
A quelques jours d’un historique quart de finale face à la Côte d’Ivoire, la Guinée équatoriale retient son souffle. Entre peur et espoir.
Dans les taxis, les conversations s’animent. Le camp des réalistes annonce un quart de finale très compliqué face à la Côte d’Ivoire, pendant que les autres croient en la chance d’une équipe équato-guinéenne tombeuse des Lions de la Téranga.
C’est avec Dorothée, équato-guinéenne, la trentaine et passionnée de foot, que nous obtenons quelques explications intéressantes.
«A Bata, nous avons le public le plus chaud. C’est un stade où il y a une ambiance extraordinaire. Chaque fois qu’on joue à Malabo, on ne gagne pas ! Le public de Malabo n’anime pas comme nous », déplore-t-elle. « Ici à Bata, au moment où l’équipe a été rejointe au score par le Sénégal lors du deuxième match, le public n’a rien lâché.
Il a joué son rôle, mais à Malabo face à la Zambie, dès que l’équipe était menée, le public n’a pas été à ses côtés», constate-t-elle amèrement en prévision des quarts de finale à venir.
Bata cosmopolite et plus passionnée ?
« Cela s’explique par le fait qu’à Malabo, la population n’est pas aussi cosmopolite qu’à Bata. Elle est plus réservée et forcément dans le stade ça se ressent. »
Cette phrase de Dorothée après la défaite concédée face à la Zambie lors de la 3e journée est évocatrice de la peur ambiante.
Mission difficile face aux Eléphants ?
« Contre la Côte d’Ivoire, ce sera difficile pour nous. C’est presqu’impossible. La Guinée même sait que la Côte d’Ivoire est une grande équipe, elle a un jeu mieux organisé. On ne peut pas se comparer aux Eléphants. La Guinée va se battre, mais elle ne peut pas gagner. Elle paraît moins forte. » Cette analyse de Dorothée n’est pas partagé par Edouard, béninois vivant à Bata. « Je crois au miracle, car si la Guinée a pu battre le Sénégal, elle peut le faire contre la Côte d’Ivoire. »
Source: starafrica.com
Anonym on February 4, 2012 (16:19 PM) 0 FansN°:1
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