La démocratie sénégalaise malade de son opposition ?

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

En politique, l’opposition désigne l’ensemble des mouvements et partis politiques qui s’opposent aux forces politiques détenant le pouvoir. Elle est également entendue comme  l’ensemble des partis qui n’appartiennent pas à la majorité parlementaire ou à la coalition au pouvoir.

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Le rôle de l’opposition est donc essentiel en démocratie. L’existence d’une opposition politique est  l’essence même d’une véritable démocratie. L’opposition constitue un contre-pouvoir. En effet, elle permet d’éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n’ait la tentation de mener une politique portant atteinte aux droits et libertés. Pour cela, l’opposition dispose, conformément à la Constitution, des moyens pour intervenir et jouer pleinement son rôle. En effet l’opposition peut mettre en cause  la responsabilité gouvernementale devant l’Assemblée Nationale par une « motion de censure », saisir le  Conseil Constitutionnel ou mener des débats contradictoires au Parlement mais également interpeller le Premier Ministre (Chef du gouvernement) sur certaines questions lors de son passage à l’Assemblée Nationale (questions d’actualités).

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L’opposition représente aussi la possibilité d’une alternance politique : elle participe à l’existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants. L’opposition permet aussi de renouveler le personnel politique : lorsque la majorité perd le pouvoir, une nouvelle génération d’hommes politiques peut trouver une place de choix dans l’opposition et se préparer ainsi à assumer des fonctions importantes à l’occasion d’une victoire à venir.

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Aujourd’hui, la démocratie sénégalaise est malade de son opposition. Malgré le renforcement de  la Constitution avec l’avènement de nouvelles dispositions telles que le statut du chef de l’opposition voté à travers le référendum du 20 mars 2016, les partis d’oppositions ont du mal à trouver jusque-là un leader qui fait l’unanimité. A cela  s’ajoute le phénomène de la transhumance politique qui oblige certains militants à rallier la mouvance présidentielle. La faiblesse de l’opposition sénégalaise est aussi liée au problème du leadership mais également à la bonne stratégie du pouvoir de museler cette opposition. Il faut aussi noter que le Président Sall a réussi à garder ses anciens alliés autour de la coalition « Benno Book Yakhar »

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A l’approche des législatives du 30 juillet prochain, la coalition des partis d’opposition réunie autour de « Manko Wattu Sénégal » peine toujours à finaliser sa liste commune. Selon même certaines indiscrétions, l’ex Président Me Abdoulaye Wade est pressenti pour diriger cette liste commune de l’opposition. Il faut dire également que le retour du Président Wade sur le terrain politique serait sans nul doute un échec voir même une honte pour les partis d’opposition. Ainsi pour espérer une cohabitation au soir des législatives du 30 Juillet, l’opposition sénégalaise notamment « Manko Wattu Senegal » doit être soudée et tout faire pour régler définitivement la problématique du leadership.

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Au-delà de la question électorale, l’opposition politique doit jouer son rôle pour donner un souffle nouveau dans la consolidation de la démocratie. Elle doit continuer  à proposer des alternatives aux citoyens, à provoquer le débat et à obliger le gouvernement à s’expliquer sur les grandes questions telles que la bonne gouvernance, le dialogue politique, la transparence dans la gestion des ressources naturelles, à réclamer l’indépendance de la justice. Le gouvernement doit quant à lui garantir le respect des principes démocratiques tels que le respect de l’opposition, la séparation des pouvoirs et la  promotion d’un véritable dialogue politique.

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Yéro Guissé

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[email protected]

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http://www.yeroguisse.org 

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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