L’immaturité de l’Etudiant Sénégalais d’aujourd’hui est INADMISSIBLE!!!

Blogs
  • Article ajouté le : 14 Jeudi, 2014 à 19h47
  • Author: Usman TUREY

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

 

Bourses ! Logement ! Restauration ! Réformes pédagogiques et sociales universitaires ! Voici, désormais, les questions qui provoquent et ornent la revendication estudiantine.

 

L’université, de manière générale, perçue comme un temple de savoir générateur d’acteurs bien formés et compétents assez pour résoudre les problèmes que posent le milieu naturel, a longtemps été le champ de la critique documentée des actions de l’Etat au sein de la société. Ainsi l’étudiant a toujours été perçu comme cet individu à la lucidité exemplaire, à l’intellectualité affirmée par son aptitude à poser les bonnes questions et les bons débats, à l’engagement infaillible pour la cause de la défense des intérêts de ses frères et de sa nation. L’étudiant était cet être qui, investi par sa communauté, se souciait moins de ses problèmes personnels et s’engageait avec détermination au service de sa collectivité pour veiller à ce que Justice, Morale et Equité soient les valeurs promues et respectées ainsi que partagées.

Cette logique a toujours su inspirer la démarche et l’engagement des générations d’étudiants qui sont passés dans les universités du monde, plus particulièrement ceux du Sénégal. On se rappelle tous des révolutions qui ont été à l’origine des mouvements estudiantins. Partout dans le monde, les étudiants représentaient cette couche de la population qui participait le plus activement dans la bonne marche et gestion des affaires communes partagées.  

Du temps de la construction des grands complexes estudiantins, les dirigeants ont toujours veillé à les éloigner des centres urbains car dans tous les pays du monde c'est très souvent l'étudiant qui "dénonce et revendique". (Mai 1968, Pékin, et j'en passe).

Au Sénégal, lors d’évènements dont certains proclament qu’ils étaient antérieurs à ceux de la France, les étudiants ont été centraux dans la pire crise politique à laquelle le président, Léopold Sedar Senghor, ait eu à faire face depuis l’indépendance. D’ailleurs l’intensité de cette crise l’avait amené à fuir la capitale et à faire appel à l’armée française pour rétablir l’ordre, après seulement huit ans d’indépendance. Il y'a aussi eu le printemps Berbere et d'autres manifestations aussi contre les quotas au bac, contre les orientations forcées etc... Ce qui montre que l’étudiant sénégalais a toujours été honorablement engagé pour servir la collectivité en initiant des actions responsables capables de faire fléchir l’Etat par rapport à sa position. L’étudiant sénégalais était un lion qui ne reculait devant rien ! Il était prêt à encaisser comme prime l’emprisonnement pour symboliser sa détermination à servir.

Il va sans dire que l’étudiant sénégalais d’autrefois dérangeait énormément l’Etat du Sénégal, il le faisait suffoquer ! Et il ne sert aussi à rien d’apprendre à quiconque que l’Etat n’allait pas se laisser déstabilisé aussi longtemps. Autrement dit, personne n’a besoin qu’on lui dise que l’Etat allait trouver un moyen de divertir les étudiants, de les occuper, de les canaliser afin d’étouffer leurs tentatives de révolutions ou tout simplement de ridiculiser ces dernières aux yeux de l’opinion publique nationale.

A y vois plus près, aujourd’hui, on sent nettement que l’Etat du Sénégal a amplement réussi cette mission de détournement et de diversion mais surtout celle de « décrédibilisation » de l’honneur de l’étudiant. L’étudiant sénégalais, de nos jours, ne se soulève que s’il n’y a pas paiement des bourses, ou d’autres problèmes de natures spécifiquement locales. D’ailleurs l’opinion publique sénégalaise, aujourd’hui, s’est fait une image des étudiants : Pour elle à chaque fois que les étudiants se soulèvent, c’est pour réclamer leurs bourses.   Mais il ne se soulève jamais pour dénoncer l’injustice sociale, la dépravation des mœurs, les méfaits de la mondialisation, ou la signature des APE par notre gouvernement par exemple. Ce qui est déplorable !

Donc on en est à époque où l’étudiant sénégalais a tellement été volontairement bourré de problèmes par l’Etat pour empêcher l’exercice de son esprit critique en vue d’une éventuelle conscientisation des masses. Ainsi L’Etat a fait exprès de rendre ses facilités naturelles très difficiles et lui fait croire qu’il doit faire des efforts pour le mériter. Et l’étudiant sénégalais, loin de comprendre que ceci ne constitue qu’une opération visant à le distraire et à l’écarter du véritable combat de la société dont il était le plus engagé à défendre.

C’est pourquoi l’étudiant sénégalais d’aujourd’hui perd son temps à réclamer des bourses tandis que d’autres questions et revendications beaucoup plus légitimes à se poser : Par exemple pourquoi dans tous les pays du monde, 80% des étudiants doivent bosser (job étudiant chez McDonald, Quick etc...) alors que chez nous cet aspect est quasi inexistant???

#Le_Combat_Continue

Usman TUREY

Communicant/UGB/CRAC/Saint-Louis

[email protected]

Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Alerter

À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

Voir tous les articles de Roman Polyarush

4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Commentez cet article

Nom *

Adresse de contact *

Site web

Commentaire :