Message du SG du MFDC:Il n'existe pas de prisonniers de guerre en Casamance...

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

 

Message du Secrétaire Général du MFDC :

Il n’existe pas de prisonniers de guerre en Casamance

depuis la signature des accords de paix dits de BANJUL I, II et III

                   

Une connaissance populaire, aussi mineure qu’elle pût paraître, était assez mature déjà, dans les temps les plus reculés, pour nous apprendre que les urines d’individus diabétiques étaient toujours les bienvenues sur les fourmilières, les fourmis étant particulièrement friandes de ce mets, tandis que celles de sujets non diabétiques les faisaient fuir. Une connaissance bien populaire que la médecine moderne va cependant s’empresser de rendre sophistiquée, notamment avec ses recherches et ses analyses en laboratoire.

Aussi, voudrions-nous, avec la magie de la métaphore, pouvoir affirmer que la vision que nous incarnons, notre vision fédéraliste, en tant que porteuse de solutions de sortie de crise en Casamance, ne renferme aucun germe de violence, ni de terrorisme, ni de banditisme. Au contraire, certainement, de celle de Chérif Ahmed DIEME, alias docteur Apakena, et de son cercle dit des intellectuels et universitaires du MFDC, au moyen de laquelle ils prônent sans sourciller le recours à la violence, au terrorisme et à la prise d’otages, simplement pour arracher quelque considération à l’Etat sénégalais. Certes, ici, la tentation est grande pour certains de manger de ce pain, du pain de violence. Il faudrait alors qu’ils se souviennent que celui-ci est sans apports nutritifs, ni pour leur propre salubrité morale, intellectuelle ou sociale, ni en termes de solution politique et institutionnelle pour régler définitivement le «problème casamançais».

Ainsi, donc, sommes-nous en présence, d’un côté, de la faiblesse intelligente du faible incarnée par un BIAGUI et les siens contre la force féroce du fort et, de l’autre, face à cette dernière, de l’absurdité et de la lâcheté de la violence, singulièrement personnifiées par un docteur Apakena et les siens. Bien entendu, ici, la force féroce du fort est incarnée par Me Abdoulaye WADE, depuis bientôt douze ans, notamment en sa qualité de président de la République, qui se déploie précisément, et principalement, par le truchement de la ruse, de la tortuosité et de la corruption, avec comme objectifs, non pas d’apaiser, ni de solutionner, mais de diviser, au mieux ; ou, au pire, de faire tuer.

Mes amis et moi demeurons, pour notre part, particulièrement peinés à l’idée qu’un président de la République, chef de l’Etat, et donc père de la Nation, puisse se (r)abaisser à ce point et par cela seul qu’il n’aurait aucune autre alternative que la mort à offrir à ceux de ses fils qu’il considère par ailleurs comme des égarés de la République. D’autant qu’il y a, tristement dans son entendement, comme une confusion coupable, entre, d’une part, sa perception du monopole de la violence (publique ou légale), inhérente à tout Etat, et qui sous-tend, pour une légitimation optimale de son usage, une grande capacité d’écoute, de dialogue et de persuasion et, d’autre part, la nécessité de recourir, en l’occurrence, à la pratique, entre autres, de la ruse, de la tortuosité et de la corruption, qui n’en sont pas moins l’apanage des milieux du crime voire des réseaux mafieux.

Pour y faire face, des personnes intellectuelles ou prétendues telles surgissent de nulle part, avec, comme armes, la violence, le terrorisme et la prise d’otages ; exactement en lieu et place de ce que leur intellect ou leur raison ou encore leur rationalité, s’ils y étaient conviés avec justesse, intelligence et sagesse, leur auraient naturellement servi, c’est-à-dire des arguments ou un argumentaire voire une argumentation véritablement intellectuels, parce que procédant d’authentiques intellectuels.

A la vérité, nous n’avons pas affaire à d’authentiques intellectuels, même si – l’instruction y aidant à l’usure du temps, non compte tenu, toutefois, du fait qu’ils ont pu être atteints de ce que nous pourrions appeler la «diplômite» (cette maladie du diplôme dont on ne se remet jamais quoique non-mortelle, et qui fait que de nos jours, particulièrement depuis la survenue en mars 2000 de l’alternance politique au Sénégal et de ses parvenus, quand vous entendez quelqu’un interpeller tel docteur, vous ne pouvez plus être sûr qu’il s’agit d’un médecin) – ces individus peuvent se targuer d’avoir engrangé beaucoup de diplômes à l’école puis à l’université. Soit ! Seulement, l’école et l’université se singularisent heureusement par cette magie qui leur est propre et qui les consacre en tant qu’objet universel de respect, de reconnaissance, et même de culte par certains égards : la magie de convoquer toutes les formes d’intelligences au festin des savoirs, qui comportent, au grand bonheur de l’humanité, des mets à l’infini et consommables à loisir. Seule une restriction y est cependant admise, ou plutôt une recommandation : se nourrir, et à volonté, mais pour devoir éviter de rejeter avec ses excréments ce qui participe fondamentalement des savoirs acquis. Auquel cas, on devient, à terme, presque à son corps défendant, un Intellectuel.

Or, donc, tout diplômé n’est pas nécessairement un intellectuel. Docteur Apakena n’en est pas un, en tous les cas, eu égard précisément à son inaptitude caractérisée, dans le cadre notamment de notre combat politique commun, à se transcender et à transcender intellectuellement, moralement ou par l’éthique (pour autant qu’il en ait), les pesanteurs structurelles et/ou conjoncturelles ainsi que les difficultés naturelles inhérentes à notre lutte. Que ce garçon soit un fieffé complexé, doublé d’un malade chronique de la «diplômite», nous le savions. Mais qu’il soit devenu fou, cela, nous l’ignorions. Et il est d’autant plus fou qu’il considère désormais comme proprement disqualifiés, notamment pour traiter du «problème casamançais», tous ceux qui ne sont guère allés à «son école». Sont de ceux-là, en plus de nous-mêmes, et pour ne considérer que le seul cas du Sénégal : les évêques et tous leurs prêtres, les imams et autres marabouts, les femmes et les hommes politiques, les syndicalistes, les cadres, les Intellectuels et autres artistes, etc.

En tout état de cause, il faut croire que la course au leadership, comme celle qui prévaut au sein du MFDC, peut rendre fou ; une course au leadership à la faveur de laquelle, docteur Apakena croirait donc si naïvement être parvenu à usurper à son futur ex-mentor, Mamadou «Nkrumah» SANE, ce qui lui reste en termes d’influence dans certains milieux du maquis casamançais. Or, à peine sortira-t-il, s’il y parvient un jour, de son doux et profond rêve, qu’il se sera sans doute déjà souvenu des «petites» gens de chez nous, qui n’ont de cesse d’opposer leurs aspirations, y compris surtout les plus élémentaires mais non moins essentielles, à toutes les formes de violence, d’où qu’elles procèdent, et quelle que puisse être leur justification, si tant est qu’elles soient justifiables. C’est, du moins, tout le bien que nous puissions jamais lui souhaiter.

C’est donc depuis son repaire, en Allemagne, que docteur Apakena, au nom de son singleton de cercle dit des intellectuels et universitaire du MFDC, dit en le criant à tue-tête qu’il est en guerre et qu’à ce titre il fait la guerre en Casamance, mais avec des moyens et des méthodes terroristes, pour être devenu un terroriste.

Sous ce rapport, au nom du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance et à notre nom propre, solennellement, nous déclarons, et rappelons par la même occasion, à l’intention de tous et de chacun, en particulier des populations du Sénégal, de l’Etat sénégalais et de la Communauté internationale :

-         Que le MFDC a rompu avec la logique de guerre depuis la signature des accords de paix dits de BANJUL I, II et III, intervenus à Banjul, en République de Gambie, entre décembre 1999 et février 2000, et qui lient à cet effet l’Etat sénégalais et le MFDC ;

-         Que, pour cela, il n’existe pas de prisonniers de guerre en Casamance depuis la signature desdits accords de paix ;

-         Que, par conséquent, les enlèvements de militaires, de gendarmes  et de civils, survenus récemment en Casamance, relèvent du terrorisme et de la seule responsabilité de leurs ravisseurs et des commanditaires de ces enlèvements, qui du reste l’ont revendiqué ; et que ces victimes sont à ce titre des otages, ni plus ni moins ;

-         Que tous les autres actes criminels, survenus durant cette même période, participent de la même logique de terrorisme ;

-         Que, à ce titre, et en définitive, aucune loi ni aucun dispositif juridique, régissant la guerre,  au niveau national comme au sein de la Communauté internationale, ne sauraient être opposables, en tant que tels, et sous aucun prétexte, aux auteurs et aux commanditaires de tous ces actes criminels.

 

Dakar, le 25 janvier 2012

Jean-Marie François BIAGUI

Secrétaire Général du MFDC

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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