Faut – il laver au Karcher l'université cheikh Anta Diop de Dakar pour éviter qu'elle devienne une fabrique de médiocrité ?

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: diarra mame

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Longtemps vitrine de l'excellente qualité de l'enseignement supérieur Sénégalais, l'université Cheikh Anta Diop traverse depuis plus d'une décennie une crise qui ne dit pas son nom.

Il ne suffit plus d'être étudiant de l'UCAD pour être vu, à tord ou à raison, par l'opinion publique comme une personne intelligente, cultivée, ouverte d'esprit, progressiste. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui explique que la majorité des parents d'élèves font tout leur possible pour, au mieux envoyer leurs enfants en Europe ou en Amérique, au pire à l'université Gaston Berger de Saint Louis après le Baccalauréat.

Cet état des lieux traduit bien un malaise, malaise qui s'explique en partie par la surpopulation de l'université, les conditions de vies pas toujours meilleures, la promiscuité, le délabrement avancé de certains amphithéâtres ou salles de classe mais aussi et surtout l'anarchie, la violence et un communautarisme à outrance.

En effet, depuis un certain moment fleurissent dans ce qui est censé être un temple du savoir des associations de toute sorte : associations ethniques – régionalistes – religieuses – confrériques...

Encore on ne trouverait rien à redire si ces associations restaient discrètes mais elles envahissent de plus en plus l'espace universitaire quitte à empêcher les étudiants, les vrais, de trouver la quiétude nécessaire à la bonne réussite de leurs études.

L'université par définition est républicaine et devrait permettre à celles et ceux qui s'y inscrivent d'où qu'ils viennent d'apprendre à se connaître, se fréquenter, échanger pour faire germer les grains de la tolérance – du respect de l'autre – de l'ouverture, elle devrait par dessus tout renforcer le sentiment d'appartenance à la même nation – au même peuple mais ce à quoi on assiste est un repli sur soi avec des associations à connotation ethniques ou régionalistes.

Il faudrait repenser l'organisation interne de l'UCAD afin de remettre de l'ordre, de réinstaurer la discipline et de réaffecter cet endroit ce à quoi il était destiné à savoir un haut lieu d'études avec une excellente qualité de l'enseignement. La petite mosquée squattée par les ''ibadous'' n y a pas sa place, les soirées religieuses en mode sonorisation à outrance non plus, il existe suffisamment d'églises – de mosquées aux alentours de l'université pour que ceux qui veulent s'adonner à des activités religieuses y aillent à défaut de rester dans leurs chambres.

Actuellement classé parmi le top 5 des pays africains qui ont les meilleures universités juste derrière l'Afrique du Sud – l’Égypte et bien devant le Maroc – la Tunisie et le Nigeria, le Sénégal peut mieux faire, mais bien avant de revoir le financement de ces universités phares comme l'UCAD il faudra d'abord travailler sur une profonde réorganisation interne de celle ci afin que les étudiants qui en sortent ne soient plus le symbole de la médiocrité. Médiocrité dû à d'autres paramètres certes non négligeables mais surtout à cause de l'ambiance qui y règne et qui ne laisse la place à un développement personnel.


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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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