Abdoulaye Wade : la même manie, les mêmes manigances

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  • Article ajouté le : 12 Mercredi, 2017 à 11h07
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Liaison Reubeuss-Doha, inélégance de son successeur, ancien poulain et actuel placeur, Abdoulaye Wade cherche à camper le débat sur des questions de personnes. Nous aurons tort de croire innocemment que c’est dans le but minimaliste de faire la promotion de son fils, pressenti au sommet de l’Etat. La stratégie consiste à réduire le débat politique au volet étroit des relations interpersonnelles entre les Wade et les Wadistes déshérités. De cette façon, il sera moins question d’épiloguer sur son passage et son passif au pouvoir, d’abord. Ensuite, tous les discours de renouveau, susceptibles de lui ravir la vedette et de braquer les projecteurs sur les personnalités politiques nouvelles, seront noyés dans le flux des embrasements émotionnels.

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C’est l’avenir du Parti Démocratique Sénégalais qui se joue. De sa survie et du maintien de son statut de parti dominant, dépend la carrière politique de l’ex ministre du ciel, de la terre et des mers. Même profil même combat que son mentor d’antan, Macky Sall résiste également au vent du changement de la philosophie politique ambiante. Il a sanctionné toute pratique tendant à prolonger l’aspiration nouvelle à gérer autrement et mieux les ressources publiques. Les quelques limogeages, la radiation de l’ex inspecteur des domaines et les nombreuses mises à l’écart révèlent sa tendance désespérée à vouloir arrêter la mer avec ses bras. Portant, on en est déjà au commencement de la fin. Il n y a plus rien à faire si ce n’est s’adapter, s’aligner ou suffoquer sous le poids sans cesse croissant des sommations souveraines des sénégalais. Wade, aussi, refuse de s’y faire.

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Habile comme toujours, plus que jamais combatif, le Pape du Sopi cherche à orienter le débat public essentiellement autour des questions liées à la situation post carcérale de Karim ou à la candidature de celui-ci. Ce qu’il veut, c’est que le PDS s’érige, par la force de sa propre prestance, en pilier et commanditaire du principal thème de campagne. Autrement, les gens comme Sonko détourneront le regard des électeurs de ce qui a fait sa force jusque-là : sa légitimité traditionnelle. Toutefois, la rupture tant attendue ne peut, a priori, provenir que du refus populaire de réduire l’enjeu des élections législatives aux banales batailles de personnes et du passé.

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Oui, la CREI a été instrumentalisée  et mise au service de la seule volonté du chef de l’Etat. Macky Sall en a usé, non pas pour la bonne marche des mécanismes de gestion des deniers publics, mais pour atteindre et enlever du décor politique des adversaires gênants. Oui, Karim Wade n’est pas le seul qui doive répondre de l’enrichissement illicite et des artifices tels que prête-noms ou comptes offshores. Néanmoins, on en est plus à juger de la pertinence ou de l’opportunité des poursuites sélectives sur tel ou tel autre individu. Le défi est beaucoup plus ambitieux. Il est question d’aller de l’avant en partant quand même de l’état global des lieux. Ici et maintenant, il est un système, fait d’interactions personnelles dépravantes et de niches corruptrices tentantes, qu’il urge de démanteler pour renaitre des cendres de la salissante caisse noire et des pouvoirs exorbitants du chef de l’Etat et tout ce qui s’ensuit.

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Tout ça, Abdoulaye Wade n’a pas intérêt à en parler parce que ça met en évidence son échec récent à opérer les réformes espérées et son concours, dont on fait encore les frais, à l’exacerbation des sénégalaiseries honteuses, accablantes et persécutrices. Il a construit des routes et des reflexes de résistance face au Capital étranger, oppresseur autoritaire. Mais, il a surtout enrichi indument ses amis et sa cour au dépend des plus démunis, contribuables paumés. Une attention exclusive, voilà ce que Wade et le PDS tente de recouvrer afin de conserver leur préséance dans le jeu politique. Sans Wade, le courant d’air frais qui souffle présentement sur le paysage politique sénégalais, par le fait des nouveaux venus tels que Ousmane Sonko, balayera le PDS ou ce qui en reste, à coup sûr.

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Birame Waltako Ndiaye

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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