Lampedusa : la lumière écarlate sur le déni des survivants

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  • Article ajouté le : 10 Jeudi, 2013 à 23h47
  • Author: Birame Ndiaye

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Indignés, nous nous rebiffons, accusant Éric Zemmour d’injure pour avoir traité les candidats à l’immigration de délinquants. Entre nous ! Il peut bien rire parce que nous n’envisageons nous réaliser que dans la mesure des effractions et violations de l’intimité des nababs d’outre-Atlantique. Cette forfaiture nous rabaisse, nous avilit. Elle est principalement la brèche par laquelle passent le mépris, la condescendance et la maltraitance pour crime de lèse-majesté. Par faiblesse ou par facilité, nous couvons lyriquement responsabilités et devoirs d’examen sous le paillasson du ressentiment, de l’amertume et de la colère froide.

Éric Zemmour nous déteste, peut être bien. Mais, il nous respecte parce qu’il nous tient pour responsables de nos faits et gestes. A contrario, la machine de solidarité, aussi sournoise que tutélaire, passe par la compassion. Elle entretient une dépendance affective qui endort plus qu’elle ne réconforte des humiliations. Toujours victimes, nous nous auto-infligeons le regard dédaigneux des âmes sensibles.

La considération et les honneurs que nous exigeons de Zemour inc. résultent davantage des postures que des sentiments et autres convenances. Devant l’Occident, nous, africains, pêchons par notre perception souvent étriquée du respect des normes et par notre propension à lui témoigner quotidiennement notre tendance à vivre comme lui et à ses côtés. Bon sang ! Le respect, ce n’est pas de la pitié, c’est le sentiment de considération envers quelqu’un et qui porte à le traiter avec des égards particuliers, d’après Larousse.

Jusqu’à mentir, quitte à falsifier et à contrefaire, nous compromettons tout intérêt, tout rapport, tout lien de respect mutuel. En contournant les exigences de demande, d’obtention de visa et d’installation dans l’espace Schengen, le message envoyé au monde, maître-penseur et maître-censeur, est peu glorieux. En le suppliant sans cesse de nous accueillir en terre d’asile, nous le couronnons seigneur et précepteur de nos destins.

Oui, l’Occident nous a spoliés. Hélas, s’il nous a dominés par la force et par la ruse, nous tentons de nous imposer par des sentiments à la mère Theresa. Oui, naturellement nous migrons vers les richesses par instinct de survie. Pour autant, le prix à payer demeure la capitulation et l’asservissement. Non, il y a une voie autre, certes plus difficile, mais ô combien plus digne : celle de se mouvoir dans l’adversité brillante.

Un père de famille responsable ne donne pas la main de sa fille à quelqu’un dont il a pitié. Le respect se mérite, il s’arrache ou s’impose en bonne intelligence. Nous devons notre dégoût et nos frustrations à nous-mêmes. La proclamation creuse et désincarnée des droits de l’homme et des valeurs pseudo-humanistes n’opère guère. Il est davantage question de combattre la pauvreté compromettante qui nous jette en pâture à la risée des vis-à-vis.

Pardonnez-moi cette transcription bancale du proverbe wolof: le cordonnier s’inspire de la personnalité du client pour diligenter sa commande. Éclaireurs, les naufragés de Lampudesa  braquent généreusement de vifs projecteurs sur la légèreté coupable, la complaisance fautive et l’inconstance puérile de la mouvance africaine « casse-casse ».

Birame Waltako Ndiaye
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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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