Faut - il réformer le mouridisme ?

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: diarra mame

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Le mouridisme est incontestablement la confrérie sénégalaise qui fait parler la plus d'elle, autant à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur.

Le mouridisme fascine, émerveille, suscite l'intérêt, provoque des débats ou parfois une hostilité mais qu'à cela ne tienne il ne laisse jamais indifférent.

Pour comprendre cet engouement – intérêt ou hostilité (c'est selon) il faut remonter l'histoire, la Confrérie a été fondée par Cheikh Ahmadou Bamba connu sous le nom de Serigne Touba et en moins d'un siècle d'existence elle regroupe un peu plus de 33% des citoyens sénégalais.

La confrérie mouride de par sa doctrine est très fascinante et originale :

1- le travail comme devise : celui ci occupe une place très importante au sein de la confrérie et c'est cet engouement qui a réussi à faire de Touba (ville sortie de nulle part) la deuxième plus grande ville du Sénégal.

2- l'ancrage dans la tradition ou culture africaine: le mouridisme c'est aussi le symbole qu'il est bien possible de concilier religion et culture sans besoin de se travestir ou d'être aliéné, la preuve est que toutes les grandes figures féminines de la confrérie que sont Sokhna Maï Mbacké, Mame diarra Bousso... se sont toujours habillées décemment à l'africaine sans avoir eu besoin de se travestir à la saoudienne ou à l'afghane.

3- rejet de l'extrémisme – fanatisme – salafisme : ce rejet est à chercher dans la doctrine même du fondateur de la confrérie qui n'a pas eu à user des armes (chose fréquente à l'époque), l'essentiel de ces recommandations étant centrées sur le travail – la paix et la dévotion. Ainsi donc, si le Sénégal a su se prémunir des attentats dû au fanatisme qui essaime chez les voisins Mauritaniens – Maliens – Nigérians … c'est aussi en partie grâce à cette doctrine.

Ce sont donc là quelques aspects très positifs de cette confrérie qui font qu'elle fascine et continue d'intéresser, pour autant il existe des tâches noirs sur le tableau qu'il faudrait remettre en question :

1- le rapport à la politique : si les relations entre pouvoirs politiques et religieux ont toujours existé il va de soi que sa surexploitation est à éviter car elle ne peut qu'être à l'origine de clientélisme, corruption, favoritisme ou entre autres tensions. Il est intéressant de noter tout de même que depuis un certain temps les critiques formulées à l'encontre du mouridisme se multiplient (à tord ou à raison), ce n'est pas dû au hasard car depuis l'arrivée d'Abdoulaye Wade au pouvoir avec ses déclarations qui ressemblent à un parti pris (chose que tout chef d'État devrait s'abstenir) les joutes se multiplient. Logique – logique !!! la politique divise naturellement car tous les mourides ne peuvent pas être PDS comme tous les chrétiens ne peuvent pas être PDS... face à un tel constat l'attitude de tout chef de confrérie doit être de fédérer et de ne pas prendre partie (du moins ouvertement ou publiquement) pour aucun homme politique.

2- les courants périphériques : ce sont particulièrement ''les thiantacounes – yalla yalla - baay fall et disciples de l'autoproclamé général''. Ces courants dans leurs pratiques de tous les jours n'honorent en rien le mouridisme et il est temps d'y remédier, qu'on se le tienne pour dit les tapages nocturnes – le harcèlement – les agressions auxquelles se livrent cette frange de la communauté est tout sauf conforme au culte de la dévotion, de la paix et du travail tel qu'enseigné par Bamba.

Alors, à la question : faut il réformer le mouridisme ? La réponse est NON puisque les enseignements de son fondateur à savoir la dévotion, l'abnégation au travail, le rejet de l'extrémisme salafiste tel que vécu au quotidien par nos voisins, l'ancrage dans la culture africaine....sont entre autres des choses à magnifier.

Toutefois il convient de mettre fin ou de rappeler à l'ordre les courants périphériques ou marginales qui essaiment tout comme les multiples petits marabouts corrompus qui rendent la vie difficile à nos concitoyens et ''sucent'' la Nation. Un retour à l'orthodoxie ?

 

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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