LE SCÉNARIO DE BAMAKO

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: Nioxor TINE

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

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La victoire inespérée du candidat sortant à l’élection présidentielle malienne, survenant de surcroît, à l’issue du second tour de scrutin est interprétée par certains idéologues-mercenaires de Benno Bokk Yakaar, comme une défaite de la « stratégie du second tour », imputée, à tort, à la seule Opposition politique.

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En effet, ce sont plutôt les partisans du pouvoir actuel, qui clament urbi et orbi l’impérieuse nécessité pour leur candidat, en perte de vitesse, de remporter la prochaine élection présidentielle au soir du 24 février 2019, c’est à dire, à l’issue du premier tour. Comme s’ils avaient une peur bleue d’affronter l’Opposition au deuxième tour ! Il faut reconnaître, que sur la base de notre courte expérience d’alternances démocratiques (en 2000 et 2012), le deuxième tour est assimilé - dans l’inconscient collectif de la classe politique sénégalaise - à une défaite certaine du candidat sortant.

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Dans tous les cas, même s’il faut se réjouir du fait que les thuriféraires du pouvoir APR semblent revoir leurs ambitions de victoire au premier tour à la baisse, il est plus que hasardeux de conclure, que le scénario malien pourrait se reproduire dans notre pays.

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Il est vrai qu’il y a des similitudes entre les deux régimes de Bamako et de Dakar caractérisés par leur gouvernance désastreuse, leurs penchants à la patrimonialisation et au clanisme, leur soumission aux désidérata de l’impérialisme français et les multiples scandales qui ont émaillé la vie politique des 2 pays, ces dernières années.

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Une différence importante réside, cependant, dans le manque notoire de volonté politique du gouvernement malien à résoudre l’équation sécuritaire. Tout se passe comme si cet état de guerre larvée et cette atmosphère de tension permanente leur convenaient, pour justifier la restriction des libertés publiques et la pérennisation de la présence des troupes françaises. Et de fait, l’instrumentalisation de la psychose sécuritaire a permis de manipuler le processus électoral (bourrages d’urnes, soutien tacite des chefs rebelles…).

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Cette hypothèse apparaît d’autant plus plausible que ce sont les errements des politiques publiques et le non-respect des normes de l’État de droit (secteurs de l’École et de la Santé en crise, justice corrompue, accaparement des terres…etc.), qui renforcent les dynamiques radicales / djihadistes dans les zones enclavées ou laissées à elles-mêmes.

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Un autre aspect de ces présidentielles maliennes est le faible niveau de participation aussi bien au premier tour (42,7%) qu’au deuxième tour (34,54?%), qui ressemble à ceux observés au Sénégal entre 2012 et 2016, notamment aux législatives de 2012 (36,6%), aux municipales de 2014 (41%) et au référendum de 2016 (38,6%).

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Cependant, les élections législatives de 2017 ont connu un regain de participation (53,6%), concomitant  avec la chute du score électoral de la coalition présidentielle en dessous de la barre de 50%. C’est dire que le regain d’intérêt des couches populaires pour la chose politique, à mesure que se rapprochent les présidentielles de 2019, semble être directement proportionnel à la défiance croissante vis-à-vis du pouvoir en place, qui risque de s’accentuer et de conduire à un ballotage défavorable à Benno Bokk Yakaar.

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Est cela qui explique toutes ces manœuvres autour du processus électoral (parrainage, emprisonnement et exil de concurrents politiques, rétention de cartes électorales…) et l’accentuation des pratiques clientélistes et corruptrices (audiences au Palais suivies de largesses, financements rapides, débauchages d’adversaires politiques…) ?

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Cela dit, il est clair que c’est l’absence de cohésion programmatique qui a perdu l’Opposition malienne. Les principales raisons d’abstention au deuxième tour, invoquées par les électeurs étaient liées au fait qu’ils ne voyaient aucune différence entre les deux candidats et qu’ils ne percevaient aucune perspective de changement. C’est cela qui a facilité la tâche au candidat sortant, lui permettant de neutraliser certains des candidats malheureux éliminés ou de leur faire miroiter la juteuse perspective de participation à un gouvernement d’union nationale.

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Mais entre la  dispersion des voix à l’élection présidentielle malienne et la justification de la loi scélérate sur le parrainage par un souci de moraliser le processus électoral sénégalais, il y a un pas, que n’osent franchir que les mercenaires idéologues désireux de continuer à profiter des délices du pouvoir !

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Cette loi, taillée sur mesure pour les nouveaux milliardaires politiciens, qui ont mis à genoux les grandes entreprises nationales (Poste, Port, COUD…) ne vise qu’à faciliter un hold-up électoral programmé à la malienne.

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NIOXOR TINE

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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