Chronique d’une Victoire du Peuple marquant la fin des désillusions des lions ?

International

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Ce vendredi 5 septembre restera graver dans les annales du football sénégalais. L’équipe nationale du Sénégal vient de battre pour la première fois l’Egypte à Dakar. Les lions de la téranga qui jouaient dans un contexte particulier, ont su vaincre le signe indien en venant à bout des Pharaons. Cette victoire scelle ainsi la conciliation de l’équipe nationale avec son public.

Le peuple sénégalais attendait la réaction des lions après quelques années de déceptions et de contre-performances. Depuis près de cinq (5) ans, l’équipe nationale du Sénégal a du mal à s’imposer au niveau continental et international. Tout commence réellement en 2008 avec l’élimination au premier tour des lions, amenés par le sélectionneur franco-polonais Henry Karsperzak qui avait même abandonné le navire au bout de deux matchs. Son adjoint  Lamine Ndiaye, qui avait  fini de faire ses preuves au Tout Puissant Mazembé, conduira l’équipe jusqu’à l’élimination à la CAN 2010 et du Mondial sud-africain. Après moult interrogations sur le choix d’un sélectionneur local ou étranger, la fédération sénégalaise de football décida de promouvoir l’expertise locale conduite par le trio Amara Traoré, Abdoulaye Sarr et Mayacine Marr. L’espoir renait après le premier match victorieux contre la Grèce en amical et il s’en suit  une brillante qualification à la CAN 2012 devant notamment le Cameroun, quadruple champion d’Afrique. Après cette qualification, le peuple sénégalais espérait voir avec cette nouvelle génération, son premier trophée continental. Mais hélas, l’équipe du Sénégal, coachée par Amara Traoré, passe à côté de son sujet et rentre au pays avec le moindre point pris. Le football sénégalais replonge ainsi dans les déceptions et les contreperformances. Joseph koto, un autre entraineur local prend les rênes de la sélection et opte pour la reconstruction de l’équipe autour de la sélection olympique et de certains cadres.

Les éliminatoires de la CAN 2013 pointent à l’horizon et Sénégal tombe sur la Cote d’ivoire, première nation africaine selon le classement FIFA à l’époque. Les lions ratent ainsi leur match allé à Abidjan (2-4) avant de s’incliner à Dakar le soir du 13 octobre 2012. La Cote d’ivoire (qui menait 2-0) à 20 minutes du coup de sifflet final, ne verra pas la fin du match. Les supports sénégalais, mécontents, jetaient des projectiles, occasionnant des incidents graves au sein du stade Léopold Sédar Senghor. Cette nouvelle désillusion, cette fois-ci à domicile, était celle de trop. La confédération africaine de football (CAF) décida de suspendre pendant un an le stade Senghor(le seul reconnu par la FIFA). Les lions rateront ainsi l’édition 2013 de la Coupe d’Afrique des Nations. Après cette absence de la CAN Sud-africaine, le Sénégal réussit à nouveau un bon en avant dans les éliminatoires du Mondial Brésilien et parvient à figurer dans le top 10 des futurs représentants de l’Afrique à la Coupe du Monde 2014. L’épreuve des barrages du mondial consacre les retrouvailles lions du Sénégal et éléphants de Côte d’ivoire. Auparavant, la fédération sénégalaise de football avait fini de faire son choix sur Alain Giresse qui  devra conduire le « Commando » qui ira à l’assaut des éléphants

Le match allé à Abidjan fut encore une grande déception avec la victoire de la Cote d’ivoire sur la marque de 3-1. Le Sénégal se contentera de jouer au Maroc(Marrakech) pour essayer de renverser la tendance suite à l’indisponibilité du stade Senghor. Le miracle n’aura pas lieu même si les lions étaient à un doigt du Brésil (1-1). Après cette nouvelle désillusion, la fédération décide de renouveler le bail avec Giresse. Ce dernier, après quelques matchs de préparation et des matchs nuls enregistrés, se voit attribué par la presse sénégalaise, le titre de « coach des matchs nuls ».

Soucieuses de l’importance des infrastructures de qualité dans l’optique des résultats de l’équipe nationale, les autorités étatiques décident de réhabiliter le stade Léopold Sédar Senghor à cout de millions de francs afin de permettre à l’équipe de faire des résultats en marge de la campagne de qualification pour Maroc 2015. Le résultat du tirage au sort des poules de cette campagne consacre ainsi l’Egypte, la Tunisie et le Botswana comme adversaires des lions et les pharaons désignaient premiers adversaires du Sénégal. Les lions joueront ainsi au stade Senghor après que ce dernier ait purgé sa sanction.

La réconciliation tant espérée de l’équipe nationale avec le public sénégalais aura sonné et ce match Sénégal-Egypte est placé sous le sceau de l’Union sacrée et de la Solidarité autour de l’équipe. Les lions, gonflés à blog, ne tremblent pas et réalisent le maximum en dominant les pharaons sur la marque de 2 buts à 0.

Cette belle victoire, considérée comme celle du peuple Sénégalais, augure de belles perspectives qui passeront par l’expédition de Botswana et la réception de la Tunisie qui auront comme seul mot d’ordre : LA GAGNE. Quoi qu’il en soit, avec cette victoire contre le quintuple champion d’Afrique (Egypte), le public sénégalais a retrouvé l’ambiance du stade Léopold Senghor des grands soirs, symbolisant un Sénégal soudé derrière ses couleurs nationales.

Yéro Mamadou Guissé

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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