Barthelemy Diaz, Senegalais. Ndiaga Diouf, Senegalais: l'absurdite de la politique au Senegal

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  • Article ajouté le : 28 Mercredi, 2011 à 19h05
  • Author: Cheikh Dia

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Je n'ai pas reconnu mon pays,  le Senegal,  lors des evenements malheureux de Jeudi dernier a Baobab quand tout ce qu'il y a de nefaste dans politique senegalaise a converge a la mairie de Sicap Mermoz.  Je n'ai pas pu non plus donner un sens a ce jour fatidique et aucun sens ne pourra etre donne a cet evenement meme apres l'enterrement et le deuil de Ndiaga Diouf et meme pas apres l'inculpation ou la liberation de Barthelemy Diaz.  Sicap Baobab est devenu le carrefour de toutes nos peurs et de tous nos exces et de notre addiction au spectacle.  Il y'aura des minutes de silence par ci et par la, bien sur.  Et ceci ne fait qu'annoncer notre descente profonde et continue dans l'absurde.  Au moment ou j'ecris ce blog, un plus sera connu sur les circonstances de la fusillade de jeudi, sur le cours des evenements et les tristes mecaniques de ce jour et la vie de la victime et l'etat d'ame du maire "flingueur".  Mais aucune excuse ou raison ne pourrait jamais expliquer pourquoi les choses se sont passees ainsi et pourquoi il y a eu mort d'homme.  Il y  aura des arrestations, des deferements, un jugement devant la Cour d'assises aura lieu et une sentence imposee and une histoire ecrite, mais la verite absolue nous echappera a jamais.

En regardant en direct la couverture de l'evenement, une fusillade en plein jour au Senegal, j'ai senti pour la premiere fois de ma vie, que quelque chose de dangereux et incontrolable a ete lache dans notre pays,  qu'une colere terrible et generale est entrain de couver partout. Meme le jour du naufrage du "Joola" nous ramene a une differente sorte d'angoisse, a quelque chose de divine et fataliste, une negligence terrible mais pas un ennemi . Quelque chose que nous pouvons deplorer placer des blames et essayer de corriger. Mais ceci est different et meme notre peur envers elle est differente. Parceque avec ceci le Senegal est divise.  Comme en Casamance, ce sont des senegalais qui terrorisent des senegalais, c'est un sengalais qui a tue un autre senegalais. Legitime defense ou homicide, c'est la politique senegalaise en general qui devrait occuper le banc des accuses lors du proces, s'il y a proces. Peut-etre peut-etre c'est ca que signifie etre senegalais apres l'alternance.

Donc aujourd'hui nous envoyons nos condamnations et nos angoisses aux quatre coins du Senegal,  nous envoyons notre support et notre sympathie a Barthelemy Diaz et a sa famille, nous envoyons nos condoleances et nos indignations a la famille de Ndiaga Diouf. Qu'importe le cote que vous soyez,  qu'imprte l'etiquette que vous collez a Ndiaga Diouf, fils, frere, ami, plombier, ex-lutteur ou/et "nervis",  il faut comprendre qu'il est mort et quel que soit le destin qui aurait du etre le sien,  il ne devait pas mourir ainsi.  Quelle que soit votre appartenance politique et le jugement que vous portez sur ce jeune homme et celui qui l'a tue,  puisse sa mort rappeller aux politiciens et nous rappeler le prix, oh commbien eleve de leurs ideologies, ambitions et soif du pouvoir. Puisse sa mort reveler nos facons absurdes de faire de la politique et nos rethoriques surchauffeees and intimidantes..

Puisse la mort de Ndiaga Diouf soit un avertissement pour les politiciens et pour nous tous.

Puisse sa mort soit le sacrifice qui va apaiser les coeurs et les esprits.

Barthelemy Diaz, senegalais. Ndiaga Diouf, senegalais. Quel sens donner a ce que nous sommes et ce que nous aspirons etre.                                                                        

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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