Colonel de la gendarmerie et militant à ses heures perdues

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  • Article ajouté le : 22 Mardi, 2014 à 02h35
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Les motivations du colonel Abdoul Aziz Ndaw, fussent-elles pour le salut public, ne résistent nullement à l’ampleur des torts infligés aux forces de sécurité. Aussi bien pour dénoncer des travers d’un « général affairiste » que pour solder des comptes, l’auteur de « Pour l'honneur de la Gendarmerie sénégalaise » manque au devoir de soldat. Il discrédite l’armée nationale et fragilise, de ce fait, un pan capital de l’ordre républicain. Il s’est rabaissé au rang dégradant d’auxiliaire délateur et déloyal.

Tel un assaut, on rentre dans l’armée poussé par une forte vocation à servir sans tambour ni trompète. Le colonel Ndaw bouscule plus qu’une tradition, il déserte l’enclos familial de la grande muette. Le devoir de réserve, rempart contre les embuscades du débat public, lui a paru oppressant et non avenu. Voilà que l’intérêt des sénégalais à s’enquérir sans limite de l’état général des institutions entre en conflit avec un intérêt tout aussi fondamental : celui de préserver la discipline et la bonne tenue des militaires de race.

Corps social distinct, l’armée doit rester à l’abri du jeu politique sauf pour en défendre le respect des règles et en inspirer la conformité à l’intérêt général. Condition de son efficacité à assurer l’ordre et la sécurité nationale, l’apparence de puissance et de rigueur lui confère toute la substance de son aplomb. Il ne s’agit pas de privilège, il est question de gage et de garantie d’équilibre entre les libertés consacrées, le respect des institutions et le sentiment collectif de sécurité.

Le commandement militaire ne peut plus faire abstraction des exigences de correction et de transparence dans la gestion de plus en plus affairiste des casernes et autres cantonnements. Son prestige et sa notoriété ne peuvent cohabiter  avec le pantouflage courant et avilissant des gradés. L’épisode des officiers qui se réclamaient de la Génération du concret en dit long. Il s’agira, tout compte fait, d’entretenir le mythe promoteur de la splendeur de l’institution de défense et de sécurité.

Aux ordres du pouvoir politique, les militaires n’en sont pas moins pilier et flambeau. La grande artillerie médiatique que déploie le critique, Abdoul Aziz Ndaw, et l’indignation qui s’ensuit nuisent davantage à la discipline militaire et à l’honneur de l’état-major. La justice militaire doit prévaloir sur toute initiative gouvernementale de relation publique. Plus grave est l’atteinte au sens de l’honneur, au devoir de réserve et au professionnalisme du cavalier des temps modernes.

Birame Waltako Ndiaye

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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