Sénégal : Conclave des généraux putschistes !

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Sénégal : Conclave des généraux putschistes !

 

Réunis à Dakar et dans les régions, fermes et déterminés à aller jusqu’au bout. Hypothèses de travail, calculs, combinaisons, tout, rien ne leur a échappé. Leur conclusion sans appel est un coup d’Etat. Le renversement du régime, inscrit dans un mémorandum, est approuvé et signé à l’unanimité. L’avenir est lourd de danger !

D’abord les assises nationales, en adoptant le régime parlementaire, avaient conclu sur un coup d’Etat institutionnel. D’ailleurs cette attitude insurrectionnelle irrita fortement le régime d’alors qui menaça de ses foudres les participants. Menaces, manœuvres et intimidations n’ont guère prospéré.

Survient le 23 Juin 2011. Dans l’intifada, le feu et le sang, la révolte de la nouvelle citoyenneté a mis fin à la dévolution monarchique. Le vieux Président Abdoulaye WADE contraint au recul s’emmura au Palais dans un silence lourd de défaite et désillusion. Il se réserve une dernière bataille.

Puis le soir du 25 Mars 2012 le Président sortant, proprement battu, appela son challenger pour le féliciter. C’est à ce moment précis que les grandes manœuvres ont commencé dans le plus grand secret des huis clos. Macky SALL venait juste d’être élu, Président de la république sénégalaise.

Enfin les législatives du 1er Juillet 2012 se sont conclu le 3O du même mois par l’installation de la nouvelle Assemblée nationale acquise au BBY. Haut perché et en dépit de l’analyse stratégique de Moustapha Cissé LO,  le Président Moustapha NIASS déclenche sans attendre les premières salves.

Les généraux putschistes entrent en action et signent d’entrée la 12e législature par le rappel des incontournables conclusions des Assises nationales, leur bréviaire. En fait ce sera leur seul et véritable feuille de route. Le premier objectif ciblé est le Palais de la république : Abattre le présidentialisme et le remplacer par un régime parlementaire.

Tous secrétaires généraux de petits partis et au soir de leur carrière politique, ils ont fait le deuil de leur ambition présidentielle. Désormais ils ne pourront plus rebondir que par le régime parlementaire, qu’ils espèrent tant pour compter au gré du marchandage des alliances dans une majorité plurielle émiettée.

Faut-il voir dans l’application des conclusions des assises nationales et particulièrement dans la rupture institutionnelle qu’elles impliquent, une menace de déstabilisation de l’Etat sénégalais ? Certainement !

Citoyennes, citoyens, le danger guette, implacable. En effet le CPN (Comité national de pilotage des Assises nationales) vient de prendre le pouvoir ! Ordre est donné au Président Macky SALL élu au suffrage universel, d’appliquer immédiatement la « Charte de bonne gouvernance des Assises nationales ». Disons le net, les conclusions des assises, aussi pertinentes qu’elles puissent être, n’ont jamais eu la légitimité d’un vote, ni parlementaire, encore moins populaire.

Rappelons que les  députés n’exercent la souveraineté populaire que par médiation, c’est-à-dire au second ordre seulement. Les réformes fondamentales édictées par les assises nécessitent une consultation référendaire nationale. Rien de moins. Aussi les citoyens interpellés sur de grandes questions pourront-ils exercer leur souveraineté au premier degré.

Pour terminer, soulignons que l’avenir de la démocratie sénégalaise nous commande tous (individus et organisations citoyennes) de prendre nettement position. Aux secrétaires généraux putschistes et autres cagoulards, votre complot anti-suffragiste est éventé. La bande de communistes, jallarbistes, maoïstes, trotskistes et autres extrêmistes gauchisants n’a pas la moindre légitimité ! Tout forcing des « assises » sous le couvert de la 12e législature sera bel et bien constitutif d’un « usage de la force » pour imposer la pensée unique : Il devra être traité comme il mérite. Sénégalaises, Sénégalais, continuons de défendre la Constitution de 2001, aucun engagement contraire ne saurait être contraignant !

"FAUT PAS FORCER"! "FAUT PAS FORCER"! "FAUT PAS FORCER"!

M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès

http://momaridrissa.seneweb.com/

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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