Consultations foraines: Pourquoi ne pas simplement pratiquer la médecine à l\'hôpital?

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Consultations foraines : Pourquoi ne pas simplement pratiquer la médecine à l’hôpital?

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A l’approche des élections présidentielles du 24 février 2019 et de la campagne électorale qui déjà bat son plein, nous allons de plus en plus observer des séances de médecine foraine, pompeusement qualifiées sous nos cieux de consultations médicales gratuites. Il s’agit, le plus souvent, le temps d’un week end, de mobiliser des équipes médicales pour assurer des soins médicaux à des populations d’une localité donnée. Le principe en soit est noble, si la seule motivation est, de réellement se pencher sur le sort de populations, ne pouvant pas accéder aux services médicaux de base. Cela traduirait assurément un élan de solidarité, de compassion et d’altruisme vis à vis des couches défavorisées de la population qui peinent à se soigner. A l’observation de ce qui est devenu un nouveau mode d’exercice de la médecine , on se rend compte que les motivations sont bien souvent aux antipodes de la générosité de cœur prétendument à la base d’une telle pratique. La séance de consultation médicale gratuite est annoncée tambour battant dans la presse, avec la citation du nom des parrains et mécènes, souvent issus du landerneau politique. Quelque part dans mon initiation religieuse, il m’a été inculqué une valeur essentielle : ‘’quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta droite.’’ (Mathieu 6 : 3) Ainsi, la valeur d’un acte ou d’un fait qui promeut l’altérité, se mesure à l’aune de sa discrétion. Le simple fait de faire précéder ces consultations d’un battage médiatique, en dénie tout le bénéfice escompté en terme d’œuvre humanitaire. Il apparaît donc que nos samaritains d’un genre nouveau se prévalent de la souffrance d’autrui, pour aller à la pêche aux voix. Et là, le procédé devient franchement dégoûtant. Il s’apparente simplement à l’exploitation de la souffrance et de la misère d’autrui, pour promouvoir ses propres intérêts. Or la médecine obéit à des règles d’éthique et de déontologie. D’abord il s’agit de respecter la dignité de la personne humaine. Le simple fait de regrouper des centaines de personnes, parfois dans des conditions qui se rapprocheraient de la manière dont on traite le bétail au foirail, est plus que révulsant. Ces personnes sont le plus souvent consultées, dans des conditions qui ne respectent ni la confidentialité, ni le respect du secret médical. Très souvent c’est juste un drap tendu qui sert de cloison, séparant deux espaces de consultations, ce qui est formellement aux antipodes des règles qui régissent la pratique médicale.

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 Pourtant la loi interdit ces pratiques devenues courantes en ces moments qui courent. Selon l’article 4 du code de déontologie médicale, il est bien spécifié «qu’en aucun cas le médecin ne doit exercer sa profession dans les conditions qui puissent compromettre la qualité des soins et des actes médicaux.» L’article 16 est plus explicite disant clairement « que l’exercice de la médecine en consultations foraines est interdit »

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Je pourrai paraître  comme un monstre, si je m’en arrêtai à ce simple constat. Nos braves populations ont besoin d’être soignées et bien soignées. Il revient à l’État et aux Collectivités Locales d’en assurer la faisabilité. Ils ont été élus pour ça et disposent des ressources de la communauté pour cela. Il faut donc exiger des pouvoirs publics qu’ils assurent cette fonction régalienne. La prise en charge intégrale d’un patient, ne peut se faire judicieusement que dans des structures médicales dument conçues à cet effet. Tout autre pratique ne saurait être viable et condamnerait le patient au risque d’être mal pris en charge.

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Pour terminer je voudrais lancer un appel à mes confrères médecins et à tous nos collaborateurs : cessons d’être des complices, souvent à notre corps défendant, de politiciens rompus aux taches de manipulations de tout ce qui n’est pas vigilant, pour séduire un électorat hélas sensible aux effets de manche. Exigeons que nos populations puissent être soignées dans des structures adéquates et non qu’on se contente de leur offrir le temps d’un week end, des semblant de consultations foraines qui reconnaissons-le, ne règlent souvent pas leurs réels problèmes de santé.

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Dr Jean François Diène

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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