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C’est une capacité de 25 Mw qu’une unité sénégalaise de fabrication de panneaux solaire va mettre sur le marché par an, en mi-juillet. Reste à l’Etat de mettre en place des mesures fiscales incitatives pour pousser les populations et entreprises dans l’acquisition de systèmes pour suppléer un peu Senelec.
Face à l’insuffisance de la production électrique, les énergies renouvelables commencent à se positionner en alternative. Et le solaire - le pays dispose en moyenne de 3 000 heures d'ensoleillement par an - est en pôle position pour contribuer à la diversification des sources énergétiques. Fort de ce constat, plusieurs unités sont en train de s’implanter dans le pays pour proposer des panneaux photovoltaïques même si elles faisaient face à la lourde fiscalité qui frappe encore ses produits pour une plus grande diffusion. Mais, en attendant le décret d’application de la loi d’orientation du secteur, une unité de production 100 % sénégalaise, dont le ministre en charge des énergies renouvelables a visité les installations hier, va mettre à la disposition du pays des panneaux solaires d’une capacité de 25Mw par an. Sustainable power electric compagny (Spec) annonce, en effet, pouvoir fournir des systèmes de production d’énergie solaire d’une telle capacité tous les ans, tout en créant 100 emplois d’ici à la fin de l’année. ‘L’avenir énergétique du monde ne pouvait plus se concevoir sans les énergies renouvelables en général et sans le solaire en particulier. Nous avons investi près de 4 milliards de francs Cfa pour pouvoir produire dans 15 jours 25 Mw par an, une production flexible avec des panneaux allant de 50 à plus de 300W. Ce qui nous permet d’offrir des solutions pour la quasi-totalité des besoins ruraux, urbains, professionnels, centrales de grandes puissance, etc.’, déclare son directeur, Mamadou Saliou Sow. Qui estime que l’Afrique, encore moins le Sénégal, n’a plus besoin de chercher ailleurs ce type de technologie.
Cependant, dans un contexte national marqué par la cherté des équipements dont les retours sur investissements peuvent parfois atteindre entre 2 et 7 ans, ces technologies peinent à se développer. C’est pourquoi, Sow a sensibilisé le ministre sur la nécessité de mettre en place un cadre législatif et réglementaire et des mesures pour faciliter l’acquisition d’équipements aux populations qui font face à de sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité. ‘Nous attendons de nos autorités un engagement plus fort en faveur des énergies renouvelables, par la mise en place d’une réglementation adéquate visant à mieux contrôler la qualité des équipements proposés sur le marché, en prenant des mesures incitatives pour aider les ménages et les entreprises à s’équiper de systèmes solaires, et en appuyant l’industrie locale par une affirmation concrète de la préférence nationale’, plaide-t-il.
Une requête qui ne semble pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Le ministre a, en effet, rappelé qu’après le vote de la loi d’orientation, un décret d’application sera bientôt publié pour mettre en place un cadre législatif et réglementaire permettant d’accompagner les investisseurs privés dans ce domaine. Mieux, fait-il remarquer, le gouvernement envisage des mesures fiscales incitatives pour faciliter l’acquisition des systèmes pour l’autoconsommation au sein des ménages. Et pour les entreprises et sociétés de production d’électricité, une baisse sur la fiscalité sera également opérée pour les accompagner à se tourner vers les énergies renouvelables dans ce contexte mondial où les prévisions sur le déclin des énergies fossiles ne dépassent pas 50 ans.
Notons que l’absorption de cette capacité pourrait aider le Sénégal à faire un grand pas dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en matière d’accès à l’électrification. En effet, notre pays est encore autour de 0,6 % d’électrification par les énergies renouvelables alors que l’objectif fixé à l’horizon 2015 est de 15 %.
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WADE EST ALLE VISITER SEULEMENT CETTE COMPAGNIE LORS DE L’EXPOSITION DES ENERGIE SRENOUVELLABLES. POURQUOI? PARCE QU’ELLE APPARTIENT A LA FAMILLE WADE VIA KARIM MINISTRE DE TUELLE EN PLUS. ON S’APPRETE A VOTER UNE LOI POUR BLOQUER TOUS LES IMPORTATEURS DANS CE DOMAINE. AFIN DE PROTEGER CETTE ENTREPRISE.
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des centrales au charbon au Sénégal ?
« Nonobstant » les risques et conséquences de pollutions majeures, comme solution potentielle de règlement de la crise énergétique que traverse le Sénégal, la seule alternative, entre autres procédées non durables, est de manifester la volonté de construire une centrale au charbon. (Il est prévu la construction prochaine de deux centrales électriques au charbon, une des réponses face à la crise énergétique actuelle au Sénégal et aux manifestations contre la Sénélec et le ministère de l’énergie, pour leur réponse timide aux consommateurs sénégalais).
A qui donc servent le fait de signer la convention de Kyoto, ou de participer à la conférence de Bonn sur les énergies renouvelables et particulièrement le solaire ?
Le charbon est un combustible dont les émanations sont hautement toxiques parce que fortes en co2, et de faible valeur calorique. Il ne faudrait pas faire montre d’un recul technologique ou historique qui nous ramènerait au 18ème siècle ou au début des années 80, où la densité des centrales à charbon dans certains pays a attesté de leur impact écologique néfaste.
L'industrie mondiale, à l’exemple de notre industrie nationale, très dépendante du charbon auparavant, et à présent du pétrole, est une autre source de pollution de l'air importante, donc augmente la détérioration de notre couche d’ozone.
Le charbon, qui entrait dans la production de l'électricité, comptait pour plus de la moitié de la consommation d'énergie dans le passé, suivi par le pétrole, puis le gaz naturel et l'hydroélectricité, le nucléaire et les énergies renouvelables ne constituaient qu'une infime proportion.
L'Inde par exemple, jusqu’à un classement récent, considéré comme le troisième producteur mondial de charbon avec sa haute teneur en cendres a été confronté à ce problème écologique, car le charbon est en vérité un combustible peu rentable et extrêmement polluant.
Cette pollution par le charbon ou risque de pollution au charbon n’est nullement à mettre en œuvre « nonobstant » les risques et conséquences écologiques, de santé publique, majeures lorsqu’on estime que 35 à 40 millions de tonnes de cendres volatiles très toxiques peuvent être générées chaque année par des centrales thermoélectriques au charbon.
A côté de cette pollution industrielle, Il est une autre cause de pollution atmosphérique qui affecte la quasi-totalité de nos populations urbaines et surtout rurales ?l'utilisation, chez les familles pauvres des campagnes et des villes, du charbon de bois, de la bouse, et des résidus agricoles pour nourrir le feu domestique.
Les femmes en sont les premières victimes car ce sont elles qui passent de longues heures à cuisiner, et leurs pièces pour la plupart sont peu ventilées et les exposent à des niveaux de pollution dix fois supérieurs aux limites maximales recommandées par l'OMS. On estimait que, par exemple, cinq cent mille femmes et enfants mouraient chaque année en Inde de maladies liées à une exposition prolongée aux fumées domestiques.
Les débats autour de l’exploitation des sources d’énergies, du traitement des déchets radioactifs, de la conversion des différentes formes d'énergies et l’atteinte à l’environnement par les centrales soulèvent toujours un grand intérêt public.
Une conséquence de cette situation est la sensibilité écologique civile au sein des groupes de notre société et voir même d’organisations internationales comme la communauté européenne.
A ce jour, la probabilité de voir la population mondiale atteindre les 8 milliards d’ici 2030 est presque une certitude. Et cela entraînerait une augmentation constante des besoins énergétiques.
L’économie énergétique ne peut pas que dépendre de la portée des réserves de matières premières ou des procédés naturels utilisés pour la production d‘énergie (charbon, hydrocarbures, uranium) et de la consommation en énergie à l’heure actuelle.
D’après plusieurs recherches de Shell (Allemagne) la portée de ces réserves est ainsi évaluée : pétrole 25 à 32 années, gaz naturel 50 à 95 années, charbon (peu calorifique) 200 à 255 années, uranium 60 à 105 années. Ces chiffres provenant de la liste des recherches fondamentales sur les réserves connues à ce jour en se basant sur la consommation actuelle de chacune de ces sources d’énergies.
Dans un pays sahélien comme le nôtre, l’énergie est un des facteurs déterminants pour la survie des populations. Elle est nécessaire et indispensable pour la satisfaction des besoins quotidiens (eau, nourriture, santé).
Au Sénégal le bois de chauffe qui reste l’énergie la plus utilisée dans les foyers est une des causes majeures de la déforestation et de nombreuses forêts sont encore directement menacées par les prélèvements journaliers à usage domestique.
On estime à plus de 80% la population sénégalaise qui fait appelle au bois de feu pour la cuisson des aliments. Et ce constat va en augmentant.
Pour lutter contre ce fléau, l’utilisation de l’énergie solaire, une énergie renouvelable propre, le soleil, d’autant plus que l’on en manque vraiment pas, ne serait – elle pas la solution la plus écologique, que de construire une centrale au charbon, en considération des atteintes environnementales néfastes ?
Elle serait non seulement une alternative aux combustibles fossiles (houille, lignite, pétrole, gaz naturel) dans les villages mais aussi dans les communautés urbaines.
Son utilisation est garantie par une source d’énergie illimitée et non polluante. L’énergie solaire photovoltaïque et thermique sont une alternative, entre autres comme la Biomasse et l’énergie éolienne, qui sont à proposer et surtout à mieux promouvoir, afin que toutes les populations puissent y accéder. .
Donc une sensibilisation par rapport aux énergies renouvelables est une priorité dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement durable.
Les énergies renouvelables peuvent aussi participer au développement économique et créer des emplois, donc des revenus.
Cette sensibilisation qui interpelle, les ministères comme celles de l’énergie et des mines, de l’environnement, et de la protection de la nature, de la prévention, de l’hygiène et de l’assainissement, toutes les organisations et les institutions de développement nationales et internationales, interpelle aussi particulièrement les femmes et une souche très grande de notre population, à savoir les jeunes et les enfants.
Car il s’agit à présent d’investir sur les femmes et la jeunesse pour une culture de la conscience pour la préservation du cadre de vie et de l’utilisation des énergies renouvelables, pour s’assurer un avenir durable.
Un changement des mentalités, des attitudes et des comportements, à l’échelle de la société, et particulièrement des grands pollueurs que sont les grandes industries qui ne répondent pas aux normes de contrôle des émissions et rejets, les voitures ayant dépassé leur durée de vie et polluantes, les centrales énergétiques et autres pollueurs, est nécessaire.
Et tout cela affecte notre santé et interpelle de ce fait le ministère de la santé et de la prévention médicale et les structures sanitaires internationales.
Ainsi, à juste raison et comme il en a été fait mention dans la déclaration sur les énergies renouvelables en Afrique, lors de la réunion ministérielle africaine, qui s’est tenu le 08 mai 2004 au Kenya, en préparation à la conférence internationale sur les énergies renouvelables de Bonn, organisé du O1 au 03 juin 2004 en Allemagne, dans leur résolution n°11, il s’agit entres autres objectifs : « Incorporer l’éducation et la sensibilisation du public sur les énergies renouvelables dans les programmes éducationnels à tous les niveaux en attachant une attention spécifique au contexte africain ».
Et cette résolution va de paire avec la déclaration faite, en ce temps, par le ministre allemand de l’environnement et de la protection de la nature, lors la conférence de Bonn. En effet M. Jürgen Tritin disait que : « le but est de développer les énergies renouvelables dans le monde entier, pour être en mesure de disposer d’un approvisionnement énergétique élémentaire, afin de lutter contre la pauvreté et également continuer de protéger l’environnement de manière efficiente ».
« Chargé des relations extérieures – Expert en énergies renouvelables
Association Afrique un seul pays – Les sentinelles de la renaissance africaine »
afriqueunseulpays@yahoo.fr
Sinon, c'est une bonne idée, si bien sur, ils ont prévu la détérioration des surfaces par le vent de sable (Harmatan).
Note: le mouvement des vagues et les courants sous-marins sont aussi gratuits, et présent 8.760 heurs par an! 24/24h.
Non je rigole...
J'aime bien tes interventions même si je commente de moins en moins. Ya plein d'alternatives en matière d'énergie mais il faut avant tout la bonne gouvernance et c'est ce qui fait défaut au Sénégal... Bon week-end.
Bon week-end
Le Sénégal ne produit pas de la matière fossile, il l'achète, le transforme et le distribue aux consommateurs. De l'achat à la distribution, en passant par la transformation, il y a partout de la corruption et des détournements, raison pour laquelle on traverse une crise chronique de l'énergie. Il faut aller jusqu'au bout du combat et renverser ce pouvoir.
j ai une voiture avec deux batteries et un paneau solaire de 120 watt .la batteries est 120 AMP Par heure .. 120 wat vous donne a peu pres sous le soleil senegalais 6 a 7 AMP par heure .suffisant pour charger la batteries sur laquelle tu branche le frigo. le frigo dans ma voiture utilse maximum 3 amp par heure.je peux camper apeu pres 3 jours avant que la batterie soit decharge a 50%..
si je branche le panneau solaire sur ma deuxieme battrie pendant que le frigo est entrain d operer elle n attendra pas cette limite de dechargement.. le solaire est plus simple qu on le pense.Comme il est rare de rester dans un campement plus que3 jours .quand je conduis la voiture je branche le frigo sur la batterie principale(pres du moteur )la encore c est l alternateur qui fait tout.
Bien nous savons que le solaire est une énergie propre , les méthodes de fabrications des entreprises éprises de gains faciles au détriments de leur respnsabilité sur le plan environnemental n'est pas à négliger .Risques de contaminations des terres et de la nappe fréatique .Recyclage des batteries qui seront en fin de vie .Le solaire OUI , mais à quel PRIX , d'où la nécessité de prendre en compte tous ces paramètres .
Il est illusoire de penser qu'une centrale solaire pourrait régler le problème de l'électricité sur le plan urbain .Seul l'équipement individuel peut répondre à ce besoin en l'état actuel , autrement çà sera couteux .Une centrale solaire pourrait voir le jour dans une ville nouvelle en devenir d'autant qu'on pourrait prévoir tout l'équipement nécessaire dans ce projet .Si la SENELEC affectait 1% de sa dépense énergetique annuelle dans l'accompagnement des ménages à s'équiper en solaire domestique , cela réglerait de nombreux problèmes ( en somme une forme de prêt étalé sur 10 voir 15 ans ), ce qui lui permettra de délester au fur à mesure ces usagers de son réseau .La diversification des énergies est la seule porte de sortie pour régler le problème de l'énergie au Sénègal , des pays industrialisés s'y...
10 ans est la duré de vie moyenne d'un panneau solaire commerciale. ne pensez pa que c'est panneau sont éternel
Par contre, les métiers de l'électricité ne sont pas un métier de l'Etat meme si l'électricité peut etre considérée comme un secteur stratégique !
Par conséquent, non seulement il faut laisser se développer les initiatives privées de production, de vente, de plaques photovoltaiques , dans un cadre législatif qui en définirait meme les conditions d'installation, mais surtout et surtout il faut privatiser le secteur de l'électricité: SENELEC DOIT SORTIR DU GIRON DE L'ETAT!
Les Ivoiriens ont parfaitement réussi cette privatisation du secteur de l'électricité en 1994 lorsque Alassane Ouattara était Premier Ministre, en créant la Cie, compagnie Ivoirienne d'électricté distincte de l'EECI,énergie électrique ce Cote d'Ivoire!
La Cie est trés rentable et surtout, malgré la calamité Gbabgo ces 11 derniéres années et meme tous les troubles en 200, 2004 et 2011, les Ivoiriens n'ont jamais été privés d'électricité autant que les Sénégalais!
OU SONT LES 30000 LAMPADAIRES SOLAIRES EN DON
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Je pense aussi qu'au lieu de critiquer une telle initiative, il faudrait plutot encourager les porteurs de ce projet, et inciter les sénégalais qui en n'ont les possibilités, d'investir dans notre tissu industriel, pour créer des emplois et surtout contrubuer au développement de ce pays.
Vive l'Afrique