Joseph Kony, c’est nous

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  • Article ajouté le : 16 Vendredi, 2012 à 00h53
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

 

Au nom du Seigneur, Joseph Kony se livre à des atrocités qu’il justifie par une quête de liberté pour le compte du peuple ougandais. Ponctués par des carnages inouïs, ses agissements nous donnent accès à une part de nous-mêmes. Pour refuser la théâtralité de l’horreur, les africains n’ont que le choix de dire oui à cette réalité géopolitique et s’y identifier. C’est la voie la moins tortueuse de la revanche sur eux-mêmes.

L’Afrique ne peut pas se passer de l’état des lieux. Les exactions de Kony ne sont pas des actes isolés. Les charniers ont révélé toute la barbarie des escadrons de la mort en Côte d’Ivoire. Les sacrifices perpétrés sur les albinos font légion en Afrique noire, sous le regard impuissant des pouvoirs publics. Les enfants sorciers, accusés d'être des suppôts de Satan, sont chassés de leur famille et violentés au Kinshasa.

L’expliquer ou s’en défendre par l’instrumentalisation des différences ethniques par les multinationales et autres forces obscures tapies dans l’ombre étouffe les initiatives. Sans l’interférence des accusations, nous éveillons l’élan d’action contre les soubresauts de l’institutionnalisation ratée. Il en est de même des préceptes religieux, jusque là, indigestes et sources de guerre fratricides. La simple caricature du dialogue interreligieux ne suffit pas au règlement des conflits qui opposent musulmans et chrétiens en terre africaine.

Les panafricanistes, déconnectés du tourbillon des ardeurs confessionnelles et ethniques, ne s’en tiennent qu’à l’idéal creux d’intégration. Les chantres de la négritude, enjoliveurs compulsifs, ne s’encombrent pas de perspectives d’avenirs. En lieu et place, les réactionnaires orgueilleux extirpent du passé occidental des arguments comparatifs d’inhumanité, en désespoir de cause.

Joseph Kony, figure de proue du déséquilibre sentimental noir et expression de l’infantilisme africain, témoigne de la bancalité des paradigmes sociaux et spirituels, au tribunal de l’histoire. D’intime conviction, l’humilité et la mesure nous préserveront des contraintes grégaires de subordination et apaiseront les tensions de conciliation du cœur et de l’esprit.

Birame Waltako Ndiaye

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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