S'adressant aux députés sénégalais, le président
français, de passage à Dakar, sur la route qui doit le mener au prochain
sommet de la Francophonie à Kinshasha, a réitéré l'engagement de la
France à intervenir au nord du Mali, occupé par les islamistes d'Ansar
Edine. C'est après avoir reconnu le rôle décisif du Sénégal, à travers
notamment ses soldats, les Jambaar, dans le règlement des conflits qui
agitent le continent en particulier : au Soudan, au Congo, en Côte
d'Ivoire, etc. Il a aussi révélé qu'en ce moment, une résolution est à
l'étude au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (Onu)
pour donner un cadre légal à l'engagement que prendront les pays
africains sur la question malienne.
Nouveau!: Retrouvez toutes les archives concernant François Hollande de 2006 à ce jour.
l'homme africain est entré dans l'histoire cette fois???
Lucres on October 12, 2012 (16:31 PM)0 FansN°: 2143996
Oui, et il a même un avenir.
Xeme on October 12, 2012 (16:56 PM)0 FansN°: 2144033
Je vous ai dit que la déstabilisation de cette partie de l'Afrique, ils la lanceront du Mali. Et vous êtes entrain d'applaudir celui qui est venu lancer le coup d'envoi. Quel cynisme !
SATAN on October 12, 2012 (17:08 PM)0 FansN°: 2144068
Pffffffffffffffff.....La France croie que l'Afrique est un pays et non un continent dirigé par des présidents même s'ils sont des pantins
Tu viens faire un discourt a dormir debout et tu veux que ce soit nous les Africains qui corrigent les erreurs faites par Sarkozy en attaquant la Libye,
Si la France ne veut pas se salir ses mains c'est juste pour ne pas mettre en danger ses ressortissants qui sont entre les mains des djihadistes et ce que nos pauvres présidents marionnettes ne veulent pas comprendre
C’est a travers cette intervention tant réclamé par la France qu'elle veut aussi garder ses intérêts
La France pousse les africains a se battre pour uniquement des raisons financières protéger ses intérêts, comme l'exploitation de l'uranium et du pétrole, c'est la même chose pour la Libye.
La France ne fait jamais rien pour rien
On en a marre de se faire chaperonner par cette France marre de voir la France nous imposer le Président qui est à leur gout, Marre de les voir avec leurs bases militaires, marre de faire le pied de grue devant leur ambassade pour finalement ne rien avoir marre... marre.... marre
A quoi nous sert la France bonne question mais la réponse est très simple a rien du tout
L'Afrique n'a pas besoin de la France mais c'est le contraire
En tout cas je trouve son discours parfois hypocrite et meme aussi insultant que celui de Sarkozy surtout quand il dit que "parler la langue francaise c'est parler la langue de la dignite, de la liberter, parler donc cette langue" autrement dit vos langues ne sont pas dignes, remplacez-les par la notre.
"parler une langue c'est exprimer une culture, c'est delivrer un message" alors elargissez cette langue et culture de la france.
Pourquoi un francais de L'autre cote vient ecraser nos langues de la sorte?
Compé
Gege on October 12, 2012 (16:42 PM)0 FansN°: 2144011
tu n as rien compris et tu fais un raccourci ...soit tu es idiot sois tu fais exprès de ne pas comprendre ....
SOCIETE DE PLACEMENT DES ETUDIANTS DANS DES UNIVERSITES ETRANGERES
Social Connexion Consulting est une Société internationale de services et études supérieures, elle permet aux nouveaux bacheliers et aux étudiants de poursuivre leurs études supérieures dans des institutions supérieures étrangères étatiques. Actuellement nous proposons nos services dans plusieurs pays ou nous disposons de base de suivie de nos futurs étudiants.
Les pays proposés sont : Allemagne, La Suisse, La Bulgarie, Le Canada, La Pologne, La Roumanie, La France, La Belgique, L’Italie, L’Angleterre, Les USA, l’Autriche, L’Espagne, la Suède, Le Japon, la Malaisie, L’Australie, La Corée, Le Brésil, L’ Argentine, L’ Inde, Le Maroc, La Tunisie, L’Israël, L’Algérie, L’Afrique Du Sud, La Russie et l'Ukraine…
Social Connexion Consulting met à votre disposition plusieurs spécialités dans plusieurs domaines, faites le bon choix
Kaaw sow on October 12, 2012 (16:51 PM) 0 FansN°:5
depuis la nomination de macki sall comme president les wolofs n arrivent plus a cacher leur haine enver nous.
peuls du senegal unissons nous pour combattre ces singes de wolof.
diolfo ko rewdou
Le grand chef blanc a dit d'aller combattre, donc le Senegal va surement etre present au Mali. Maintenant quesqui arrivera apres personne ne sait!
Sen gaulois on October 12, 2012 (17:40 PM) 0 FansN°:7
Toubab en Départ vend sa maison avec quelques meubles à Saly à 32 000 000 Fcfa
- 500 m²
- 3 Chambres ( salle de bain + climatiseur ) chacune
- 1 Grande cuisine
- 1 Salon
- 1 Garage
- 1 Piscine
- 15 mn de la plage
Pour plus d’informations et des photos m’écrire à : demasausenegal@yahoo.fr
l’Afrique ne sera forte que si elle s'unit. je l'avis dit en 1963 a Adis Abeba quand j'ai voulu crée l'OUA et rassembler tous les fils de Mére africa. j'ai été suivi par quelques hommes comme Kouhrouma, cheikh anta et autres. mais c'est désolant de voir qu'il ya toujours des indépendantistes au mali, au soudan, en casamance et autres.
mais l'espoir est toujours permise et on doit ouvrer pour notre dignité, pour notre survie et il est temps.
Sixkiller on October 12, 2012 (17:55 PM) 0 FansN°:9
que maky ne soit pas complexe a ce qui conserne le probleme du mali je pense que hollande veut l'utiliser pour avoir le mali
YEWOULEENE on October 12, 2012 (19:30 PM) 0 FansN°:10
Aucune différence entre le discours de Sorko et celui de Hollande : l'un nous a caressé dans le sens du poil et l'autre nous a traité de brutes attardées! Y'en a marre de la mise sous tutelle de l'Afrique ... pour ne pas dire mise sous curatelle! Si le Sénégal participe à une intervention armée, plus rien ne sera comme avant : des maliens innocents seront sûrement tués et ça, c'est pas une bonne chose pour notre relation avec nos cousins de l'Est. Ne tombons pas dans le piège de ces toubabs qui ne sont là encore une fois que pour leurs intérêts propres!!!!
Ô OUI les hommes passent les revendications restent !!!!
Pratiquement tous les chefs d’Etats africains qui comptaient sur l’aide budgétaire de pays susceptibles d’êtes poursuivis sur leurs responsabilités directes de la traite, la colonisation et les travaux forcés, ont montrés profile bas quand nous leurs parlions de justice et réparations.
Pendant qu’on y est, parlons encore et encore de justice et des réparations liées de la traitre négrières, de la colonisation e des travaux force.
Selon mediapart.fr :
Trois usages internationaux des réparations de l'esclavage
Aux États-Unis, au Brésil, en Haïti, la thématique des
réparations dues à l’esclavage s’est surtout développée
au début des années 2000, dans la foulée de la
conférence de Durban. En empruntant des chemins
différents et avec plus ou moins de succès.
1. États-Unis : les réparations demandées aux
entreprises
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
En 1865, les États-Unis abolissent l’esclavage sur
leur territoire et, la même année, mettent en place la
politique dite du « 40 acres and a mule », qui octroie
aux anciens esclaves américains des terres arables et
des animaux. Cette politique sociale de redistribution
et de réparation fut rapidement suspendue après
l’assassinat de Lincoln mais rappelle que l’idée de
compenser les dommages subis du fait de l’esclavage
n’est pas neuve.
On la retrouve notamment au moment de...
On la retrouve notamment au moment de la
revendication de l’égalité des droits civiques puisque,
en 1963, dans son livre Why we can’t wait, Martin
Luther King avait déjà pris position en faveur des
réparations, en écrivant qu’aucune « somme d’or ne
pourrait réparer l’exploitation et l’humiliation des
Noirs américains tout au long des siècles. Cependant,
on pourrait évaluer le prix des salaires non-payés
pendant toutes ces années d’esclavage et réparer en
conséquence ».
L’État américain a d’ailleurs déjà versé des réparations
à certaines catégories de population, puisque à partir
du début des années 1970, des centaines de millions
de dollars et des terres ont été alloués aux populations
natives d’Alaska, puis aux Klamaths de l’Oregon,
aux Sioux du Dakota du Sud ou aux Seminoles de
Floride…
Surtout, en 1988, le Congrès présenta des excuses
Surtout, en 1988, le Congrès présenta des excuses
officielles aux Américains d’origine japonaise internés
dans des camps pendant la Seconde Guerre mondiale,
et versa 20 000 dollars de compensation par prisonnier
encore vivants. C’est cet exemple qui est notamment
invoqué par l’écrivain et avocat afro-américain
Randall Robinson dans un livre paru en 2001, intitulé
The Debt : what America owes to blacks, qui va
relancer le débat autour des réparations dues à
l’esclavage.
Dans la foulée de cet ouvrage et de la conférence
de Durban, les demandes de réparation concernant
l’esclavage se développent au tournant des années
2000, avec deux spécificités : emprunter le plus
souvent la voie judiciaire et se concentrer sur des
demandes de réparations faites à des entreprises qui
ont bénéficié de l’esclavage.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
En 2002, une plainte collective a ainsi été déposée
devant la justice fédérale américaine en demande
de réparation pour les quelque 35 millions de
Noirs descendants d’esclaves. Les trois premières
entreprises à être visées étaient la compagnie
ferroviaire CSX dont les lignes ont été construites en
partie par des esclaves, la banque FleetBoston, fondée
par John Brown, un marchand d’esclaves notoire,
et la compagnie d’assurances Aetna, qui proposait à
l’époque aux propriétaires d’esclaves d’assurer leur
l’époque aux propriétaires d’esclaves d’assurer leur
« cheptel » sur la vie en refusant toutefois de payer si
l’esclave était lynché, mourait d’épuisement au travail
ou se suicidait…
L’idée de cette « class-action » était que les
compensations éventuellement obtenues ne soient pas
versées à des individus mais à une commission
chargée de financer des projets humanitaires
bénéficiant à la communauté noire-américaine, dans
l’éducation ou la santé notamment.
Ces procédures n’ont toutefois pas abouti à des
jugements obligeant les entreprises visées à verser des
compensations financières, mais le poids symbolique
de ces procès a abouti à des résultats. La ville
de Chicago a ainsi fait voter en 2003 une mesure
obligeant les entreprises travaillant avec la ville de
révéler si elles ont tiré profit de l’esclavage par
le passé, et de révéler le nom des esclaves et des
propriétaires d’esclaves concernés. Des villes comme
Los Angeles, Cleveland, Atlanta ou Baltimore ont
ensuite suivi. Et certaines banques comme Wachovia
Bank, JP Morgan Chase & Co et Lehman Brothers
ont reconnu avoir tiré bénéfice de l’esclavage,
présenté des excuses, voire commencé à financer des
Et certaines banques comme Wachovia
Bank, JP Morgan Chase & Co et Lehman Brothers
ont reconnu avoir tiré bénéfice de l’esclavage,
présenté des excuses, voire commencé à financer des
programmes sociaux, de recherche ou mémoriels en
faveur de la communauté afro-américaine.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
Toutefois, explique l’historien Pap NDiaye, maître de
conférences à l’EHESS et spécialiste des États-Unis,
ce débat sur les réparations financières, vif il y a
une dizaine d’années, est « aujourd’hui politiquement
complètement mort ». En revanche, précise-t-il, « ce
qui a survécu, c’est l’idée d’un nécessaire effort
mémoriel, avec la construction prévue du grand musée
d’histoire afro-américaine à Washington, avec une
place centrale qui a une vraie importance symbolique
même si son existence est pour le moment encore
seulement virtuelle ».
Pour Pap Ndiaye, la revendication de compensation
financière se heurte à des difficultés pratiques
et théoriques, puisque « l’immense majorité des
entreprises américaines ont été créées après la fin
de l’esclavage » et que la réparation des torts se
« heurte à des arguments juridiques et politiques
quasiment inextricables », en particulier pour définir
les personnes concernées par les possibles réparations.
« Aux États-Unis, il existe aujourd’hui des Blancs qui
ont eu des ancêtres esclaves. Est-ce qu’ils...
« Aux États-Unis, il existe aujourd’hui des Blancs qui
ont eu des ancêtres esclaves. Est-ce qu’ils devraient
bénéficier d’éventuelles réparations ? » interroge ainsi
l’historien.
Il prône, plutôt que cet argument du passé dont
il craint qu’il ne soit pas suffisamment robuste, la
réparation des torts vécus aujourd’hui, inquiet aussi
qu’une politique centrée sur les entreprises ayant
profité de l’esclavage n’exonère à trop bon compte
toutes les autres. « On peut demander que les grandes
entreprises américaines participent à l’augmentation
du nombre de Noirs à l’Université, sans pour autant
convoquer le passé esclavagiste et demander ainsi
cela aussi à Microsoft ou à Apple, qui sont aujourd’hui
les entreprises les plus riches et puissantes, et dont on
aurait du mal à trouver un lien avec l’esclavage…»,
souligne-t-il.
2. Brésil : les « actions affirmatives »
Dans les années 1990, Fernando Conceiçao, un jeune
étudiant de l’Université de Sao Paulo, se rend dans
l’un des meilleurs restaurants de la ville avec plusieurs
de ses collègues et camarades. Le groupe demande les
meilleurs mets et les vins les plus savoureux, avant, au
moment de l’addition, de sortir sans payer en arborant
un T-shirt sur lequel on pouvait lire « Mouvement pour
les réparations ! ».
Cette action du Mouvement noir, au Brésil, n’est
sans doute pas la plus représentative, mais elle est
Cette action du Mouvement noir, au Brésil, n’est
sans doute pas la plus représentative, mais elle est
emblématique du pays où les formes de revendications
liées à la réparation de l’esclavage ont été à la fois les
plus diversifiées et les mieux entendues. Dans ce pays
où l’esclavage a été aboli en 1888, le groupe lésé, à
savoir les Afro-Brésiliens, forme pas loin de la moitié
de la population globale si l’on compte à la fois les
Directeur de la publication : Edwy Plenel
personnes qui se considèrent comme noires et celles
qui se désignent comme pardo, c’est-à-dire brun, ni
blanc, ni noir.
Abdias Nascimento
Dans ce pays, la Mouvement noir a commencé à
s’organiser à partir des années 1930, critiquant, dès
cette époque, les conditions sociales et économiques
dans lesquelles les descendants d’esclaves étaient
laissés, même si ce mouvement entend alors lutter
contre les discriminations présentes sans toujours se
référer au passé. Dans les années 1950, certains leaders
afro-brésiliens, tel Abdias Nascimento, évoquent déjà
l’idée de réparer les préjudices subis, pour lutter
notamment contre le mythe de la « démocratie
raciale ».
Cette idéologie, très présente au Brésil, considère
que ce pays est une nation produite par la fusion
harmonieuse des Indigènes, des Africains et des
Européens en mettant l’accent sur un métissage qui
édulcore les différences et occulte la violence et
les relations conflictuelles qui...
Pourtant, comme l’écrit la chercheuse Francine
Saillant : « L’une des conséquences les plus visibles
de l’esclavage demeure la situation de pauvreté et
de marginalité endémique de la majorité des Afro-
Brésiliens. »
Pour cette anthropologue de l’Université Laval, au
Québec, c’est à partir de la fin des années 1980 que
« le Mouvement noir, longtemps placé dans la position
de “demandeur de droits” considère aujourd’hui la
citoyenneté, et ses moyens d’accès, soit les actions
affirmatives, en tant que réparations des torts du
passé ».
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
Ces « actions affirmatives » désignent au Brésil
les politiques de discrimination positive qui visent
à corriger par des mesures politiques favorables et
des programmes ciblés des inégalités structurelles au
sein de groupes historiquement déterminés. Ainsi, le
29 août dernier, la présidente Dilma Rousseff a, par
exemple, promulgué une loi qui réserve un quota de
places, dans les Universités fédérales gratuites, aux
Noirs, Métis et Indiens, proportionnel à la composition
de la population de chaque État du Brésil.
Cette décision est héritière des revendications
du Mouvement noir brésilien, catalysées par la
conférence de Durban, en 2001. Celles-ci avaient
déjà abouti, après la période de la dictature, à
certains acquis, comme par exemple l’insertion dans la
nouvelle constitution de 1988 de mesures favorables
à...
Celles-ci avaient
déjà abouti, après la période de la dictature, à
certains acquis, comme par exemple l’insertion dans la
nouvelle constitution de 1988 de mesures favorables
à la population afro-descendante en termes de combat
contre le racisme, de droits à la terre, et de préservation
culturelle des quilombos, ces communautés formées
à l’origine par les esclaves en fuite à l’intérieur des
terres.
La conférence sur le racisme de Durban de 2001,
organisée par l’Unesco, bien qu’on en ait retenu
surtout la polémique sur le conflit israélo-palestinien,
était à l’origine centrée sur la question de l’esclavage
dont plusieurs pays demandèrent alors qu’il fût
reconnu comme crime contre l’humanité, ce qui est le
cas en France depuis 2001 ou au Sénégal depuis 2010.
Dans la délégation brésilienne, qui comptait pas moins
de 900 membres, les représentants du Mouvement
noir étaient appuyés par un État brésilien soucieux
de se donner une image internationale positive
devant la communauté internationale en matière de
discrimination raciale.
Pour le Mouvement noir brésilien, cette conférence
aboutit à un point décisif, que souligne Francine
Saillant : « C’est à Durban que le concept
d’actions affirmatives fit en quelque sorte consensus
et supplanta celui de compensation. » L’idée
L’idée
4/5
d’indemniser les familles dont les membres pouvaient
être identifiés comme descendants directs des esclaves
fut alors progressivement abandonnée au profit du
soutien en faveur de politiques publiques, parfois
qualifiées de « réparatrices » visant à concrétiser la
pleine citoyenneté dont étaient exclus nombre d’Afro-
Brésiliens.
Ces mesures permettaient de contourner un problème
récurrent avec la thématique des réparations,
entendues au sens de compensations, qui réside dans la
difficulté d’identifier les bénéficiaires et de surmonter
l’incompréhension des euro-descendants sur les
bénéfices qu’ils peuvent tirer, encore aujourd’hui, des
avantages accumulés dans le passé par leurs ancêtres.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
Même si l’étendue et le financement de ces politiques
publiques sont encore sujets de débats, même si elles
n’ont pas toujours été, aux yeux de certains acteurs,
accompagnées d’actions de valorisation culturelle
et mémorielle suffisantes, la convergence entre le
Mouvement noir et les autorités fédérales, notamment
après l’arrivée de Lula au pouvoir en 2003, ainsi
Talibé on October 12, 2012 (20:20 PM)0 FansN°: 2144484
suite :
Après l’arrivée de Lula au pouvoir en 2003, ainsi que
l’importance numérique de la population concernée
par cet héritage, ont permis d’aboutir à des politiques
publiques actives, même si elles se sont fondées au
moins autant sur le constat de torts vécus actuellement
que sur la volonté de réparations de torts passés.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
3. Haïti : la dette
Lors de cette conférence de Durban de 2001, la
notion de réparation a pris plusieurs significations,
notamment financières à travers la revendication
d’une suppression de la dette des pays du Sud, dont
l’exemple d’Haïti demeure le plus frappant, même si
la question de la dette haïtienne peut se penser plutôt
en termes de restitution que de réparation. En effet,
pendant les trois quarts du XIXe siècle et jusqu’après
la Seconde Guerre mondiale, Haïti a versé à la France
des sommes destinées à compenser les pertes subies
par les anciens colons du fait de la révolte des esclaves
emmenés par Toussaint-Louverture…
En 1825, les armées françaises ont menacé d’attaquer
à nouveau Haïti et de mettre fin à l’indépendance du
pays, si les autorités du pays n’acceptaient pas de payer
un tribut de 150 millions de francs-or, par la suite
réduit à 90 millions, pour « réparer » le préjudice
subi du fait de l’abolition de l’esclavage après la
lutte d’indépendance. La seule réparation financière
ainsi versée du fait de l’esclavage l’a été à d’anciens
esclavagistes et non à d’anciens esclaves…
Cette somme faramineuse a été versée jusqu’en
1946, et jusqu’au dernier centime, afin de permettre
la reconnaissance de la jeune nation haïtienne par
la communauté internationale. Elle est désormais
estimée à l’équivalent de 21 milliards de dollars dont
Haïti ne cesse, depuis, de réclamer le remboursement.
La demande de restitution de la dette de
l’indépendance a été brandie en 2003 par l’ancien
président Aristide à l’occasion de l’anniversaire de
la mort de Toussaint-Louverture. À la suite de
cette intervention, le ministre des affaires étrangères
de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, avait
commandé à Régis Debray un rapport (à consulter
ici) sur les relations franco-haïtiennes dans lequel ce
dernier estimait cette demande irréaliste.
La thématique a toutefois suscité de nouvelles
mobilisations après le séisme du 12 janvier 2010 qui
a ravagé l’île et tué plus de 200 000 personnes. Une
pétition internationale citoyenne a alors demandé,
pour donner au pays les moyens de sa reconstruction,
la restitution de cette dette, en soulignant que « de
manière systématique, les médias occidentaux se
plaisent à rappeler à la face du monde que Haïti,
ancienne colonie française et premier État noir du
monde, est le pays le plus pauvre de l'hémisphère, sans
expliquer les causes profondes de cette pauvreté ».
Celle-ci, écrivaient les auteurs, n’est le fruit ni d’une
fatalité ni d’une malédiction puisque « que cela soit au
point de vue économique, social, voire écologique, les
conséquences de cette dette odieuse et colossale sur
le développement du pays ne sont plus à démontrer.
Tous les historiens s'accordent à dire que cette rançon
imposée par le fort au faible a hypothéqué le devenir
5/5
haïtien. Par la suite (…) l'île, jadis, la plus riche
et la plus prospère sombra dans la misère et dans
l'incapacité de construire une économie florissante. »
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
À Haïti, la revendication a pâti d’avoir été lancée
publiquement par le président Aristide, comme une
diversion, au moment où son autoritarisme était
contesté et son départ demandé par de nombreux
habitants de l’île. Et au lieu de se concentrer sur
la restitution, qui serait d’ordre bilatéral entre la
France et Haïti, Aristide avait parlé de « réparation »,
ouvrant ainsi la voie à un dossier multilatéral dont
la conférence de Durban avait montré la difficulté, et
dont l’impossible calcul de la « dette écologique »
traduit aujourd’hui, sur une thématique proche, la
difficulté à passer de la revendication symbolique à la
mobilisation concrète.
Dans une tribune intitulée N'effaçons pas la dette
française envers Haïti, l’écrivain haïtien Louis-
Philippe Dalembert soulignait alors qu'envisager « des
compensations de l'esclavage se révèle très complexe,
mais il n'est pas interdit de parler de restitution d'une
dette immorale et inique, dont la France ne sort pas
grandie. Reste, bien sûr, à savoir sous quelle forme
et à quel gouvernement haïtien ». Il rappelait qu’une
seule députée de l’Assemblée nationale avait, en 2003,
suggéré la création d'un fonds d'intervention qui irait
en priorité à l'éducation, la santé ainsi que le logement,
et qui serait géré par des personnalités haïtiennes
et françaises. Il s’agissait de la députée de Guyane,
aujourd'hui garde des Sceaux, Christiane Taubira…
Diawarrior on October 12, 2012 (20:21 PM) 0 FansN°:21
Vous etes content que ce Kaffir veut aller se battre contre vos freres musulmans qui ont un seul but et c est d inplimenter la Charia. Oui chers freres et soeurs musulmans je m addresse a vous. Donc vous preferer le system des kuffars qui vous abuse et ne veulent aucun bien pour vue que la religion D' Allah. Ne sommes nous pas musulmans?
Sources: Médiapart- commission juridique et scientifique pur justice et réparation "Crimes conte l'Humanité liés à la traite négrière, la colonisation et les travaux forcés Paris( France)
1-crée un blog, tu es irrespectueux d'autrui en nous mettant tes tartines de conneries.
Si tu crois que le contribuable français va aider à financer les "réparations" pour que des raclures comme le sculpteur et sa clique donnent de l'oseille aux lutteurs, des billets à Farba, tu peux te mettre le doigt bien profond.
2
Soyez courtois. N'envoyez pas de message ayant un ton agressif
ou insultant.
N'envoyez pas de message inutile.
Attaques
personnelles. Vous pouvez critiquer une
idée, mais pas d'attaques personnelles
SVP. Ceci inclut tout message à contenu
diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant
pas la vie privée ou en violation
avec la loi.
Ne devoilez pas les informations privées de qui que ce soit ( adresses, etc... ).
de tels messages seront supprimés et leurs auteurs bannis des commentaires.
Pas de publicité. Ce forum
n'est pas un espace publicitaire!.
Pas
de majuscules. Tout message inscrit entièrement
en majuscule sera supprimé.
Tu viens faire un discourt a dormir debout et tu veux que ce soit nous les Africains qui corrigent les erreurs faites par Sarkozy en attaquant la Libye,
Si la France ne veut pas se salir ses mains c'est juste pour ne pas mettre en danger ses ressortissants qui sont entre les mains des djihadistes et ce que nos pauvres présidents marionnettes ne veulent pas comprendre
C’est a travers cette intervention tant réclamé par la France qu'elle veut aussi garder ses intérêts
La France pousse les africains a se battre pour uniquement des raisons financières protéger ses intérêts, comme l'exploitation de l'uranium et du pétrole, c'est la même chose pour la Libye.
La France ne fait jamais rien pour rien
On en a marre de se faire chaperonner par cette France marre de voir la France nous imposer le Président qui est à leur gout, Marre de les voir avec leurs bases militaires, marre de faire le pied de grue devant leur ambassade pour finalement ne rien avoir marre... marre.... marre
A quoi nous sert la France bonne question mais la réponse est très simple a rien du tout
L'Afrique n'a pas besoin de la France mais c'est le contraire
"parler une langue c'est exprimer une culture, c'est delivrer un message" alors elargissez cette langue et culture de la france.
Pourquoi un francais de L'autre cote vient ecraser nos langues de la sorte?
Compé
Compé
Social Connexion Consulting est une Société internationale de services et études supérieures, elle permet aux nouveaux bacheliers et aux étudiants de poursuivre leurs études supérieures dans des institutions supérieures étrangères étatiques. Actuellement nous proposons nos services dans plusieurs pays ou nous disposons de base de suivie de nos futurs étudiants.
Les pays proposés sont : Allemagne, La Suisse, La Bulgarie, Le Canada, La Pologne, La Roumanie, La France, La Belgique, L’Italie, L’Angleterre, Les USA, l’Autriche, L’Espagne, la Suède, Le Japon, la Malaisie, L’Australie, La Corée, Le Brésil, L’ Argentine, L’ Inde, Le Maroc, La Tunisie, L’Israël, L’Algérie, L’Afrique Du Sud, La Russie et l'Ukraine…
Social Connexion Consulting met à votre disposition plusieurs spécialités dans plusieurs domaines, faites le bon choix
SKYPE :social connexion
EMAIL :socialconnexion@gmail.com
peuls du senegal unissons nous pour combattre ces singes de wolof.
diolfo ko rewdou
- 500 m²
- 3 Chambres ( salle de bain + climatiseur ) chacune
- 1 Grande cuisine
- 1 Salon
- 1 Garage
- 1 Piscine
- 15 mn de la plage
Pour plus d’informations et des photos m’écrire à : demasausenegal@yahoo.fr
mais l'espoir est toujours permise et on doit ouvrer pour notre dignité, pour notre survie et il est temps.
Pratiquement tous les chefs d’Etats africains qui comptaient sur l’aide budgétaire de pays susceptibles d’êtes poursuivis sur leurs responsabilités directes de la traite, la colonisation et les travaux forcés, ont montrés profile bas quand nous leurs parlions de justice et réparations.
Pendant qu’on y est, parlons encore et encore de justice et des réparations liées de la traitre négrières, de la colonisation e des travaux force.
Selon mediapart.fr :
Trois usages internationaux des réparations de l'esclavage
Aux États-Unis, au Brésil, en Haïti, la thématique des
réparations dues à l’esclavage s’est surtout développée
au début des années 2000, dans la foulée de la
conférence de Durban. En empruntant des chemins
différents et avec plus ou moins de succès.
1. États-Unis : les réparations demandées aux
entreprises
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
En 1865, les États-Unis abolissent l’esclavage sur
leur territoire et, la même année, mettent en place la
politique dite du « 40 acres and a mule », qui octroie
aux anciens esclaves américains des terres arables et
des animaux. Cette politique sociale de redistribution
et de réparation fut rapidement suspendue après
l’assassinat de Lincoln mais rappelle que l’idée de
compenser les dommages subis du fait de l’esclavage
n’est pas neuve.
On la retrouve notamment au moment de...
revendication de l’égalité des droits civiques puisque,
en 1963, dans son livre Why we can’t wait, Martin
Luther King avait déjà pris position en faveur des
réparations, en écrivant qu’aucune « somme d’or ne
pourrait réparer l’exploitation et l’humiliation des
Noirs américains tout au long des siècles. Cependant,
on pourrait évaluer le prix des salaires non-payés
pendant toutes ces années d’esclavage et réparer en
conséquence ».
L’État américain a d’ailleurs déjà versé des réparations
à certaines catégories de population, puisque à partir
du début des années 1970, des centaines de millions
de dollars et des terres ont été alloués aux populations
natives d’Alaska, puis aux Klamaths de l’Oregon,
aux Sioux du Dakota du Sud ou aux Seminoles de
Floride…
Surtout, en 1988, le Congrès présenta des excuses
officielles aux Américains d’origine japonaise internés
dans des camps pendant la Seconde Guerre mondiale,
et versa 20 000 dollars de compensation par prisonnier
encore vivants. C’est cet exemple qui est notamment
invoqué par l’écrivain et avocat afro-américain
Randall Robinson dans un livre paru en 2001, intitulé
The Debt : what America owes to blacks, qui va
relancer le débat autour des réparations dues à
l’esclavage.
Dans la foulée de cet ouvrage et de la conférence
de Durban, les demandes de réparation concernant
l’esclavage se développent au tournant des années
2000, avec deux spécificités : emprunter le plus
souvent la voie judiciaire et se concentrer sur des
demandes de réparations faites à des entreprises qui
ont bénéficié de l’esclavage.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
En 2002, une plainte collective a ainsi été déposée
devant la justice fédérale américaine en demande
de réparation pour les quelque 35 millions de
Noirs descendants d’esclaves. Les trois premières
entreprises à être visées étaient la compagnie
ferroviaire CSX dont les lignes ont été construites en
partie par des esclaves, la banque FleetBoston, fondée
par John Brown, un marchand d’esclaves notoire,
et la compagnie d’assurances Aetna, qui proposait à
l’époque aux propriétaires d’esclaves d’assurer leur
« cheptel » sur la vie en refusant toutefois de payer si
l’esclave était lynché, mourait d’épuisement au travail
ou se suicidait…
L’idée de cette « class-action » était que les
compensations éventuellement obtenues ne soient pas
versées à des individus mais à une commission
chargée de financer des projets humanitaires
bénéficiant à la communauté noire-américaine, dans
l’éducation ou la santé notamment.
Ces procédures n’ont toutefois pas abouti à des
jugements obligeant les entreprises visées à verser des
compensations financières, mais le poids symbolique
de ces procès a abouti à des résultats. La ville
de Chicago a ainsi fait voter en 2003 une mesure
obligeant les entreprises travaillant avec la ville de
révéler si elles ont tiré profit de l’esclavage par
le passé, et de révéler le nom des esclaves et des
propriétaires d’esclaves concernés. Des villes comme
Los Angeles, Cleveland, Atlanta ou Baltimore ont
ensuite suivi. Et certaines banques comme Wachovia
Bank, JP Morgan Chase & Co et Lehman Brothers
ont reconnu avoir tiré bénéfice de l’esclavage,
présenté des excuses, voire commencé à financer des
Bank, JP Morgan Chase & Co et Lehman Brothers
ont reconnu avoir tiré bénéfice de l’esclavage,
présenté des excuses, voire commencé à financer des
programmes sociaux, de recherche ou mémoriels en
faveur de la communauté afro-américaine.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
Toutefois, explique l’historien Pap NDiaye, maître de
conférences à l’EHESS et spécialiste des États-Unis,
ce débat sur les réparations financières, vif il y a
une dizaine d’années, est « aujourd’hui politiquement
complètement mort ». En revanche, précise-t-il, « ce
qui a survécu, c’est l’idée d’un nécessaire effort
mémoriel, avec la construction prévue du grand musée
d’histoire afro-américaine à Washington, avec une
place centrale qui a une vraie importance symbolique
même si son existence est pour le moment encore
seulement virtuelle ».
Pour Pap Ndiaye, la revendication de compensation
financière se heurte à des difficultés pratiques
et théoriques, puisque « l’immense majorité des
entreprises américaines ont été créées après la fin
de l’esclavage » et que la réparation des torts se
« heurte à des arguments juridiques et politiques
quasiment inextricables », en particulier pour définir
les personnes concernées par les possibles réparations.
« Aux États-Unis, il existe aujourd’hui des Blancs qui
ont eu des ancêtres esclaves. Est-ce qu’ils...
ont eu des ancêtres esclaves. Est-ce qu’ils devraient
bénéficier d’éventuelles réparations ? » interroge ainsi
l’historien.
Il prône, plutôt que cet argument du passé dont
il craint qu’il ne soit pas suffisamment robuste, la
réparation des torts vécus aujourd’hui, inquiet aussi
qu’une politique centrée sur les entreprises ayant
profité de l’esclavage n’exonère à trop bon compte
toutes les autres. « On peut demander que les grandes
entreprises américaines participent à l’augmentation
du nombre de Noirs à l’Université, sans pour autant
convoquer le passé esclavagiste et demander ainsi
cela aussi à Microsoft ou à Apple, qui sont aujourd’hui
les entreprises les plus riches et puissantes, et dont on
aurait du mal à trouver un lien avec l’esclavage…»,
souligne-t-il.
2. Brésil : les « actions affirmatives »
Dans les années 1990, Fernando Conceiçao, un jeune
étudiant de l’Université de Sao Paulo, se rend dans
l’un des meilleurs restaurants de la ville avec plusieurs
de ses collègues et camarades. Le groupe demande les
meilleurs mets et les vins les plus savoureux, avant, au
moment de l’addition, de sortir sans payer en arborant
un T-shirt sur lequel on pouvait lire « Mouvement pour
les réparations ! ».
Cette action du Mouvement noir, au Brésil, n’est
sans doute pas la plus représentative, mais elle est
sans doute pas la plus représentative, mais elle est
emblématique du pays où les formes de revendications
liées à la réparation de l’esclavage ont été à la fois les
plus diversifiées et les mieux entendues. Dans ce pays
où l’esclavage a été aboli en 1888, le groupe lésé, à
savoir les Afro-Brésiliens, forme pas loin de la moitié
de la population globale si l’on compte à la fois les
Directeur de la publication : Edwy Plenel
personnes qui se considèrent comme noires et celles
qui se désignent comme pardo, c’est-à-dire brun, ni
blanc, ni noir.
Abdias Nascimento
Dans ce pays, la Mouvement noir a commencé à
s’organiser à partir des années 1930, critiquant, dès
cette époque, les conditions sociales et économiques
dans lesquelles les descendants d’esclaves étaient
laissés, même si ce mouvement entend alors lutter
contre les discriminations présentes sans toujours se
référer au passé. Dans les années 1950, certains leaders
afro-brésiliens, tel Abdias Nascimento, évoquent déjà
l’idée de réparer les préjudices subis, pour lutter
notamment contre le mythe de la « démocratie
raciale ».
Cette idéologie, très présente au Brésil, considère
que ce pays est une nation produite par la fusion
harmonieuse des Indigènes, des Africains et des
Européens en mettant l’accent sur un métissage qui
édulcore les différences et occulte la violence et
les relations conflictuelles qui...
Saillant : « L’une des conséquences les plus visibles
de l’esclavage demeure la situation de pauvreté et
de marginalité endémique de la majorité des Afro-
Brésiliens. »
Pour cette anthropologue de l’Université Laval, au
Québec, c’est à partir de la fin des années 1980 que
« le Mouvement noir, longtemps placé dans la position
de “demandeur de droits” considère aujourd’hui la
citoyenneté, et ses moyens d’accès, soit les actions
affirmatives, en tant que réparations des torts du
passé ».
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
Ces « actions affirmatives » désignent au Brésil
les politiques de discrimination positive qui visent
à corriger par des mesures politiques favorables et
des programmes ciblés des inégalités structurelles au
sein de groupes historiquement déterminés. Ainsi, le
29 août dernier, la présidente Dilma Rousseff a, par
exemple, promulgué une loi qui réserve un quota de
places, dans les Universités fédérales gratuites, aux
Noirs, Métis et Indiens, proportionnel à la composition
de la population de chaque État du Brésil.
Cette décision est héritière des revendications
du Mouvement noir brésilien, catalysées par la
conférence de Durban, en 2001. Celles-ci avaient
déjà abouti, après la période de la dictature, à
certains acquis, comme par exemple l’insertion dans la
nouvelle constitution de 1988 de mesures favorables
à...
déjà abouti, après la période de la dictature, à
certains acquis, comme par exemple l’insertion dans la
nouvelle constitution de 1988 de mesures favorables
à la population afro-descendante en termes de combat
contre le racisme, de droits à la terre, et de préservation
culturelle des quilombos, ces communautés formées
à l’origine par les esclaves en fuite à l’intérieur des
terres.
La conférence sur le racisme de Durban de 2001,
organisée par l’Unesco, bien qu’on en ait retenu
surtout la polémique sur le conflit israélo-palestinien,
était à l’origine centrée sur la question de l’esclavage
dont plusieurs pays demandèrent alors qu’il fût
reconnu comme crime contre l’humanité, ce qui est le
cas en France depuis 2001 ou au Sénégal depuis 2010.
Dans la délégation brésilienne, qui comptait pas moins
de 900 membres, les représentants du Mouvement
noir étaient appuyés par un État brésilien soucieux
de se donner une image internationale positive
devant la communauté internationale en matière de
discrimination raciale.
Pour le Mouvement noir brésilien, cette conférence
aboutit à un point décisif, que souligne Francine
Saillant : « C’est à Durban que le concept
d’actions affirmatives fit en quelque sorte consensus
et supplanta celui de compensation. » L’idée
4/5
d’indemniser les familles dont les membres pouvaient
être identifiés comme descendants directs des esclaves
fut alors progressivement abandonnée au profit du
soutien en faveur de politiques publiques, parfois
qualifiées de « réparatrices » visant à concrétiser la
pleine citoyenneté dont étaient exclus nombre d’Afro-
Brésiliens.
Ces mesures permettaient de contourner un problème
récurrent avec la thématique des réparations,
entendues au sens de compensations, qui réside dans la
difficulté d’identifier les bénéficiaires et de surmonter
l’incompréhension des euro-descendants sur les
bénéfices qu’ils peuvent tirer, encore aujourd’hui, des
avantages accumulés dans le passé par leurs ancêtres.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
Même si l’étendue et le financement de ces politiques
publiques sont encore sujets de débats, même si elles
n’ont pas toujours été, aux yeux de certains acteurs,
accompagnées d’actions de valorisation culturelle
et mémorielle suffisantes, la convergence entre le
Mouvement noir et les autorités fédérales, notamment
après l’arrivée de Lula au pouvoir en 2003, ainsi
Après l’arrivée de Lula au pouvoir en 2003, ainsi que
l’importance numérique de la population concernée
par cet héritage, ont permis d’aboutir à des politiques
publiques actives, même si elles se sont fondées au
moins autant sur le constat de torts vécus actuellement
que sur la volonté de réparations de torts passés.
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
3. Haïti : la dette
Lors de cette conférence de Durban de 2001, la
notion de réparation a pris plusieurs significations,
notamment financières à travers la revendication
d’une suppression de la dette des pays du Sud, dont
l’exemple d’Haïti demeure le plus frappant, même si
la question de la dette haïtienne peut se penser plutôt
en termes de restitution que de réparation. En effet,
pendant les trois quarts du XIXe siècle et jusqu’après
la Seconde Guerre mondiale, Haïti a versé à la France
des sommes destinées à compenser les pertes subies
par les anciens colons du fait de la révolte des esclaves
emmenés par Toussaint-Louverture…
En 1825, les armées françaises ont menacé d’attaquer
à nouveau Haïti et de mettre fin à l’indépendance du
pays, si les autorités du pays n’acceptaient pas de payer
un tribut de 150 millions de francs-or, par la suite
réduit à 90 millions, pour « réparer » le préjudice
subi du fait de l’abolition de l’esclavage après la
lutte d’indépendance. La seule réparation financière
ainsi versée du fait de l’esclavage l’a été à d’anciens
esclavagistes et non à d’anciens esclaves…
Cette somme faramineuse a été versée jusqu’en
1946, et jusqu’au dernier centime, afin de permettre
la reconnaissance de la jeune nation haïtienne par
la communauté internationale. Elle est désormais
estimée à l’équivalent de 21 milliards de dollars dont
Haïti ne cesse, depuis, de réclamer le remboursement.
La demande de restitution de la dette de
l’indépendance a été brandie en 2003 par l’ancien
président Aristide à l’occasion de l’anniversaire de
la mort de Toussaint-Louverture. À la suite de
cette intervention, le ministre des affaires étrangères
de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, avait
commandé à Régis Debray un rapport (à consulter
ici) sur les relations franco-haïtiennes dans lequel ce
dernier estimait cette demande irréaliste.
La thématique a toutefois suscité de nouvelles
mobilisations après le séisme du 12 janvier 2010 qui
a ravagé l’île et tué plus de 200 000 personnes. Une
pétition internationale citoyenne a alors demandé,
pour donner au pays les moyens de sa reconstruction,
la restitution de cette dette, en soulignant que « de
manière systématique, les médias occidentaux se
plaisent à rappeler à la face du monde que Haïti,
ancienne colonie française et premier État noir du
monde, est le pays le plus pauvre de l'hémisphère, sans
expliquer les causes profondes de cette pauvreté ».
Celle-ci, écrivaient les auteurs, n’est le fruit ni d’une
fatalité ni d’une malédiction puisque « que cela soit au
point de vue économique, social, voire écologique, les
conséquences de cette dette odieuse et colossale sur
le développement du pays ne sont plus à démontrer.
Tous les historiens s'accordent à dire que cette rançon
imposée par le fort au faible a hypothéqué le devenir
5/5
haïtien. Par la suite (…) l'île, jadis, la plus riche
et la plus prospère sombra dans la misère et dans
l'incapacité de construire une économie florissante. »
Sur mediapart.fr, un objet graphique est disponible à cet endroit.
À Haïti, la revendication a pâti d’avoir été lancée
publiquement par le président Aristide, comme une
diversion, au moment où son autoritarisme était
contesté et son départ demandé par de nombreux
habitants de l’île. Et au lieu de se concentrer sur
la restitution, qui serait d’ordre bilatéral entre la
France et Haïti, Aristide avait parlé de « réparation »,
ouvrant ainsi la voie à un dossier multilatéral dont
la conférence de Durban avait montré la difficulté, et
dont l’impossible calcul de la « dette écologique »
traduit aujourd’hui, sur une thématique proche, la
difficulté à passer de la revendication symbolique à la
mobilisation concrète.
Dans une tribune intitulée N'effaçons pas la dette
française envers Haïti, l’écrivain haïtien Louis-
Philippe Dalembert soulignait alors qu'envisager « des
compensations de l'esclavage se révèle très complexe,
mais il n'est pas interdit de parler de restitution d'une
dette immorale et inique, dont la France ne sort pas
grandie. Reste, bien sûr, à savoir sous quelle forme
et à quel gouvernement haïtien ». Il rappelait qu’une
seule députée de l’Assemblée nationale avait, en 2003,
suggéré la création d'un fonds d'intervention qui irait
en priorité à l'éducation, la santé ainsi que le logement,
et qui serait géré par des personnalités haïtiennes
et françaises. Il s’agissait de la députée de Guyane,
aujourd'hui garde des Sceaux, Christiane Taubira…
1-crée un blog, tu es irrespectueux d'autrui en nous mettant tes tartines de conneries.
Si tu crois que le contribuable français va aider à financer les "réparations" pour que des raclures comme le sculpteur et sa clique donnent de l'oseille aux lutteurs, des billets à Farba, tu peux te mettre le doigt bien profond.
2