Abdoulaye Wade : génie malgré lui

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  • Article ajouté le : 06 Vendredi, 2015 à 03h02
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Abdoulaye Wade a changé, il ne fait plus dans les collections d’arguments et dans les curieuses intrigues politiques. Il veut sans équivoque faire libérer et promouvoir son fils, il ne s’en cache pas, il est « prêt à donner sa vie » dans ce baroud d’honneur. À l’endroit de Macky Sall et de ses acolytes, il certifie l’argument du père qui s'investit pour son préféré parmi tous les sénégalais. Ses camarades de parti qui restent à ses côtés malgré cette manifeste partialité, le font en connaissance de cause. En vérité, il est entrain de lier et de restreindre, à coup de maître, la vie et la destinée du Parti Démocratique Sénégalais(PDS) au sort triomphant de Karim Wade.

Tout ce bouillonnement, toutes ses sorties tranchantes jusqu’à son discours clair et précis embrouillent par leur clarté et par leur simplicité. Les tenants du pouvoir affichent une confiance, croyant avoir acculé le doyen à lâcher le morceau. Ils pensent naïvement que le pape du Sopi se tire une balle au pied en plaidant ouvertement et partout la libération de son fils. Même en s’abstenant de tromper, Wade déroute les mystificateurs chancelants qui l’envisagent incapable d’authenticité. Cette fois-ci, le génie mise sur les empressements bornés et les fausses devinettes sur ses schémas présumés déconcertants comme auparavant.

Abdoulaye Wade, c’est dorénavant, pour les sénégalais, un étrange amour hybridé de ressentiments, de compassion et d’admiration. Dressé aux revirements des « Gorgorlus », étranglés par le nœud coulant des souvenirs d’espérance, Wade s’adapte aux nouvelles exigences de mérite et d’aptitude. Il veut pourvoir son fils de contenances réelles et de dispositions à adhérer l’ardeur des électeurs à ses ambitions de chef. Cette fois-ci, le maître n’a plus le temps de faire rêver, il optimalise, il braque les projecteurs sur son fils, encombrant de serments et d’aspirations.   

Le temps, grand tourmenteur, ne lui laisse plus le choix des procédés. Vite et bien fait! S’il devait jouer le jeu habituel du combat des causes et des revendications communes, il serait très vite indexé puis démasqué profiteur. En génie, il fait d’une pierre deux coups : l’avenir d’un PDS, nouveau genre, acquis à Karim Wade et la promotion de celui-ci, auguste martyr. Quand il aura atteint ses objectifs, il ne restera de sa famille politique que les souvenirs des luttes récentes pour la victime attitrée et convenable par réputation.

Les accusations sur Arcelor-Mittal et sur Petro-tim ne coïncident plus aux objectifs d’alignement de l’opinion sur le cas Karim Wade et, encore moins, à la nécessité de monopoliser l’espace politique. Son charme avisé et les énergies brutes qui communiaient sans façon, sans soupçon, rien que de l’exaltation, ne se rejoignent à présent que par égard sinon par manie. Après Wade, point de messie, plus jamais de carte blanche, son fils ne peut que faire valoir légitimité par coup de témoignages et d’exhibitions.  

Idole et fierté jamais égalées, le pape du  Sopi a toujours fait croire à l’imminence d’un avenir finalement avorté, il veut résolument gagner le pari, toujours d’actualité, du destin vengeur de son fiston. L’opposant d’hier ne mise plus sur le mécontentement des couches populaires, il a déjà épuisé les cartouches de célébration des justiciers espérés. L’indignation populaire est désormais sa cible de prédilection. Wade-père convoite la sensibilité des sénégalais sur les épreuves de Wade-fils, tests de grandeur et fabriques de meneur, après tant de préjugés et de charges. 

Birame Waltako Ndiaye

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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