Maître Wade à Dakar : plus rien ne sera comme avant

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Viendra, viendra pas, le camp des libéraux a un grand rattrapage à faire et qui consiste à revigorer l’intérêt et les appétits quant au retour au pays de son mentor. Autant dire que le plan de communication n’a pas très bien fonctionné jusque-là. L’objectif ultime n’était pas d’épiloguer sur la capacité de nuire ou d’inquiéter le pouvoir en place. Il fallait arriver à démontrer par un enthousiasme inhabituel que Wade-père, à défaut du fils, demeure le Maître de céans. Mais, cela ne se fait pas sur les plateaux de télé ni sur les ondes de radio. Cela ne se fait même pas. Ça procède, comme autrefois, d’un élan passionnément né de l’espoir et de la confiance d’une bonne partie des sénégalais en un des leurs.

\r\n\r\n

Viendra, viendra pas, le Pape du Sopi et ses amis et ses alliés annoncent le grand retour du chef pour raviver la flamme militante. Ils gardent le mystère sur la date exacte de son arrivée afin d’entretenir le mystère, les palabres et l’intérêt qui en découlent forcément. Ils poussent le bouchon loin, trop loin jusque dans l’affaire sur la « mule de Karim Wade » qui serait tombé avec des sommes, des documents et titres bancaires. Karim Wade, par le biais de ses avocats, s’en est mêlé. « Cette information attire l’attention de l’opinion publique sénégalaise et internationale sur la coïncidence entre cette publication, aussi grotesque, que ridicule et l’arrivée imminente de Me Abdoulaye Wade, tête de liste de la Coalition Gagnante Wattu Sénégal », di-il.

\r\n\r\n

Au soir de la journée de clôture du dépôt des listes, Omar Sarr avait annoncé également que Wade-fils allait revenir pour les besoins de la campagne, tout comme son père. Pourtant, la venue du fils ne semble plus, à présent, être à l’ordre du jour. Par conséquent, rien ne permet de s’assurer que le président Abdoulaye Wade prendra effectivement part à la campagne électorale, sous le ciel sénégalais. Par contre, il est possible de l’annoncer et de faire d’une telle éventualité un catalyseur de ralliement et d’enthousiasme. Viendra, viendra pas, la mayonnaise tarde à prendre jusque-là. A tout le moins, des activités de préparation et de parade auraient dû emballer la presse et les partisans.

\r\n\r\n

C’est comme quand le médecin percute les ligaments au genou pour déclencher une contraction, réflexe du muscle. C’est pour que le message soit conduit par un effet d’annonce sensitif. En excellents connaisseurs du moule psychologique des sénégalais, Maître Wade et ses adjoints tentent de stimuler le capteur affectif des militants, des sympathisants et des indécis. Rien que l’annonce de l’arrivée de Wade peut constituer un facteur d’apaisement dans le contexte post-investiture ponctué par des désaccords, des détresses et des déchirures. Elle peut servir également de pompe aspirante d’une partie de l’opinion à la recherche d’une force gagnante, celle-là en mesure d’en découdre à coup presque sûr avec Macky Sall et compagnie.

\r\n\r\n

Dans une lettre adressée aux responsables et militants du Parti Démocratique Sénégalais au mois de janvier 2017, Abdoulaye Wade avait écrit ceci : « Les élections législatives seront un tournant politique majeur. Il faut oser prendre des décisions qui peuvent défaire, dès 2017, le régime de Macky Sall. Le PDS seul est capable de secouer rudement le baobab mais pourra, sûrement, avec de bonnes alliances le terrasser. » Dès lors, la première bataille qu’il compte livrer est celle destinée à confirmer son leadership et à faire passer le PDS et sa coalition pour la seule alternative crédible. De cela, dépend son aptitude à capitaliser le "vote utile" qui, en définitive, fera la différence.

\r\n\r\n

Cependant, il ya bel et bien un rattrapage à faire. En vérité, les rapports de forces au sein de l’opposition sont nettement différents de ceux d’avant 2000. Wade et le PDS étaient sans conteste maitres en chef dans " le montage et le déploiement du mécontentement populaire ". C’est à croire que les sénégalais, surtout les plus jeunes, deviennent de moins en moins sensibles au charme et au génie de la vedette américaine, Gorgui Fara Wade Ndiack.

\r\n\r\n

Birame Waltako Ndiaye

\r\n\r\n

[email protected]

\r\n
Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Alerter

À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

Voir tous les articles de Roman Polyarush

4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Commentez cet article

Nom *

Adresse de contact *

Site web

Commentaire :