La déroute politique de l’Égypte : un cas d’école

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  • Article ajouté le : 04 Jeudi, 2013 à 15h19
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Est pris qui croyait prendre. La crise politique égyptienne expose au grand jour l’incompatibilité entre les principes de gouvernance républicaine et le niveau d’organisation sociale et économique. Le chevauchement de la hantise démocratique et la tradition absolutiste et exclusive du pouvoir politique ramène l’armée égyptienne au devant de la scène, propulsée par les cris de soif et de faim des populations désemparées et déconcertées.

Se réapproprier le contrôle du rythme et de la direction des mutations politiques inéluctables, voilà l’alternative à l’institutionnalisation dogmatique et à l’arrogance technocratique. Le soubassement de cet élan de fierté et de lucidité repose sur le rejet programmé de cette mentalité de reformulation et de placage systématique des schémas institutionnels du nord.

Terriens, nous voulons danser au rythme de la musique martienne. Arrêtons-nous sur cette prétention absurde et loufoque à intégrer superficiellement les masses dans le processus décisionnel. Rien ne nous oblige à y adhérer, pas même pour paraître bon élève. Transfert de responsabilité ou fausse représentation, elle débouche inéluctablement sur des choix dictés et biaisés par les déférences ethnico-religieuses ou clientélistes.

Le populisme et les projections de citoyen du monde ont pris le pas sur la cadence appropriée vers un système d’administration attaché aux réalités et exigences de l’espace africain. La résignation, érigée en mode de gouvernance, confine les politiques dans l’implacable logique de soumission à la tyrannie des force-menace et  force-promesse.

L’institutionnalisme, vecteur et moule idéologique d’aliénation, constitue la plaie qui gangrène le pilier économique du continent noir. Le défi majeur demeure pourtant le développement humain, seul garant et précurseur  de la propension des masses à la responsabilité civique et citoyenne. La disposition au respect des valeurs doit correspondre, susciter, provoquer et entretenir toute forme de gouvernance, fût-elle démocratique.

La démocratie procède de la revendication et de l’aspiration spontanée au fondement rationnelle de l’action publique. La piètre tendance démagogique et désincarnée du label de gouvernement par le peuple et pour le peuple abuse, ridiculise et minimise l’africain aux prises avec la satisfaction des besoins de survie et de conservation. Morsi en a fait les frais.

Birame Waltako Ndiaye

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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