus grand nombre. Cela favorise donc le "click bait" : les images chocs, les contenus clivant, sans contextualisation et chargés d'émotion. Il devient encore plus difficile avec ce nouvel algorithme de faire circuler des analyses ou des contenus pointus : on doit s'adresser à tout le monde, tout le temps. Cela ne veut pas dire que personne ne s'intéresse sur Internet à des enquêtes ou des vidéos de décryptage. Cela veut juste dire que Facebook ne va pas s'embarrasser à trouver le public que ça intéresse. Il balance votre vidéo à 100 personnes, si ça en intéresse 80, c'est une bonne vidéo, sinon elle part à la poubelle numérique !
\r\nLà, vous vous dites. Ok, et alors ? C'est bien des inquiétudes de journaliste. Je ne crois pas... Car sachant que nous nous informons de plus en plus par les réseaux sociaux - ce n'est pas moi qui le dit c'est les ventes de Libé - notre file d'actu est devenu notre fenêtre sur le monde. Et que va-t-il donc se passer si notre fenêtre ne s'ouvre plus que sur des contenus qui éliminent la nuance, favorisent les positions ultra-tranchées et ne nous captivent que par le biais de l'émotion? N’y-a-t-il pas là un enjeu pour notre démocratie?
\r\nJe rappelle qu'à l'origine, au contraire, Internet avait permis d'ouvrir les citoyens sur des informations ciblées, pointues : des contenus qui n’intéressaient pas forcément tout le monde mais qui en intéressaient certains (merci les blogs). Facebook est en train de faire exactement l'inverse. Il nous fait revenir à ce que la télévision des débuts avait de pire : l'uniformisation. »

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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