Avis d’expert ? Ou bien une simple lapalissade ? (IV)

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

En hommage à Bruno Diatta

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Humain, tout humain qu’il était, il avait de bonnes raisons, toutes aussi humaines les unes que les autres, d’avoir la grosse tête ; c'est-à-dire de faire le boss.

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C’est que la gloire, dont il jouissait seul, à l’exclusion donc de tous les autres, le lui autorisait, à bon droit.

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Or, sur terre, la gloire ne fournit pas que du bon (ou du bien).

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Cela, Bruno Diatta, l’inamovible chef de protocole du président de la République, le savait, certainement ; et le comprenait mieux que personne, assurément.

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Hélas, de cette gloire, tout humaine et tout terrestre, et seulement humaine et terrestre, Bruno Diatta est parti ce vendredi 21 septembre, pour cette autre gloire, synonyme de félicité ou de béatitude.

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Ce sont, du moins, ses qualités humaines, les siennes propres, dont ses proches et amis manquent de mots pour témoigner, qui nous autorisent cette espérance bien catholique. Car, Catholique, Bruno Diatta l’était, incontestablement.

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C’est donc une certaine idée catholique, incarnée par une certaine pratique catholique, qui s’évanouit avec la mort de Bruno Diatta.

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Mais, avec cette disparition, c’est aussi une certaine vision senghorienne de l’Etat, actualisée à bon escient et avec constance par une certaine pratique de l’Etat, qui disparait à tout jamais.

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Tout le monde le savait, ou le soupçonnait : jamais, à aucun moment, sous aucun prétexte, Bruno Diatta n’avait daigné déserter l’Etat, tout son « sacerdoce » durant. C'est-à-dire, depuis le président Léopold Sédar Senghor jusqu’au président Macky Sall, en passant par les présidents Abdou Diouf puis Abdoulaye Wade.

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Bruno Diatta était, pour ainsi dire, l’illustration même de ce que c’est que de ne pas déserter l’Etat, quoi qu’il en coûte.

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Toutes choses, entre autres, qui attestent que, avec la mort de Bruno Diatta, c’est véritablement une certaine idée de l’Etat qui se meurt, dont il était, du reste, d’une certaine manière, depuis si longtemps déjà, le tout dernier vestige.

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Paix à son âme, et que la terre de sa Patrie lui soit légère !

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Dakar, le 22 septembre 2018.

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Jean-Marie François BIAGUI

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Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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