Pari réussi de Me Wade : le PDS est au devant de la scène

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Il écrase, il étouffe et il isole ses adversaires ainsi que tous ceux-là qui souhaitent lui succéder alors qu’il en veut encore. Lui, c’est Abdoulaye Wade. Cette fois-ci, c’est davantage par nécessité de survie que par volonté de puissance. La difficulté à lui ravir le titre de tête de proue, c’est sa capacité à créer l’évènement qui enrôle et ensorcelle. Son appel à manifester devant les préfectures et les sous-préfectures a retenti parce qu’il est fait au moment où, à une semaine du scrutin, l’autorité administrative ne peut réagir que prestement, confusément. Abdoulaye Wade sait dégainer à l’heure juste, à la cadence qu’il faut et sur l’exacte cible.

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Wade sort de sa tanière et tous les porteurs de pancarte s’éclipsent, comprimés dans l’atmosphère incommodant des bluffs et bravades. « Si vous ne recevez pas vos cartes, allez où elles sont et défoncez les portes », dit-il. Il ajoute qu’une marche sera organisée de la préfecture de Dakar au ministère de l’intérieur. Il s’agit là de deux recommandations distinctes. La première est une incitation au vandalisme. La deuxième est une invite à manifester pacifiquement dans les limites des garanties constitutionnelles. Génie politique hors pair, le Pape du Sopi est parvenu à embrigader les analystes et observateurs au gré du débat orienté exclusivement sous l’angle étroit des libertés publiques.

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Quand il lui est opposé sa responsabilité dans l’arrêté qui interdit toute manifestation politique entre le Cap Manuel et l’avenue El Hadji Malick Sy, Wade-le-talentueux répond, hors de propos, qu’il n’y aura pas de débordement. Il est un « grand homme politique » dont l’aptitude à emballer les masses est désormais renforcée par un statut nouveau d’intouchable. Ne soyez pas étonnés qu’Ousmane Sonko soit vivement attaqué pour avoir émis des réserves sur l’appel à la manifestation. C’est parce que sa posture de relève, de porteur de rupture et de potentiel tombeur du maître des céans le hisse forcément à la dimension d’homme à abattre, coûte que coûte.

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Maître Wade n’a rien à faire des solutions de sortie de crise avancées par le ministre de l’intérieur afin d’accélérer la distribution des cartes d’identité. Ce n’est pas tant le manquement grave dans le processus électoral que la fenêtre d’opportunité générée qui l’intéresse. Il ne peut pas trouver mieux comme déclic que ce cafouillage des autorités qui font montre d’une incapacité notoire. Wade s’empare des failles non pas pour exercer une quelconque pression sur les pouvoirs publics, mais pour s’imposer au dessus de tous ses rivaux. Son public-cible est constitué de ceux-là qui doutent encore de son statut de chef de l’opposition jusqu’à jeter leur dévolu sur l’élite politique montante.

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Par crainte de représailles ou pour éviter que les partis au pouvoir en profitent, les coalitions concurrentes se sont gardées, majoritairement, d’évoquer le passif et le passé récent du mastodonte. C’est cette posture attentiste qui donne au Pape du Sopi la marge de manœuvre qu’il faut pour tasser les autres leaders de l’opposition en périphérie et d’instaurer un duel avec le camp présidentiel. « L'opportunité, c'est lorsque l'occasion vous saute dessus. » L’histoire troublante des cartes d’identité et le bouillonnement qui s’est ensuivi ont échappé aux prévisions, schémas et manœuvres des tenants du pouvoir.  

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Birame Waltako Ndiaye

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[email protected]

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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