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Le boulanger d’Abidjan et le Pâtissier de Dakar par Cheikh Tidiane Sy
   Par Cheikh Tidiane Sy Via loffice.sn | Seneweb.com |  Samedi 22 décembre, 2012 16:37  | Consulté 11013  fois  | 47 commentaires   Favoris
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Contribution | Mots Clés: Macky Gbagbo, Boulanger, Patissier, Cheikh Tidiane Sy

Le philosophe hongrois Sandor Marai écrivait avec justesse que « les hommes ne sont jamais aussi dangereux que quand ils se vengent des crimes qu’ils ont commis eux-mêmes ». Ceux qui ont lu la prétendue réplique de Monsieur Seydou Guèye, porte-parole de l’Alliance pour la République (APR) à ma tribune sur la médiation du Président Macky Sall en faveur du Front populaire ivoirien (FPI), ont dû se rendre compte de la haine, du manque affligeant de profondeur et du plein délire qui ont animé son auteur, du début à la fin. Politiquement, son texte me ramène au constat suivant : lors d’une réunion de l’APR, Macky Sall - qui est toujours à la tête de sa formation politique (en porte-à-faux avec les conclusions des Assises) avait déploré le fait qu’il était mal défendu par les siens ; Hé bien, il peut se réjouir, son porte-parole a répondu présent. Sauf qu’il ne l’a pas fait avec talent, mais avec fanatisme inutile et violence inouïe, au point que j’ai pensé qu’il devait avoir la bave à la bouche en rédigeant son papier écrit avec précipitation. En vérité, « avoir du talent, c’est avoir foi en soi-même, en ses propres forces », j’ai cité Maxime Gorki. J’invite Seydou Guèye à méditer cette pensée de l’écrivain et dramaturge russe.


Les Sénégalais nous observent et sont plus intelligents que les gouvernants. J’ai posé une question jusque-là sans réponse : « Qu’est-ce qui motive la médiation de Macky Sall ? », à un moment où il y a déjà un cadre de dialogue et de réconciliation mis en place par le Chef de l’Etat ivoirien et qui travaille sous l’autorité naturelle d’un ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Avec toute la modestie qui entoure mes propos, je crois savoir de quoi je parle lorsqu’il s’agit de facilitation ou de médiation. Voyez-vous, quatre années durant (1997-2001), je me suis retrouvé, à côté du Mwalimu Julius Nyerere, impliqué dans le processus de médiation pour la paix au Burundi. Dans ce pays, il n’y avait pas de gouvernement élu démocratiquement, ni de parlement représentatif, ce qui est loin d’être le cas de la Côte d’Ivoire. Par conséquent, je suis fondé à me poser des questions sur les véritables motivations de Macky Sall. On a pu lire dans le communiqué de la présidence de la République qu’il est en accord avec le Chef de l’Etat ivoirien. Evidemment pour qui connaît la délicatesse et l’élégance de Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Cela dit, Seydou Guèye me donne l’occasion de préciser ma position : Macky Sall, ministre, Premier ministre d’Abdoulaye Wade, Président de l’Assemblée nationale sous la bannière libérale, ne saurait, en ce moment, nous donner, - à nous qui avons exercé des responsabilités avec lui sous Me Wade -, des leçons de quelque nature que ce soit. Ce n’est pas parce qu’ils détiennent le pouvoir que Macky Sall et ses acolytes pensent qu’ils vont nous mettre en coupe réglée. Ils se trompent lourdement. Et quand M. Guèye, en mal d’argument, d’étoffe et d’envergure, me destine tout bonnement à la prison de Rebeuss, je voudrais lui rappeler que j’y ai déjà séjourné, du fait de mon engagement dans la lutte pour la liberté et la démocratie. Un engagement qui trouve sa source dans la stricte éducation que j’ai reçue et qui me commande de « cacher tout le bien que je pense de moi-même et le peu de bien que je pense des autres ». Ce que Seydou Guèye ignore et je me sens dans l’obligation de le lui rappeler, c’est qu’aux différentes fonctions que j’ai occupées, sous Senghor, Diouf et Wade, ou encore dans la fonction publique internationale, j’ai toujours privilégié la loyauté et le sens du devoir. L’ancien Premier ministre, Macky Sall sait, lui, de quoi je parle, s’il a gardé en mémoire le souvenir de certaines séances du conseil des ministres. L’amalgame Mobutu. Mes détracteurs aiment toujours à se servir de mon passage auprès de feu le président Mobutu pour me forger une image qui n’est conforme ni à ma personne, ni à mon caractère. D’abord, j’étais conseiller personnel du président Mobutu avec résidence à Dakar. Je travaillais sur des dossiers pointus qui n’avaient aucun lien direct avec la politique intérieure zaïroise. Le président Mobutu m’avait gratifié de son amitié, à tel point que le sobriquet de « Mobutu Sy », fabriqué par un lobby politico-journalistique qui pensait ainsi me déstabiliser, ne m’a jamais troublé. J’ajouterai que Mobutu n’était pas le seul chef d’Etat africain avec qui j’ai entretenu des relations de confiance. Mais le fait le plus significatif est que j’ai quitté mes fonctions de conseiller en 1991 ; donc plusieurs années avant que Mobutu ne perde le pouvoir. En effet, quand la colonne de Kabila a commencé sa marche sur le Zaïre, à partir du Rwanda, j’étais au Bureau des Nations-Unies au Burundi. Par conséquent, vouloir à tout prix, comme le fait M. Guèye, m’associer à la chute ou à la perte, c’est selon, du président Mobutu procède de l’amalgame. Mais je le lui pardonne et il n’est pas le seul à entretenir cette confusion souriante. Cela dit, il n’est pas inutile de révéler, pour ceux qui ne l’ont pas connu, que de son vivant et au faîte de sa gloire, du beau monde (chefs d’Etat, hommes politiques, journalistes, guides religieux, hommes d’affaires) se précipitait vers Kinshasa ou Gbadolite, son village natal. Une audience avec le président Mobutu valait son pesant d’or, et il y a, parmi vous M. Guèye, des responsables au plus haut niveau de la République, aujourd’hui, qui ont couru derrière une audience de Mobutu. J’y reviendrai un jour... Inch’Allah !


Responsabilité dans la perte du pouvoir. Quant à ma part de responsabilité dans la perte du pouvoir, le 25 mars dernier, je l’assume pleinement et entièrement. C’est une obligation morale. Je dirai, cependant, qu’elle a été la conséquence de hautes trahisons et de petits meurtres politiciens qui ont fait qu’avec 26% des électeurs, au premier tour, (ce qui représenterait son poids électoral réel), Macky Sall a engrangé le score de 65 % au deuxième tour. Le résultat est qu’on est, aujourd’hui, dans un imbroglio politique qui ne dit pas son nom. L’avenir nous éclairera. Un autre débat que j’engagerai plus tard... Inch’Allah ! M. Guèye a rappelé, pour me le reprocher, la déclaration que j’ai faite dans la nuit du 19 mars 2011. Ma religion de l’Etat, c’est d’abord le sens de la raison d’Etat, c’est-à-dire accepter de servir, sans être asservi, être fidèle et loyal. Il en est ainsi, et il en sera toujours ainsi, car, chaque fois que l’Etat en sentira la nécessité, il fera appel à ceux qui veulent lui rester fidèles. C’est la raison pour laquelle, tous ceux qui se sont émus de ma déclaration télévisée du 19 mars 2011, au point de me le reprocher, n’ont rien compris. L’Etat a estimé indispensable d’informer l’opinion sur des activités identifiées par les services compétents et constituant une menace à l’ordre public ; j’ai parlé et agi au nom de l’Etat que je servais et qui m’avait mandaté. Penser que c’est de ma propre initiative, c’est ignorer le fonctionnement de l’Etat et c’est lamentable que le Secrétaire général du gouvernement ne l’ait pas compris au point de l’évoquer dans son plaidoyer.


Pourquoi Seydou Guèye ne rappellerait-il pas, alors, ce que son mentor à l’époque Premier ministre, a fait au Méridien-Président devant tout le corps diplomatique : "l’exécution politique" d’un certain Idrissa Seck, dans le cadre des « chantiers de Thiès » ? Pourquoi ne rappellerait-il pas qu’auparavant il avait été accusé par un autre « dignitaire » de l’actuel régime de fomenter « un coup d’état rampant » ? Dois-je évoquer, pour rafraîchir la mémoire du jeune Guèye - si tant est qu’il était à l’époque avec Macky Sall - le refus de ce dernier de respecter les dispositions du Code électoral dans son fief de Fatick en 2007 ? Qui, récemment, dans votre gouvernement, s’en est pris ouvertement à la Justice sénégalaise ? Je n’ai pas entendu la voix de la Garde des Sceaux, pourtant si prompte à parler aux medias. Et tant d’autres faits qui montrent, tout simplement, que les Sénégalais peuvent s’attendre à être « roulés dans la farine », à l’image d’un certain Laurent Gbagbo que les Ivoiriens ont surnommé « le boulanger ». En général, le boulanger et le pâtissier utilisent la même pâte.

Cheikh Tidiane Sy Ancien ministre d’Etat Ancien fonctionnaire international

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Nene on December 22, 2012 (16:50 PM) 0 FansN°:1
Pere yaw ta
ve dit yangui diangui alkhouran
e bayil wakh by amoul bene ngeurine
Xeme on December 22, 2012 (17:00 PM)0 FansN°: 2301851
Ehem ! Ehem ! Ehem !
Mon petit doigt me dit que Seneweb a quelques exigences envers le gouvernement Arc en Ciel, cs jours-ci. Et mon petit doigt se trompe rarement.
Bethiooooooooo on December 22, 2012 (18:15 PM)0 FansN°: 2301990
Tu n'es qu'un mecontent, il vaut mieux la fermer, lorsque tu etais la entrain de lecher les Q et voler les biens publiques tu n'avais rien dit.
"Cheikh Tidiane Sy Ancien ministre d’Etat Ancien fonctionnaire international " MY ASS
La on December 22, 2012 (17:50 PM)0 FansN°: 2301950
Tres Bon texte. La marque de la vieille ecole.
ARNOLD on December 22, 2012 (18:07 PM)0 FansN°: 2301978
Ben oui la vieille école de Moboutou WAZABANGA!
Cloudcomputing on December 22, 2012 (18:47 PM)0 FansN°: 2302048
Et apres? Cela ne sert a rien d'ecrire des foutaises. Il faut etre special ou ridicule au point de se glorifier d'avoir ete conseiller de Mobutu Seseko Kukuwendo Diwazabanga.Il me semble que ce monsieur a passe une partie de sa vie a travailler contre le developpement de l"Afrique en sa qualite de conseiller d'un des plus grand fossoyeur de l'Afrique en l'ocurrence Mobutu. Et il en est tout fier.Je me demande sur quel critere ce monsieur a ete recrute pour sevir la la Republique (tout sauf competence ou savoir faire).Il est beaucoup plus facile d'expliquer le retard economique de l"afrique a travers l'action de nos propres dirigeants que celle des organisations internationales comme le FMI ou la BM.
Johnstone on December 22, 2012 (16:54 PM) 0 FansN°:2
Celui qui a manque de respect aux magistrats est Wade qui les a traite d'esclaves qui refusent de s'affranchir du maitre.
Votre contribution ne nous interesse guere, ce qui compte pour nous c'est de renflouer nos caisses que votre fils de voleur nous a pris. Detrompez vous, vos foucades n'y feront rien, ces audits seront menes a terme quoique cela puisse nous couter et le sieur Sall sait tres bien que les enjeux de sa reelection se jouent sur ce dossier.
Vérité on December 22, 2012 (17:12 PM)0 FansN°: 2301874
De l’obligation de rendre compte : Et si on interrogeait le droit positif sénégalais !


Combien de fois avons entendu un ancien ministre, membre du PDS, dire : nous sommes prêts à rendre compte ?

Rendre compte à qui ? De quoi ? Et au nom de quoi ? Et pourquoi ?

De deux choses l’une, soit les anciens ministres, membres du PDS, n’ont jamais compris leurs charges, soit ils savent que le nouveau régime s’est piégé et ils le veulent davantage l’enfermer dans ce piège. Il faut, quand même le dire, le nouveau régime perd beaucoup d’énergie dans cette histoire de traque des biens dits mal acquis. Or les urgences sociales sont toujours là. Le peuple est plus que jamais impatient. Et c’est bien l’opposition, elle seule, qui tire profit de l’immobilisme du gouvernement.

Certains techniciens, très inquiets de la situation actuelle, commencent même à alerter l’opinion publique par voie de presse, en dépit de leur devoir de réserve.

En effet, si le Directeur de l’ANDS (agence nationale de la statistique et de la démographie) éprouve le besoin de mettre en garde les autorités par voie de presse sur les risques de fuites des investisseurs, c’est qu’il a vraiment peur.

L’ANDS est, tout de même, la première institution sénégalaise de collecte, de traitement et de diffusion d’information sur le Sénégal, en particulier dans les domaines économiques et sociaux.

On peut donc bien penser, que son Directeur Général sait de quoi il parle, pour utiliser un langage bien de chez nous.

En effet, Babacar Fall, DG de l’ANDS, un officiel sénégalais, éminent haut fonctionnaire de l’Etat a déclaré publiquement, dansdakaractu.com, le 17 décembre 2012 : « Il faut éviter de trop parler de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite, puisque le sujet peut empêcher de nouveaux investisseurs de venir au Sénégal et peut faire fuir ceux qui sont déjà sur place ».

Quand on connaît le sens de la mesure des hauts fonctionnaires de l’Etat, il faut ici reconnaître que Monsieur FALL n’a pas voulu simplement répéter ce que beaucoup savaient et disaient déjà, mais le sens symbolique de sa prise de parole publique, sur une question qui fait l’objet de graves controverses politiciennes, c’est d’attirer l’attention des uns et des autres en faisant jouer la crédibilité de son institution. C’est le Directeur de l’ANDS qui a parlé. Tout un symbole, au-delà des mots.

Aucun haut fonctionnaire ne prendrait le risque de se prononcer sur des questions qui font l’objet de graves polémiques politiciennes, s’il n’y « sent » pas de réelles menaces des intérêts du SénégaL.

Surtout, lorsque ses déclarations tendraient à accréditer les thèses de l’opposition. 

En fait, tous ceux qui aiment cette république ont peur. Le problème avec les conflits politiques de cette nature, c’est qu’on ne sait jamais « comment ça à commencer » mais pire encore on ne sait non plus, « comment ça va terminer ». Nul n’a le génie de contrôler les situations de cette nature. Les plus anciens ont vécu l’affaire DIA/Senghor, nous avons vécu les affaires : Djibo/PS, Niass/PS, IDY/PDS, Macky/PDS ...

Ce qui est le plus grave dans la situation actuelle, c’est qu’on est entrain de tout mettre à l’envers. Et tout le monde semble avoir tombé sur ce piège.

Voila que l’on demande à d’anciennes autorités politiques de rendre compte de la gestion des finances publiques, de l’exécution des budgets. Mon Dieu ! Depuis quand les comptes publics sont-ils gérés par des autorités politiques ? Depuis quand l’administration financière sénégalaise est géré par des hommes politiques. Depuis quand le budget est-il exécuté par des hommes politiques. C’est à croire alors que le Sénégal est vraiment une république bananière !

Et plus grave encore les accusés ne cessent de dire : oui nous allons rendre compte.

Peut-on une seconde, imaginer voir Hollande dire, aux anciens ministres de Sakorzy, venez rendre compte ? Ou Obama dire, aux anciens ministres de Bush, venez rendre compte ?

Disons le clairement, un ministre membre d’un gouvernement n’a de comptes à rendre qu’au Président de la république qui l’a nommé et au parlement devant qui, le gouvernement auquel il appartient est responsable. Et les anciens ministres rendez compte régulièrement au Président de la république et au parlement (en y allant défendre leurs budgets, répondre aux questions écrites et orales des parlementaires, en se soumettant à l’exercice de contrôle du parlement….).

Dans quel pays du monde avons-nous une sorte de tradition républicaine qui voudrait que quand on termine un mandat, on rend compte. Comme si quand on est au pouvoir on fait ce qu’on veut et on rend compte après. Il faut arrêter, une bonne fois pour toute, ces sénégalaiseries, qui n’honorent pas notre république.

Nous ne sommes pas une république bananière.

Nous avons un Etat bien organisé, bien structuré. Personne ne peut donner une référence législative ou réglementaire qui dispose que le régime sortant doit rendre compte au régime entrant.

Décidément, nous osons croire qu’il ne s’agira pas de demander aux ministres de rendre compte de leurs choix politiques : pourquoi des routes ici et non des hôpitaux là-bas ?

Le régime de Wade n’avait de compte à rendre qu’au peuple, il l’a fait le 25 mars 2012, et n’étant pas content du bilan, le peuple l’a balayé. On passe à autre chose !

Quand, il s’agit maintenant de la gestion des comptes publics, donc des ressources publiques, les textes qui régissent l’organisation de notre Etat et son fonctionnement ont clairement identifié les personnes qui doivent s’en charger.

Nous ne pouvons – parfois - nous empêcher de nous demander si vraiment ceux qui utilisent l’expression, « reddition des comptes », connaissent la définition de celle-ci en finance publique ?

Et le jour où les politiques seront chargés de la reddition des comptes, cette république foulera le camp.

Un politique nous attendons de lui des choix politiques et non la gestion opérationnelle de non comptes publics, de nos ressources publiques.

Il est vrai que nous sommes l’un des peuples les plus paresseux dans le monde, mais tout de même, comment peut-on se prononcer sur la gestion des finances publiques sans au préalable prendre la peine de lire l’ensemble des textes qui organisent l’administration de celles-ci ?

Il ne serait pas inutile dans ce contexte de faire une petite synthèse des textes.

D’abord, en ce qui concerne la gestion de nos finances publiques, il faut dire que la marge de manœuvre de l’Etat est très limitée. Les politiques de gestion des finances publiques ne relèvent plus - en vérité - des politiques domestiques. 

Le Sénégal s’est engagé dans la constitution d’une union monétaire, économique et douanière et a librement choisi de renoncer à une partie de sa souveraineté dans la définition de certaines politiques publiques, surtout dans le domaine des finances publiques.

C’est ainsi qu’en 1997, l’UEAMO avait sorti une directive qui « fixe les règles fondamentales relatives à la nature, au contenu, à la procédure d'élaboration, de présentation et d'adoption des lois de finances, ainsi qu'aux opérations d'exécution et de contrôle du budget de l'État, applicables dans les États membres de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine ». Dans cette directive, nous notons - avec intérêt - deux points essentiels : les règles de contrôle et d’exécution du budget.

Et l’article 45 de cette directive dispose clairement que « les opérations d'exécution du budget de l'État incombent aux administrateurs de crédits, aux ordonnateurs ainsi qu'aux comptables publics dans les conditions définies par le décret portant règlement général sur la comptabilité publique ». Bien dit et très clair.

Pas besoin de rappeler ici, que le Sénégal a intégré les dispositions de cette directive dans son droit positif.

Alors, la question c’est maintenant, comment un ministre peut rendre compte de l’exécution du budget si la loi dit que ce n’est pas lui qui l’exécute. Oui ! le ministre répond, sur le plan politique, des résultats, donc de la pertinence ou non des options.

Il y a ici un amalgame qui est entretenu (à dessein ?), la frontière entre la responsabilité des techniciens et celle des autorités politiques. Les politiques répondent des choix budgétaires et les techniciens répondent de l’exécution de ceux-ci.

D’ailleurs, la directive, précitée de l’UEMOA, est très claire sur la question.

En effet, l’exécution du budget est soumise à un triple contrôle : administratif (fait par l’exécutif lui-même, par ses différents corps de contrôle), juridictionnel (fait par les juridictions spécialisées en matière de contrôle des finances publiques, donc la cour des comptes) et parlementaire.

Ici, nous ne pouvons nous empêcher de souligner la faiblesse des arguments des membres du régime sortant.

En effet, la directive, précitée, prévoit – même - le contrôle des comptes publics des Etats membres par la cour des comptes de l’UEMOA.

Mon Dieu ! pourquoi jusqu’ici les libéraux n’ont-ils demandé que la mission de contrôle des comptes publics soit confiée à la cour des comptes de l’UEAMO, pour plus de neutralité et d’objectivité ?

Entendons-nous bien, nous ne sommes pas leur conseiller, loin de nous aussi toute idée de faire de la consultance gratuite pour eux. Mais, nous relevons juste là une faiblesse dans leur système de défense.

En fait, comment un ancien ministre peut dire publiquement qu’il est prêt à répondre à la place des comptables publics ? Comment un ancien ministre peut dire qu’il est prêt à rendre compte de la gestion de comptes publics qu’il n’a jamais gérés ? A moins que ces anciens ministres veuillent nous fait croire qu’ils étaient des gestionnaires de fait.

En tout état de cause, la directive, précitée de l’UEMOA est très claire sur la question, elle dispose en son article 79 que « La juridiction des comptes juge les comptes des comptables publics. Elle vérifie sur pièce et, le cas échéant, sur place la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités publiques et s'assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les services de l'État et les autres personnes morales de droit public ».

Mieux, le Sénégal a intégré cette disposition dans son droit positif à travers l’adoption de la loi organique N°99-70 du 17 février 1999 sur la cour des comptes.

Et contrairement aux idées reçues, la constitution sénégalaise dispose clairement que c’est la cour des comptes qui est chargée de la promotion de l’obligation de rendre compte.

Il est vrai que l’on peut noter de temps à autre des cas de gestion de fait. Mais dans ce cas, il faut d’abord établir la matérialité des faits, les imputer clairement à une personne bien déterminée et justifier l’illégalité de l’acte.

Mais, il s’agit là aussi d’une autre faiblesse du système de défense des libéraux. En fait, dans leur déclaration, ils ne semblent pas nier la matérialité des faits, encore moins leurs imputabilités aux anciens ministres et pire encore leurs illégalités.

Tout ce qu’ils semblent demander c’est d’aller devant la haute de justice, qui est une juridiction politique, avec un système d’instruction long et complexe et non une juridiction de discipline financière. Veulent-ils piéger encore - à ce niveau – l’actuel régime ? Le temps nous le dira.

L’actuel premier ministre, Abdoul Mbaye, quand il a été accusé d’avoir blanchi l’argent de Habré, n’avait pas nié la matérialité des faits, et avait publiquement reconnu qu’ils (les faits) lui étaient imputables, mais il récusait leurs illégalités.

Avouons quand même que les libéraux devraient normalement avoir un système de défense plus solide que celui du P.M. D’abord, on n’a pas encore établi la matérialité des faits qu’on leur reproche, on ne peut donc les imputer ces faits là qui n’existent pas encore, inutile d’évoquer, alors la base légale.

Cette seule phrase aurait suffit aux libéraux : « dites nous d’abord ce que nous avons fait, après vous nous direz en quoi c’est illégale ».

Toutefois, les deux plus grands perdant dans cette affaire sont le peuple sénégalais et le Président Macky Sall.

Il faut être un mauvais conseiller de Macky Sall pour l’encourager à chercher une seconde victoire sur le PDS.

Le président Macky SALL n’a pas le droit de faire croire à l’opinion internationale qu’au Sénégal un ministre peut voler des milliards. Rien n’empêchera à l’opinion de croire que le vol continue, si on sait, Macky SALL, alors premier ministre, était incapable d’empêcher ses ministres de voler. Soyons sérieux quand même !

Aussi, Macky SALL a hérité un pays divisé, il devrait se poser en rassembleur. Le Sénégal a vécu de vives tensions politiques et sociales, Macky devrait s’engager à apaiser les tensions politiques et sociales.

En 2000, les contradictions entre Wade et DIOUF étaient dix milles fois plus profondes que celles de 2012 entre Wade/Macky.

Pourtant au lendemain de son élection, le premier geste de Wade a été d’aller voir la maman de Abdou DIOUF, en bon gentleman, pour dire au monde entier que le match est terminé.

Excellence, Monsieur le Président de la République, Macky SALL le match est terminé. Depuis le 25 mars 2012, vous êtes le président de la république du Sénégal.

Personne ne conteste votre victoire, alors de grâce arrêter les prolongations, un autre but ne servira à rien et les supporters sont fatigués.

Mais surtout, faites gaffe, si l’autre partie égalise dans ces prolongations cela risquera d’être très compliqué pour vous.

Alors comme disent les militaires : Rompez !

Sadikh DIOP

Maître es sciences économiques
Administrateur de l’observatoire de l’information et des médias
Silex  on December 22, 2012 (17:26 PM)0 FansN°: 2301903
vrémé tonton mobutu amo diom do rouss yaw dimbaliniou mé nak chapo t géne ne seperd pa tu la doné a ton fils c un gran voleur accompagné de voleur é accompagnateur de voleur
Silex  on December 22, 2012 (17:33 PM)0 FansN°: 2301918
vréma tonton mobutu yaw amo diom té do rouss. ancien accompagnateur de tueur de mass ojourdui encor accompagnateur de tueur de mass é chapo té géne ne se pérd pa ton fils est voleur accompagnateur de voleur é accompagné de voleur. Et cela me fé pensé a un film ki sintituleré SUCEUR DE SANG ET DE FRIC UN GENE DE FAMILLE
Balivernes on December 23, 2012 (01:22 AM)0 FansN°: 2302579
Arrêtez svp de raconter des balivernes sur ce forum.

Mon cher Maître es science économiques, vous feriez mieux de dénoncer le véritable problème des pays de la zone franc: le cancer du Franc CFA.

Enseignez aux étudiants ce qu'est vraiment la souveraineté monétaire (chose que vous devriez savoir) plutôt que d'appeler à passer sous silence des actes criminels qui n'ont que trop perdurer dans ce pays.

Si vous êtes Maître es science économiques vous avez le devoir de dénoncer haut et fort cette monnaie qui maintien nos pays dans la pauvreté à jamais.

Vous n'avez pas le droit d'appeler à amnistier des criminels économiques qui viennent aggraver la tumeur cancéreuse qu'est le CFA.

Si on doit passer des années à nettoyer le Sénégalais de toutes les pourritures qui s'y sont enracinées, le sacrifice en vaut le coup.

Il faudra en assumer les conséquences. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

Les Sénégalais n'ont pas le choix. Il faut casser les oeufs.

On ne peut construire que sur des bases solides. Pas sur du faux comme vous le prôner.
GNAK DIOM on December 22, 2012 (16:57 PM) 0 FansN°:3
Si le ridicule tuait... Vous avez meme pas honte d'écrire ces idioties en temps que ex Ministre d'Etat , de la Justice de je ne sais quoi. Vous payerez tous de vos forfaits. Qui séme le vent récolte la tempête. THIPIRI....
Vérité on December 22, 2012 (17:20 PM)0 FansN°: 2301896
Tentative de légitimation de la CREI :

Au cours de l’émission « Opinion » du dimanche 16 décembre 2012 animée par le journaliste Pierre Edouard Faye, sur Walf Tv et Walf Fm, les sénégalais ont dans leur grande majorité déploré la scandaleuse réflexion de Monsieur Mouhamed Mbodj, cet éminent membre de la société civile qui, pour justifier la création de la Crei a dit sans sourciller qu’une société à le droit d’instituer toutes les lois qu’elle estime nécessaire à sa conservation et à son épanouissement ! L’auteur de ce raisonnement oublie peut-être ce qui fonde la notion même de communauté internationale et celle de droit d’ingérence.
Tentative de légitimation de la CREI :
Désolé Mouhamed Mbodj, vous vous perdez entre légalité et légitimité !

Au cours de l’émission « Opinion » du dimanche 16 décembre 2012 animée par le journaliste Pierre Edouard Faye, sur Walf Tv et Walf Fm, les sénégalais ont dans leur grande majorité déploré la scandaleuse réflexion de Monsieur Mouhamed Mbodj, cet éminent membre de la société civile qui, pour justifier la création de la Crei a dit sans sourciller qu’une société à le droit d’instituer toutes les lois qu’elle estime nécessaire à sa conservation et à son épanouissement ! L’auteur de ce raisonnement oublie peut-être ce qui fonde la notion même de communauté internationale et celle de droit d’ingérence. Nous sommes à l’ère de l’interconnexion et de l’universalité des principes fondamentaux qui gouvernent la société humaine, parce que l’homme d’aujourd’hui est un citoyen universel d’un village qui s’appelle humanité.

A l’honorable Mouhamed Mbodj pour qui nous avons respect et considération, nous disons supposons simplement que la majorité Blanche aux Etats-Unis prétende que les Latinos et les Blancs sont devenus une menace pour la société américaine et décide de réinstaurer la ségrégation ! Imaginons que les hommes tombent d’accord sur le principe que la parité et les droits accordés à la femme dans le Code de la famille bloquent le développement du pays et décident d’abroger la parité, quelle serait la réaction de la société civile ? Imaginons encore que la société sénégalaise décide que l’excision est une pratique culturelle garante de l’intégrité des mœurs et fait voter une loi la rendant obligatoire, quelle serait la position de monsieur le droit-de-l’hommiste ? Imaginons que les gouvernants actuels se lèvent et disent que la société civile sénégalaise fait semblant de protéger les homosexuels au nom des droits de l’Homme alors qu’en réalité elle ne mène ce combat que pour les beaux yeux des pays Occidentaux, par conséquent, elle n’a plus voix au chapitre. Quelle serait votre réaction Monsieur Mbodj ? Imaginons que le ministère de la bonne gouvernance que dirige Abdoulatif Coulibaly lui aussi se lève un bon jour, dise que la société civile qui amasse des fonds au nom de la misère du peuple ne rend jamais des comptes aux sénégalais, ne publie pas dans la presse nationale l’état de ses comptes et le bilan exhaustif de ses activités et décide de sévir contre cette société civile ! Imaginons ! Imaginons Monsieur Mbodj…!

« L’affection ou la haine change la justice de face. Et combien un avocat bien payé par avance trouve-t-il plus juste la cause qu’il plaide ! ». Cet aphorisme de Pascal devrait bien être médité par ceux qui ont en charge le problème des biens mal acquis. Car on ne peut pas nier le fait que même si ce qui se passe (l’audition des anciens ministres : Samuel Amet Sarr, Me Ousmane Alioune Ngom, Me Madické Niang, Oumar Sarr, Abdoulaye Baldé) a une conformité extérieure à la morale, sur le plan politique, il fait aussi l’affaire du pouvoir actuel. Il suffit simplement de se poser la question de savoir ce que serait la situation politique actuelle si l’opposition n’était pas obligée de se débattre dans les arcanes précaires de la déculpabilisation auprès de l’opinion ?

Qu’ils soient coupables ou pas, que la procédure à laquelle ils sont soumis soit constitutionnellement valable ou pas, les enquêtes qui visent les opposants de Macky Sall les fragilisent et les incommodent. Assommés par la perte du pouvoir, les voilà encore sous la pesanteur de la vindicte populaire alimentée par l’incroyable abondance des procès d’audition dans la presse. De tenants du pouvoir, ils sont passés directement à la dégradante station de parias rejetés et persécutés par une société avide de coupables pour, à la fois, justifier sa misère et assouvir sa soif de vengeance.

Il faut reconnaître qu’il est plus aisé de gouverner face à une telle opposition que face à celle qui jouirait au moins de la présomption d’innocence dans la conscience populaire. L’insolente richesse dont certains pontes de la formation libérale ont fait montre dans un passé récent aidant, leur condamnation sur le plan moral est presque une évidence dès qu’il y a le moindre soupçon d’indélicatesse dans leur gestion du pouvoir. Il faut remarquer d’ailleurs que comme le dit Pascal, la haine n’est certainement étrangère à la rapidité et à la fureur avec lesquelles la Cour de répression de l’enrichissement illicite a été réactivée. Alors que le bon sens et l’esprit républicain auraient conseillé de prendre le temps requis pour collecter en douceur les indices nets de culpabilité avant de se hasarder dans une entreprise de publicité tapageuse, on a tout de suite largué les amarres dans les eaux troubles de la délation publique. C’est alors la première fois dans l’histoire politique d’un pays civilisé et d’un État de droit qu’on désigne des coupables avant la moindre investigation.

Toutes les Constitutions directement ou indirectement inspirées de la Révolution française sont par essence humanistes : elles ne sauraient par conséquent disculper le principe de l’Inquisition qui est justement ce contre quoi elles ont été instituées. Si une majorité, fut-elle écrasante, s’arroge le droit d’instituer une Cour dont le principe est en contradiction avec la Constitution et qu’on dise que c’est par nécessité, pourquoi un régime n’aurait-il pas le droit de voter une loi qui le perpétuerait ? Bref, le raisonnement « savant » de Mouhamed Mbodj qui a abouti à cette conclusion que chaque société a le droit d’instituer les lois qu’elle estime être indispensables à sa survie est non seulement fausse, mais aussi et surtout, absurde et dangereuse pour la survie de notre société, voire de notre espèce tout entière.

C’est seulement parce que le principe sur lequel est fondée cette Cour est un danger pour les valeurs cardinales que sont la liberté, l’égalité ; bref, un danger permanent pour les droits naturels, qu’on n’y songe même pas. On est conscient là-bas que, quelles que soient la bonne intention et l’urgence qui nécessiteraient une telle Cour, les abus qu’elle pourrait entrainer ou cautionner n’en valent pas la peine. Dans la Chine médiévale, les empereurs s’employaient souvent à créer automatiquement des dictionnaires et des encyclopédies dès qu’ils accédaient au pouvoir : c’est parce qu’hier comme aujourd’hui le pouvoir politique se fortifie et se consolide même parfois par l’intermédiaire des mots.

En communication politique, Monsieur Mouhamed Mbodj, on nous apprend que celui qui contrôle le langage contrôle les consciences. Une fois que certaine prémisses, même fausses, sont gravées dans les consciences, les déductions auxquelles elles mènent s’imposent d’autorité. Aussi, a-t-on subtilement ancré dans les consciences que les mis en cause dans la traque des biens supposés mal acquis sont des voleurs, qu’ils ne peuvent pas ne pas être que des voleurs, et il en résulte l’évidence de la nécessité de la sanction. Ainsi, a-t-on soigneusement voilé la laideur et la non constitutionnalité de la Cour contre l’enrichissement illicite par un flot de discours moralistes. Le résultat magique de ce tour de passe-passe est, comme en morale et en religion, on ne prêche que parmi les déjà convertis, c’est-à-dire ses propres fidèles. Dès lors qu’on est d’accord que les mis en cause sont anormalement riches et que c’est au détriment du peuple qu’ils le sont devenus, on ne peut ne pas que leur souhaiter la prison.

Alors même que la notion d’enrichissement illicite est une notion à la lisière entre la morale et le droit positif, on étouffe tout débat à son sujet dès lors qu’on l’imprime comme jargon paradigmatique d’une « rupture » (Ah ! qu’il est en vogue ce mot !) d’on ne sait d’avec quoi. Le problème avec cette Cour est qu’elle est au fond un gadget institutionnel au service des vainqueurs : c’est un appareil de domination en même temps qu’un instrument idéologique de légitimation d’un parti-pris pourtant manifeste.. Et au regard du zèle avec lequel les théoriciens de la traque des biens mal acquis déposent des plaintes un peu partout dans le monde sans aucune forme de précision, il y a lieu de faire preuve d’un extrême scepticisme sur leurs motivations profondes.

Comme si on appliquait dans les théories évolutionnistes en politique, « la fonction crée l’organe » ici : parce qu’on a mis du monde sur cette affaire elle devient du coup crédible. Toute cette énergie mobilisée et investie dans le processus de validation de cette Cour est, en dernière instance, une forme de prophétie auto-réalisatrice pour les requérants. À force de s’investir dans cette perspective on finira par convaincre tout le monde du bien fondé de la démarche. C’est encore Pascal qui donne une clef d’explication à cette énigme lorsqu’il parle de « grandeur nature » et de « grandeur d’établissement ». La première grandeur est artificielle et repose simplement sur les conventions : le pouvoir, les honneurs et la richesse peuvent conférer ce type de grandeur. Mais ce n’est pas une grandeur véritable, car en plus d’être artificielle, elle est précaire.

Comme un monstre drapé dans du velours, l’homme de la grandeur d’établissement sera toujours petit, quelle que soit l’étendue de sa majesté. Qu’est ce que seraient aujourd’hui les théoriciens de la traque des biens mal acquis sans la position qu’ils occupent présentement ? La seconde grandeur est « nature », de sorte que ceux qui en sont nantis incarnent quelque chose d’irrésistible qui fait qu’on ne peut pas ne pas leur donner le respect qu’ils méritent. Quelle que soit la situation de ces personnes, on est obligé de les admirer de façon indéfectible.

La leçon de morale qu’il faut tirer de cette maxime de Pascal et que doit méditer l’honorable Mouhamed Mbodj, c’est que ce n’est pas parce qu’on parle de la corruption qu’on la combat ; ce n’est pas parce qu’on traque des biens acquis qu’on en a de licites ; ce n’est pas parce qu’on manipule des grandes idées qu’on est grand ; ce n’est pas parce qu’on dévoile la laideur et la perversion des autres qu’on est immaculé ; ce n’est pas parce que les autres sont fautifs qu’on est innocent ; ce n’est pas parce que les autres sont rabaissés qu’on est grand. La grandeur est nature ou n’est pas !
Pape Sadio THIAM
Journaliste
Doctorant en science politique
Le Prince on December 22, 2012 (16:59 PM) 0 FansN°:4
Merci monsieur le ministre,

La contre attaque a commencé, que les APRistes se preparent à la guerre comme à la guerre, et le peuple senegalais sera edifié tres rapidement.

Vive Wade, vive e PDS, vive la Republique,

Le Prince.
Yada on December 22, 2012 (16:59 PM) 0 FansN°:5
Ce n'est pas vraiment de la haute voltige que 'on pourrait attendre de ces hommes d'Etat. Peut-être que c'est tout simplement des politiciens qui se disputent et se crachent dessus.
LEKTEUR on December 22, 2012 (17:00 PM) 0 FansN°:6
J'ai lu les premières lignes, puis j'ai vérifié la longueur du texte: j'ai abandonné! ---- Que l'auteur sache qu'il est ici sur un forum de discussion et d'échange d'idées et non devant une assistance d'étudiants... Il faut être précis et concis .... Ce texte est trop long et fatiguant pour la grande majorité des commentateurs de seneweb; donc, "à la prochaine" avec un texte revisité..... :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet:  :dedet: 
Nord?ste1 on December 22, 2012 (17:30 PM)0 FansN°: 2301906
lol ?d?ot ce texte nespa dest?ne a ce forum
Wazabanga on December 22, 2012 (17:02 PM) 0 FansN°:7
Texte Bien equilibre et responsable.merci
Kholal Pa da gnouye... on December 22, 2012 (17:04 PM) 0 FansN°:8
Yaw tu as été le larbin Zélé de deux assassins. Tu as servi de serpillières à leurs crimes. Ton fils est coupable et complice de crimes économiques qui se chiffrent en millards. Au lieu d'aller prier tu te mets à vouloir salir quelqu'un qui pourrait être ton fils. Khana yaw do rouss?
Diop on December 22, 2012 (17:07 PM) 0 FansN°:9
Très belle contribution. Un français limpide, compréhensible et accessible à tout le monde. C'est la vieille école. M. GUEYE doit se sentir petit dans ses souliers en lisant ce texte qui n'est en rien comparable à son minable propos. M. Cheikh Tidiane SY a asséné des vérités. Je supplie M. Seydou GUEYE de ne pas répondre car il a été vraiment ridiculisé. Je ne doutais pas que M. Cheikh Tidiane SY avait une si belle plumemais à ce point c'est tout simplement éblouissant. Chapeau bas M. SY
Aïcha DIENG on December 22, 2012 (17:07 PM) 0 FansN°:10
HAHAHAHA POURTANT MACKY FERAIT UN BON PÂTISSIER ; LUI QUI A REUNI MAINTENANT TOUS LES INGRÉDIENTS DU PAYSAGE POLITICO-MEDIATIQUE-ONGs. QUEL PÂTISSIER CE MACKY SALL TELLEMENT IL A PRIS DU POIDS ...!
Taf on December 22, 2012 (17:14 PM) 0 FansN°:11
Franchement, Mr Si fallait même pas perdre ton temps pour répondre à Sèydou Gueye. Vous ne boxez pas dans le même ring. Tu as tes preuves depuis les années 70. Alors que lui, on l'attend toujours.
Deug on December 22, 2012 (17:17 PM) 0 FansN°:12
macky est un nul c tout
DIOLOF MAAAN on December 22, 2012 (17:18 PM) 0 FansN°:13
doomou chien bi nga doon ak say waadior niou nief sen ndey
THIE  on December 22, 2012 (19:33 PM)0 FansN°: 2302115
BRAVO MAIS TU NE DOIS PLUS REPONDRE AUX ECOLIERS D APR REPOSE TW LONG VIE A M SY
Pardis on December 22, 2012 (17:18 PM) 0 FansN°:14
..............................................................................................................

MOI TOUT CE QUI M'INTéRESSE C'EST LA QUALITE DE L'éCRITURE, ELLE EST CORRECTE. BON FRANçAIS.

........................................................................................................................................
XalaSS on December 22, 2012 (17:30 PM) 0 FansN°:15
Moraleja de la historia.
¿Por qué el presidente Macky Sall, Youssou Ndour el otro es tan racista contra Karim Wade por su piel.
Macky Sall Usted es un hijo de puta cabrón, rot miserable, que apesta a mierda, o usted debe ser Wade estaba rogando, suciedad, ingratos, injustos, malvados, raciste.Arriviste feo.
Dev on December 22, 2012 (17:33 PM) 0 FansN°:16
waw!!!!! teug seu boom!!!!!!! niou bess gni liniouye lal mo eup si niom mo takh todiangue rek!!!!! delenne nane si biere yi!!! mo eup si yen yeurmander!!!!! wade ont peut tout lui reprocher mais ils avait des tetes!!!
DIGNE HOMME T MANQUE A L'AFRIQ on December 22, 2012 (18:06 PM) 0 FansN°:17
«La première chose qu'il faut comprendre, c'est que, dans toutes négociations, même si elles sont techniques, c'est la dignité. Oui, nous sommes les combattants de la dignité. L'Afrique veut le respect. Je négocie avec toi un prêt. Si tu veux, tu me le donnes. Si tu ne veux pas, tu le dis. Tu peux me dire : “Je te fais un prêt, voici les conditions”. Moi aussi, j'accepte tes conditions ou je ne les accepte pas. Mais l'irrespect ne peut pas être accepté par les générations à venir. L'indignité ne peut pas être acceptée par les générations à venir. La génération que je représente, c’est de donner la dignité, c’est de forcer le respect. … Nous n’avons absolument rien contre le peuple français. Mais quiconque, au nom d’intérêts idéologiques ou économiques, veut nous asservir nous trouvera débout ! La mort vaut mieux que le déshonneur. Je ne me laisserai pas déshonorer et je ne laisserai pas déshonorer le peuple qui m'a élu. Jamais !»
Laurent Gbagbo
Homme D'etat on December 22, 2012 (18:25 PM) 0 FansN°:18
Voici u terme galvaude de nos jours au senegal.....Personne ne sait ce que ça veut vraiment dire. On volent, On regarde voler,On bafoue et on viole la souveraineté du peuple : On se cache derrière le "devoir" de réserve de l'homme d’état pour ne pas avoir a rendre compte.
Cela dit, Seydou Gueye a gagne cette bataille : Quand Mobutu répond du fond de sa tombe,c'est que le propos a fait mouche.
Kilifa on December 22, 2012 (19:22 PM) 0 FansN°:19
Les sénégalais ingrats essaient occulter les bétises du pâtissier SALL mais les enregistrements sont bien là!!!
JOMMI JOMMEET on December 22, 2012 (19:57 PM) 0 FansN°:20
Le Doyen Cheikh Tidiane SY a vraiment ratatiné le perroquet péruvien Seydou GUEYE, très porté sur le discours défensif et calomniateur!
Je le répète: toute la bande de nouveaux parvenus qui sert de bouclier au Président Macky SALL et le pousse énergiquement à "aller jusqu'au bout des audits" l'enfonce dans une voie sans issue et engage le pays dans un débat démagogique incroyable qui n'aurait jamais prospéré si l'ignorance ou la mauvaise foi de beaucoup d'entre nous n'en constituaient pas le soubassement.
Comment peut-on se prévaloir de restaurer une République qu'on a longtemps servi à différents échelons et se réveiller, à sa tête, pour jeter le peuple aux trousses des vaincus (ministres) sous prétexte qu'ils ont "emporté" les deniers publics?
Est-ce à dire que le Premier Ministre de Wade, Macky SALL, savait déjà tout cela mais se taisait? Pourquoi alors son Gouvernement soumettait-il ses projets de budgets et de lois rectificatives des finances à l'Assemblée Nationale? Où faudra t-il ranger les différents rapports annuels de la Cour des Comptes?
Pouvons-nous continuer à faire croire à nos partenaires au développement que les Ministres du Sénégal géraient directement les ressources publiques à la place des Comptables Publics, et que de ce fait ils sont d'abominables voleurs à jeter en pâture à la furie d'une opinion tenaillée par une pauvreté intenable?
Monsieur le Président, ressaisissez-vous!
Peuple Sénégalais,...
Pfff on December 22, 2012 (21:45 PM)0 FansN°: 2302282
Ratatiner Seydou, dans vos rêves! Si une suite d'anneries pouvait ratatiner qui que ce soit, ca se saurait. Seydou a plus de classe et de pertinence que Moboutou Sy, dou moromam
AIDA on December 22, 2012 (20:14 PM) 0 FansN°:21
Franchement,il y a du boulot à l'APR!Les libéraux sont franchement mieux outillés sur tous les plans.Les apéristes se font massacrer dans les débats à la radio comme à la télé,Ousmane Ngom a descendu Mimi Touré à deux reprises sur des questions pointues de droit,Cheikh Tidiane SY vient de ridiculiser Seydou Gueye dans un texte de haute facture tant dans la syntaxe que dans le fond.Vous remarquerez que les partisans du Président n'ont pour réponse que l'injure.J'ai suivi sur une télé de la place un débat entre Youssou TOURE de l'APR et Babacar GAYE du PDS,j'avoue que j'ai honte,tellement le sieur TOURE était d'une platitude crasse.J'ai comme l'impression que ces gens sont venus au pouvoir par accident et que la plupart d'entre eux n'était pas préparée à exercer des fonctions à un niveau si élevé.Il y a vraiment du boulot à l'APR!
Biss on December 22, 2012 (21:47 PM)0 FansN°: 2302286
Le jour où ce détecteur de coup d'Etat inexistant s'opposera à Seydou Gueye dans un débat, il la fermera pour toujours. D'ici là, il vous est loisible de voir des victoires là où il y en a pas
Ah vérité on December 23, 2012 (02:24 AM)0 FansN°: 2302635
je ne suis pas du pds mais seydou gueye a été ratatiné à 2 reprises la dernière sur le plateau de pape allé niang par FADA . j'avais honte car moi même n'aime pas le pds mais j'ai failli mourir de honte. a tous les débats on constate que les niveaux sont trop différents , le pds domine fortement et les humilie. il faut que macky revoit cela car moi n'étant pas de l'apr j'ai voté pour lui . ce texte ci dessus est un plaisir pour tout intellectuel , de haute portée , bien écrit , succinct et quand même cette touche de l'assurance en son savoir et en sa compétence.
Biss on December 22, 2012 (21:47 PM)0 FansN°: 2302287
Le jour où ce détecteur de coup d'Etat inexistant s'opposera à Seydou Gueye dans un débat, il la fermera pour toujours. D'ici là, il vous est loisible de voir des victoires là où il y en a pas
Biss on December 22, 2012 (21:47 PM)0 FansN°: 2302289
Le jour où ce détecteur de coup d'Etat inexistant s'opposera à Seydou Gueye dans un débat, il la fermera pour toujours. D'ici là, il vous est loisible de voir des victoires là où il y en a pas
Biss on December 22, 2012 (21:48 PM)0 FansN°: 2302290
Le jour où ce détecteur de coup d'Etat inexistant s'opposera à Seydou Gueye dans un débat, il la fermera pour toujours. D'ici là, il vous est loisible de voir des victoires là où il y en a pas
Teusssssssssssss on December 22, 2012 (21:48 PM)0 FansN°: 2302292
Le jour où ce détecteur de coup d'Etat inexistant s'opposera à Seydou Gueye dans un débat, il la fermera pour toujours. D'ici là, il vous est loisible de voir des victoires là où il y en a pas
Veridique@gmail.com on December 22, 2012 (20:26 PM) 0 FansN°:22
Monsieur le Ministre d'État,

Votre réaction est appropriée, pertinente et très élevée (contenu et forme). Elle est révélatrice de votre compétence, de votre clairvoyance, mais surtout de votre courage. Il faudrait que les jeunes ou personnes qui vous insultent à travers les forums sans vous connaître que votre parcours professionnel (haut fonctionnaire, ancien Directeur de l'ÉNÉA, etc.) et universitaire force le respect. Je retiens une seule chose dans votre écrit qui mériterait d'être enseigné à tous les fonctionnaires : " servir sans être asservi ". Très belle et profonde phrase que j'adopte comme un viatique de la part d'un Grand Monsieur. Respects à vous.

Véridique.
Ama on December 22, 2012 (22:20 PM)0 FansN°: 2302347
Vous êtes une fleur promise à une belle éclosion, "Véridique"!
Votre longue contribution ci-dessus l'atteste et déploie le texte du Doyen Cheikh Tidiane SY comme un feu qui illumine la nuit soudaine que l'ignorance et le patriotisme douteux des nouveaux collaborateurs du Président SALL cherchent maladroitement à installer dans un pays pourtant réputé intelligent.
Merci à vous et bravo au Doyen Cheikh!
Comme a dit plus haut "JOMMI JOMMEET", Dieu fasse que Monsieur le Président de la République se ressaisisse vite!!!
ène  on December 23, 2012 (00:13 AM) 0 FansN°:23
Yène waa PDS nokkoulène feulé. Sène aye dièkhna.
Doyna warou on December 23, 2012 (00:53 AM) 0 FansN°:24
"D’abord, j’étais conseiller personnel du président Mobutu avec résidence à Dakar. Je travaillais sur des dossiers pointus qui n’avaient aucun lien direct avec la politique intérieure zaïroise."

Pas surprenant M. Sy puisque Mobutu n'avait aucune politique intérieure pour son pays. Il ne pensait qu'à sa tête et vous vous glorifiez d'avoir été son conseiller personnel????
Soumayla on December 23, 2012 (05:24 AM) 0 FansN°:25
Ce que l'on attend d'un ministre d'Etat ce n'est pas un français limpide. C'est des idées, des arguments, une vision, de la prospective, etc. etc. Et pas du ping pong insipide. C'est d'ailleurs rare qu'un texte politique soit si peu lu et commenté sur Seneweb. Même les blogueurs font mieux.
CONTREVERITE on December 23, 2012 (05:26 AM) 0 FansN°:26
Bravo tout de même Monsieur le Ministre pour la qualité du texte, du moins en ce qui concerne la forme. On ne peut malheureusement en dire autant pour le fond car vous n’hésitez pas à tordre le cou à la vérité, par exemple lorsque, parlant du Burundi, vous dites que « dans ce pays, il n’y avait pas de gouvernement élu démocratiquement, ni de parlement représentatif, ce qui est loin d’être le cas de la Côte d’Ivoire », si tant est que vous parlez de la Côte d’ Ivoire d’aujourd’hui.
On ne peut pas parler de gouvernement démocratiquement élu dans ce pays lorsqu’ on a vu comment son président a été imposé par les chars Français à la suite d’ une élection très contestée dont le contentieux à ce jour n’ a jamais été vidé au point qu’ aujourd’ hui encore le pays est loin d’ avoir retrouvé la paix.
On ne peut non plus dire que l’actuel Parlement ivoirien est représentatif si l’on sait que le taux de participation aux élections législatives du 11 décembre 2011 dont il est issu, n’a été que d’ environ 20% des inscrits, par suite du boycott par le FPI.

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