Afrique, entre fondamentalisme ''musulman'' et fanatisme ''chrétien'', union impossible ?

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: diarra mame

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Nombreux sont les Africains qui souhaitent une unité du continent, de l'intellectuel en passant par l'illettré jusqu'aux plus jeunes adolescents, ils souhaitent tous une union entre les différentes entités  de l'Afrique  à coup de ''mbolo moye dolééé '' ou ''mbokato ndefff lengue'' etc

Qu'en est il de la réalité ?

Dans la vie quotidienne, les rapports avec le voisinage ou la cohabitation ces slogans peinent pourtant à se matérialiser. En effet depuis quelques décennies, on assiste à une montée du fondamentalisme musulman et de sa réplique chrétienne un peu partout dans le continent, cette évolution si elle continue laissera peu de chances à une éventuelle union africaine qui ne sera plus qu'un slogan vide de sens.

L' Afrique noire est, sans aucun doute, le continent le plus partagé et le plus tiraillé entre les diverses religions avec d'une part l'Islam – de l'autre le Catholicisme – protestantisme et les autres religions traditionnelles.

Si les Européens – américains – arabes et asiatiques ont la ''chance'' ou ''malchance'' (c'est selon car la diversité est malgré tout une richesse) d'avoir des religions plus ou moins  homogènes dans l'étendue de leurs territoires, c'est loin d'être le cas de l'Afrique noire où dans l'ensemble la population est partagée à peu près entre 20% et 30% pour chacune des religions.

Cette réalité du continent africain fait qu'aucune union ne pourra avoir lieu si chacune de ces religions cherche à s'imposer aux autres, la solution demeure la cohabitation pacifique – l'indifférence – le respect des convictions de chacun tant qu'elles n'entravent pas le droit et la liberté d'autrui.

Les africains sont ils prêts à l'accepter ? À l'appliquer ?  Pas si sûr, il suffit de constater nos joutes verbales quotidiennes dans les sites entre musulmans d'un côté – chrétiens de l'autre ou entre chrétiens d'un côté et animistes de l'autre ou vice versa.

L'extrémisme islamiste  et le fondamentalisme chrétien ne vont en rien arranger les choses si ce n'est éloigner de plus en plus l'idée d'une unité fût t-elle sous régionale.

Au Soudan celui ci a conduit à une scission du pays, au Nigeria une partition n'est plus à exclure, en Somalie il alimente le chaos, en Côte d'ivoire - au Ghana les tensions sont à peine dissimulées et pourraient s'aggraver si le nid de l'intolérance n'est pas défait.

Le constat est le même, partout dans le continent les extrémistes s'installent d'un côté comme de l'autre, il n'est nullement question de stigmatiser une religion mais il ne faut pas nier l'évidence car le continent est balayé par une vague de fondamentalistes ''musulmans'' et ''chrétiens'' qui finiront de briser si on n'y prend pas garde tout rêve d'unité.

La question ne se poserait pas si chacun se limitait à pratiquer sa religion, si tel était le cas nous ne trouverions rien à redire car la liberté de culte doit être garantie partout et les États le plus neutres possibles, hélas partout où les extrémistes – fondamentalistes s'installent c'est régression, tensions et chaos.

Au Sénégal, pays relativement réputé comme tolérant en matière de religions, l'extrémisme se  fraye  un chemin lentement mais surement et à côté des quelques extrémistes islamistes se développe de plus en plus un fondamentalisme chrétien perceptible avec la floraison des maisons dites ''de DIEU'' ou ''du réveil''.

Soyons d'accord, on ne trouverait rien à redire si ces nouvelles religions adhéraient au concept de fraternité ou de cohabitation pacifique traditionnellement répandues au Sénégal .

 Vont – elles y souscrire ? Pas si sûr !! Dans le Sine, la Casamance  et surtout à Dakar elles progressent très très rapidement et les conversions sont très fréquentes et la communauté rurale de Ngayokhème en est la parfaite illustration, jadis à 70% musulmans et 25% catholiques elle est passée à près de 30% évangélistes 40% musulmans 25% catholiques et 5% animistes.  

Qui disait que le Sénégal est à 90%  musulman ?  Reste à voir !!

La constitution garantit à chaque citoyen la liberté de pratiquer son culte, de changer de religion s'il le désire … et c'est une très bonne chose, toutefois il faudra veiller à voir si ces extrêmes qu'ils soient musulmans ou chrétiens acceptent le principe du ''vivre ensemble'' qui nous a épargné jusque là des plus grandes hontes de ce continent. Fermons la parenthèse !!

Pour en revenir au sujet, aucune union ne sera possible dans ce continent si l'extrémisme s'y développe,  surmonter les différences et s'accepter sont les préalables qui serviront de fondements à l'édifice ''united state of........''

Les Africains sauront ils relever ce défi ? Sont ils prêts à s'accepter ?  Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, que chacun fasse une introspection  et en tire ses conclusions.

Quoi que l'on dise:

lorsque Claude Guéant décide de rapatrier des milliers d'africains il ne vous pose pas la question à savoir si vous êtes musulmans ou chrétiens
lorsqu'on massacrait des milliers de noirs africains en Libye on ne leur posait pas la question à savoir s'ils sont musulmans ou chrétiens pour bénéficier de circonstances atténuantes

à méditer......................................................................................................................................
Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Alerter

À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

Voir tous les articles de Roman Polyarush

4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Commentez cet article

Nom *

Adresse de contact *

Site web

Commentaire :