Tout arrive à qui sait attendre. Qui aurait osé miser un kopek sur l’engagement de la Chine et des États- Unis d’Amérique, les deux plus gros pollueurs de la planète, dans la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre (GES) ? Pourtant, mercredi 12 novembre 2014, sous la direction de leurs chefs d’État respectifs, Xi Jinping et Barack Obama, ils s’engagent sur un projet sans précédent de réduction de GES ! Ces deux pays, où certaines agglomérations baignent dans un smog quasi permanent, se rendent-ils enfin compte qu’on ne badine pas avec la pollution de l’air ? Dans tous les cas, vu les termes du contrat, les défenseurs du développement durable ont poussé un ouf de soulagement.
Certes la Chine va connaître un pic de pollution en 2030, mais elle a décidé à cette date de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans sa production énergétique, contre 10% en 2010. Quant aux États- Unis d’Amérique, ils vont réduire de 26 à 28% leurs émissions de GES, comparativement à 2005. Pour les observateurs, cet accord est pour le moins inédit, à environ un an de la Conférence sur le climat, prévue à Paris en 2015. Pour rappel, le Protocole de Kyoto, traité international sur la réduction des émissions de GES, qui s’ajoute à la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), ratifié in extremis le 23 mai 2002 avec l’entrée de l’Islande, a été prolongé de justesse jusqu’en 2020, à la Conférence de Doha au Qatar. Le protocole allait alors expirer à la date du 31 décembre 2012… Rappelons que le Canada, le Japon et la Russie s’étaient retirés, et que la Chine et les États-Unis d’Amérique ne se sentaient pas concernés.
Ils avaient tourné le dos à une réduction de GES, tels que le dioxyde de carbone, le méthane, l’oxyde nitreux (protoxyde d’azote), et 3 types de CFC (chlorofluorures de carbone), à savoir l’hexafluorure de soufre, les hydrofluorocarbones, les perfluorocarbones. Pourtant, les risques ne manquent pas : avec un réchauffement de 2°C des températures sur terre, on se dirige vers une élévation du niveau des mers, des phénomènes extrêmes, tels qu'inondations, ouragans, tsunamis… Au G20 de Brisbane, des dirigeants du monde auront-ils l’audace d’évoquer la rentrée, dans les rangs, en catimini de ces gros pollueurs qui ont attendu que la tonne carbone tombe à 2 $ ?
Auteur: les afriques
Publié le: Samedi 03 Janvier 2015
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