La femme sénégalaise et son homme : la bouffe au cœur de l'intimité

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  • Article ajouté le : 26 Mercredi, 2014 à 02h26
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Affalé sur un canapé, immobilisé par des mets savoureux, endormi d’excès de nourritures, j’ai réalisé le piège de cette femme, cette futée qui se fait appeler madame Diop de mon nom de famille. Hey! Elle me gave pour satisfaire son égo de femme attentive et soucieuse du bien-être de son espèce de mari. Elle m’alimente pour mieux me caller entre les quatre murs du foyer, à l’abri des concurrentes potentielles. Après tout, j’ai droit à quatre femmes plus jeunes et sophistiquées les unes que les autres.

Plus maligne que madame Diop, tu meurs! Son but est de m’extirper hors du marché de la séduction. Ma bedaine proéminente de jour en jour à force de suggestions gastronomiques et de cuillérées prescrites et ensorceleuses sert d’entrave, de trappe et d’attache. Pour convaincre de sa capacité à m’assimiler tocard devant l’assemblée des nymphes chaudes, dépouilleuses et fouineuses de maris potentiels, madame Diop n’a trouvé mieux que de m’encombrer au dégoût du jour. Oui, je suis devenu ventru, laid et branlant, juste correct conjoint sur mesure.

Dans ces heures perdues, cette bonne femme fait office de digne représentation de marraine, pourvoyeuse de condiments. Quand je réponds sans raisonner : « oui c’est très bon », ce n’est que pour abdiquer. Elle m’a garé à force de débordement. Me voilà brisé sur un divan, vaincu de ses prouesses de femme gaveuse, je me livre avide et faibli. J’avale frénétiquement pour satisfaire ses besoins de femme experte, pour répondre à ses interrogations d’épouse aimable et pour correspondre à son idéal de mari comblé. Voilà une femme aux allures nonchalantes, résistante tenace devant l’assaut de la rationalité des rations équilibrées.

Elle en est toujours là, suspendue à la prouesse de ma condition d’homme superficiellement fort et encensé comme tout, pour la forme. Cette dame est force palpable pourvue de moyens neutralisants. À elle seule, elle mobilise les artifices et artefacts des faiseurs de roi et, par la suite, forgeuses de sujet obéissant. De là, vient son pouvoir inattendu de mobilisatrice des faveurs et des plaisirs. Quand bien même, je suis tenté de lui dire : « arrête de me prendre pour un con avec tes repas empoisonnés de calories paralysantes ». Mais tout engourdi, ce qui sort de ma bouche traitresse est : « oh ma chérie distinguée, t’es la plus aimable des femmes ».

Non mais, il faut bien répondre à cette question cruciale : je mange pour mon plaisir, pour l’égo de madame Diop ou par passe-temps? En tous les cas, je dois faire la part des choses. Les retombées sur ma capacité de séduire et de rempiler pour une plus que jeune ne doivent pas être compromises par des besoins ponctuels d’époux radieux. C’est un piège que cette femme, rompue aux astuces et coquetteries des sénégalaiseries, dresse sur mon chemin de sacré potentiel séducteur.

Quitte à compromettre l’hygiène de vie de Gorgui, maître du foyer, la femme sénégalaise est tentée de bourrer son mâle, réduit simple mesure et indice de féminité et de grâce. Il est question de choix. Il y va de la virilité, signe silencieux de santé, et de l’image, reflet avenant de bien-être. Wow! Jusque dans les banales"diagar-diagueries" lascives de la sénégalaise, les solennelles connaissances acquises de la bourgeoisie provinciale viennent désorganiser la structure du couple reclus du fin fond de Ndiobentaye.

«Li deug la»?

Birame Waltako Ndiaye

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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