Il n’y a pas de péril en la demeure, semble nous faire croire des experts interrogés par L’As. Selon ce journal, la sortie du ministre du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo faisant état des caisses vides de l’Etat, n’a rien d’alarmant. L’Etat s’affole pour rien. « Cette situation est normale. Il n’y a pas à s’alarmer en parlant de caisses vides de l’Etat », a fait comprendre une source de L’As.
Selon elle, pour un Etat, les débuts d’année sont toujours difficiles à gérer parce que les recettes fiscales et les droits d’entrée ne sont pas au point nommé. Cela s’explique aisément parce que les services des impôts n’ont pas encore fait la totalité des recouvrements auprès des imposables. La source indique que « les contribuables ont généralement jusqu’au 31 mars pour se conformer avec les services des impôts. Cela explique cette tension de trésorerie.
Et comme la période de recouvrement débute en mai et juin, il est évident que les caisses ne peuvent pas être pleines ». Même chose pour les droits d’entrée. Avec la tension persistante qui a prévalu dans le pays lors de la campagne électorale, les importations ont été en berne pour la plupart. Et comme tout le monde le sait, les recettes fiscales et les droits d’entrée constituent la part du lion dans le budget du Sénégal. Les deux font quelques 1400 milliards F cfa.
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