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Economie

SAER SECK, PRESIDENT DU GAIPES : « Khoureychi Thiam menace notre 'ceebu jën' national»

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SAER SECK, PRESIDENT DU GAIPES : « Khoureychi Thiam menace notre 'ceebu jën' national»

Le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) ne démord pas dans son opposition aux autorisations de pêche accordées à des bateaux étrangers. dans l'entretien qu'il nous accordé avant-hier, le président Saer Seck explique comment ces bateaux vont piller nos eaux sans que cela soit financièrement rentable pour le Sénégal. Non sans soutenir que «le ministre de la Pêche menace notre 'ceebu jën' national».

 

Pourquoi tout le monde est en brassard rouge à Sopasen ? 

Tout le monde est en brassard rouge à Sopasen pour protester contre les bateaux étrangers qui veulent éradiquer nos stocks de poissons. Mais ça ne sera pas que la Sopasen, l’ensemble des différents intervenants de la pêche, que ce soit la pêche industrielle, l’ensemble des armements, va progressivement arborer des habits et des brassards rouges de manière à ce que l’on sache que globalement, dans le secteur de la pêche, de façon majoritaire, sauf le ministère des Pêches, nous sommes absolument contre ce forcing qui met notre secteur en danger. 

 

Quelles sont les raisons qui vous fondent à dire que la pêche est en danger ? 

On a au moins trois bonnes raisons pour dire que cette opération d’autorisation de pêche à des bateaux étrangers est une opération dangereuse qui ne peut apporter quoi que ce soit au Sénégal. La première, elle est juridique en ce sens que l’opération est illégale. 

 

Sur quoi vous basez-vous pour dire que c’est illégal ? 

Elle est illégale parce que la pêche est administrée par deux textes : la loi portant Code de la pêche et le décret 98-498. Dans le premier texte, à l’article 3, à propos de la philosophie qui est celle de l’Etat en ce qui concerne la gestion de la pêche, il est dit : «La gestion des ressources halieutiques … l’Etat définit à cet effet une politique visant (nous le soulignons) à protéger, à conserver ces ressources et à prévoir (je le re-souligne) une exploitation durable de manière à préserver l’écosystème». La loi continue : «L’Etat mettra en ?uvre une approche de prudence dans la gestion des ressources». C’est exactement le contraire qui se passe. 

La deuxième chose, c’est que pour qu’un bateau étranger pêche au Sénégal, il faut : 1- un accord de pêche entre le Sénégal et le pays d’origine de ce bateau. Ce n’est pas le cas de ces bateaux étrangers (bélizien, ukrainien, russe etc.) qu’on nous amène. 2- que le bateau soit affrété par une personne morale sénégalaise. Le cas d’affrètement de bateaux par des personnes morales sénégalaises est défini par le décret 98-498 qui stipule : «Il y a certains types de bateaux qui peuvent être affrétés en cas d’insuffisance d’approvisionnement d’une usine sénégalaise à terre. Ces bateaux sont les thoniers (senneur ou canneur), les senneurs qui utilisent la glace ou les petits chalutiers de pêche démersale et glacier». Ce n’est pas le cas de ces bateaux. Dans le champ d’application des conditions, ces bateaux n’y rentrent pas. Le décret précise autre chose : dans le cas d’affrètement, la totalité de la production doit être débarquée au Sénégal dans l’usine qui a affrété pour combler le déficit d’approvisionnement, la moitié des marins doit être composé d’inscrits maritimes sénégalais, équipage exclu. Donc, il n’y a aucune de ces conditions, pas une seule remplie par ces navires. Ce n’est pas une question de vide juridique, ce texte, il a été clair, il a été conçu, réfléchi et l’ensemble de ces questions ont été discutées au moment de la conception de cette loi et de son adoption. C’est une volonté politique précise qui va vers la gestion prudente de ces ressources. Cette loi, elle a une vision qui consiste à dire que nous devons exploiter nos ressources, mais nous devons transmettre la mer avec ses ressources au moins dans un aussi bon état que l’état dans lequel nous, nous l’avons trouvée. Mais aujourd’hui, on a des aventuristes que l’Etat a autorisés souverainement à piller nos ressources. 

 

Pourtant le ministre de l’Economie maritime, dit-on, a accordé ces autorisations suite à une autorisation du président de la République… 

On est dans une République. Dans une République, la souveraineté, elle s’exerce dans le cadre des lois et des règlements de la République. Le président de la République n’est pas le siège de la loi. Le président de la République est également tenu par la loi. Le président de la République qui est un juriste le sait parfaitement. Et ça nous étonnerait que ce soit le président de la République le premier à violer les lois du Sénégal. Il faut rappeler que ces bateaux sont quand même au Sénégal depuis 1 an. Et que c’est au détour d’une question d’un journaliste de Rfi qui avait eu vent de cette opération que nous avons été informés de la présence de ces bateaux. Il y en avait 6, cela avait créé l’émoi au Sénégal. Mais, ce qu’il faut savoir, c’est que depuis, ces 6 bateaux sont en train de devenir 23 bateaux et l’on ne sait où cela va s’arrêter. 

 

Il y a également le fait que la Commission consultative –même si elle ne donne que son avis- s’était réunie à plusieurs reprises et avait souvent formulé des avis défavorables… 

C’est cela l’autre illégalité. Lors qu’on avait présenté les demandes des 17 navires à la Commission consultative d’attribution des licences de pêche, qui regroupe les acteurs de la pêche, des ministères des Finances, des Forces armées, des scientifiques, elles avaient rejetées parce que ce n’était pas conforme à la loi. 

 

Mais financièrement, c’est une opération qui va rapporter des ressources au Trésor… 

On nous a expliqué (c’est d’ailleurs ce qui est repris dans le communiqué du ministère de l’Economie maritime) que ça rapporterait autour de 5 milliards de francs Cfa. Et dans cette Commission des licences, on a accepté de manière très parcimonieuse, parce que l’autre problème, c’est la transparence qui entoure cette opération. Personne ne sait ce qui se fait. Il faut vraiment être un journaliste d’investigation, mener des enquêtes pour savoir combien de navires il y a, qui sont-ils, leurs caractéristiques, ce qu’ils pêchent, où ils pêchent ? 

On nous a dit que ces bateaux payent 17 francs Cfa le kg de poisson pêché. Avec 17 francs le kg, donc 17 000 francs Cfa la tonne, pour faire 5 milliards de francs Cfa, il faut 297 000 tonnes de poisson. Cela veut dire que ces navires vont prélever 297 000 tonnes pour qu’on ait 5 milliards au niveau du Trésor public. 

 

Mais vous ne nous dites pas en quoi cette opération n’est pas financièrement rentable pour le Sénégal ? 

Vous avez entendue une dame dire que la caisse de yaboy (sardinelles) est achetée à 23 000 francs Cfa ; dans la caisse il y a 40 kg. Cela veut dire que le yaboy non congelé, non traité, sans feuillard, non débarqué, non stocké, non transporté coûte 500 francs Cfa le kg. Prenons 500 francs Cfa, si on le multiplie par 297 000, c’est 147 milliards de francs Cfa. Et les gains de l’Etat du Sénégal, c’est 5 milliards de francs Cfa. Or, il faut savoir que le modus operandi des bateaux soviétiques, on le connaît, puisqu’ils sont venus nous contacter pour qu’on puisse les sponsoriser pour qu’ils puissent entrer et avoir accès aux eaux sénégalaises. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Le modus operandi de ces bateaux, donc, c’est de prendre 70% du chiffre d’affaires et de vous en donner les 30%. C’est le minimum syndical. Si vous négociez bien, puis qu’ils veulent venir au Sénégal, vous pouvez obtenir 55-45%, ou 60-40%. Mais en prenant 30% de 147 milliards, on a 45 milliards de francs Cfa. Donc si l’Etat gagne 5 milliards dans cette opération, où sont passés les 40 milliards restants ? Si on dit que c’est pour le Trésor public, pourquoi celui-ci n’encaisse que 5 milliards là où il devait au minimum encaisser 45 milliards ? Et là où les armateurs encaissent 142 milliards de francs Cfa. Pourquoi l’Etat du Sénégal n’encaisse que 5 milliards contre 142 milliards pour les armateurs alors qu’il est propriétaire des ressources ? Donc, c’est une opération financière qui est inopportune, opaque et qui ne rapporte rien au Sénégal. 

Aujourd’hui, nos informations qui sont encore à confirmer, c’est qu’il y a 23 bateaux qui vont pêcher au Sénégal. Ce qu’il faut savoir, d’abord ont nous dit que les stocks sont transitoires etc. Or, ces bateaux pêchent au Sénégal depuis 1 an. Si c’est transitoire, je ne vois pas ce qu’ils font au Sénégal depuis un an. La seconde chose, c’est que ces navires ont une capacité de pêche de 30 000 tonnes minimum par an. Avec 23 bateaux, on va avoir 690 000 tonnes de potentiel de prélèvement. Je ne dis pas que c’est ce qui va être prélevé, mais c’est le potentiel à prélever. Et 690 000 tonnes, vous les multipliez par 500 (Ndlr : le prix du kg de yaboy non congelé, non traité, sans feuillard, non débarqué, non stocké, non transporté), cela fait 345 milliards de francs Cfa. Prenez les 30%, c’est environ 103 milliards de francs Cfa. Et la totalité de la pêche sénégalaise (industrielle comme artisanale) ne fait pas 250 000 tonnes. Et l’on nous dit qu’il ne se passe rien. 

Ces bateaux, ils font 7000 tonneaux de jauge brute (Le tonnage de jauge brut rend compte de la capacité et de l’importance du bateau). Ces bateaux font 100 mètres, d’autres plus de 100m. prenons l’exemple d’un terrain de football. Imaginez un bateau qui commence d’un poteau de corner à un autre poteau de corner. C’est une catastrophe ! vous en prenez 23 à 7000 Tjb, ça fait 161 000 Tjb qu’on introduit dans les eaux sénégalaises. La totalité de la pêche industrielle sénégalaise, c’est 20 000 Tjb. On fait introduire dans les eaux sénégalaises 161 000 Tjb d’un coup, et l’on nous dit qu’il ne se passe rien. 


Quelles seraient les conséquences de ces autorisations ? 

Vous savez, nous, on est des armateurs. Depuis quelque temps, on nous parle de repos biologique. Le démersale en eau profonde n’est plus pêché. Aujourd’hui, nous allons écrire au ministre de la Pêche pour lui dire de lever cette interdiction. Ce serait logique. On ne peut pas introduire 161 000 Tjb en disant qu’il ne se passe rien, et nous demander à nous armateurs qui avons moins de 20 000 Tjb pour plus de 100 et quelques bateaux d’observer un repos biologique. La seconde chose, c’est que ce poisson, si on ne le protège pas, on va le perdre. Cela fait un an que ces bateaux pêchent au Sénégal. qu’est ce que le Trésor a gagné ? Il faut que le ministre des Finances nous le dise, il faut que le ministre des Pêches nous le dise. Je vous fais remarquer que ces bateau pêchent de la sardinelle, du chinchard, du maquereau, mais en prise accessoire parce que c’est des bateaux qui ont des filets qui font plusieurs km avec une bouche qui est d’une grandeur qui peut être plus ou moins profonde dans les eaux en fonction effectivement du banc qui est repéré. Et une fois que le chalut est passé, on a un aspirateur qui va dans le chalut pour aspirer la totalité des captures de telle sorte que le filet peut être immédiatement réutilisé. Ces bateaux sont d’une efficacité terrifiante. Les conséquences, on les voit au niveau de la pêche artisanale : rareté de la ressource. Regardez, Sénégal Pêche a investi dans une usine. Depuis qu’elle a été inaugurée, il y a deux mois, cette usine n’a travaillé que deux jours. 

Au niveau des exportations, on se tire une balle dans les pieds au moment de courir une finale de 100m. dans le cadre de mes contacts, j’ai été au Ghana, il y a 3 semaines. Un de mes partenaires m’a ouvert deux hangars remplis à ras bord de poissons «made in Sénégal» vendus par des Russes. Voilà un produit pour lequel on payerait 17 francs Cfa le kg et qui se retrouve à nous concurrencer sur nos marchés 

 

Pourtant, les Mauritaniens et les Bissau-Guinéens autorisent et l’on n’entend pas autant de bruit… 

Les Wolofs disent : «du man rek, bokuma ci moo ko gën». Savez-vous combien de bateaux composent l’armement national de la Mauritanie ? Zéro bateau. Vous savez combien il y a de bateaux en Guinée-Bissau ? Zéro bateau. Le Sénégal non seulement a plus d’une centaine de navires, a une chaîne de froid et la pêche artisanale la plus développée en Afrique. Donc, notre politique et notre angle de vue, notre perspective ne doit pas être la même que celle de la Mauritanie ou de la Guinée-Bissau. Pour profiter de ses ressources, la Mauritanie est obligée de vendre ses licences parce que les Mauritaniens ne mangent pas de poisson. Ils mangent de la viande. La Guinée-Bissau, c’est pareil. Elle est obligée de vendre des licences de manière à pouvoir récupérer une partie de ses ressources. D’abord, l’effort que l’Etat du Sénégal a fait pour développer ce secteur de la pêche, ensuite -pour être logique- en continuant à avoir une politique qui permette à cette ressource de perdurer au Sénégal. et même si cette ressource est malmenée en Mauritanie ou en Guinée-Bissau, il appartient à notre Etat, non pas de copier les Mauritaniens et les Bissau-Guinéens, mais de les amener à avoir une politique qui est un vrai développement pour leurs pays. Pourquoi les Russes et les Ukrainiens ne pêchent pas en Russie ou en Ukraine ? Il n’y a plus rien chez eux. Ils vont venir chez nous, ils vont tout exterminer et vont aller chercher d’autres eaux et il nous restera que nos yeux pour pleurer. Il faut avoir une bonne politique de pêche. Nous avons 700 km de côtes, de Guet-Ndar à Diogué, en passant par Kayar, Fass Boye, Hann, Thiaroye, Yoff, Joal, Mbour, Toubab Dialao, Djifer, Kafountine etc. Quand on veut lutter contre la pauvreté, on ne met pas en péril, on ne prend aucun risque sur la préservation des ressources qui apportent 80% de l’apport journalier en protéines animales. C’est tout ce qu’on dit, pas autre chose. La pêche participe de la lutte contre la pauvreté et de l’atteinte des Omd 


Mais admettez quand même que vous ne pouvez pas, vu vos faibles capacités, pêcher ce 1,4 million de tonnes ? 

Il y a deux nurseries, deux zones où les pontes se font. Ce sont les pontes des adultes qui donnent de jeunes reproducteurs qui rejoignent petit à petit les adultes. Si le poisson est massacré en Mauritanie, au Sénégal et en Guinée-Bissau, qui va pondre ? Comment dans ce cas assurer le renouvellement de cette population ? C’est juste pour expliquer comment les choses fonctionnent. Si l’écosystème est perturbé… Dans la mer, il y a certains poissons qui sont la nourriture d’autres poissons. Le thon par exemple se nourrit de petits pélagiques. S’il n’y a plus de pélagiques, il n’y aura plus de thons. Une chaîne alimentaire, un équilibre alimentaire, si on le casse, les conséquences sont absolument incalculables 

 

Seulement, ceux qui militent pour ces autorisations disent que vous vous activez parce qu’on touche à votre fromage… 

C’est comme si les membres du secteur de la pêche ne travaillaient que pour leur compte. C’est oublier l’importance du secteur de la pêche dans l’économie sénégalaise. C’est vrai qu’on dit que Saër Seck et le Gaipes veulent garder le gâteau pour eux tout seuls. Il faut savoir que ce gâteau, pour aller le chercher, il faut investir des milliards en bateaux et en usines. Et avec ces milliards, employer des centaines de Sénégalais pour travailler. Et pour ça, on ne doit pas nous jeter la pierre, on doit nous décorer, parce que c’est ça qui permet de contribuer au développement. 

 

L’on parle également des difficiles conditions de travail des employés qui sont exploités et sous-payés… 

Maintenant, on est au Sénégal, la loi est la loi, le salaire minimum, ce n’est pas nous qui l’avons fixé. Ecoutez, nous n’avons pas tous les moyens de mettre des salaires qui ne nous permettraient pas de vendre notre production. Si on ne vend pas, il n’y aura même pas de salaire minimal. Il n’y aura plus de salaire du tout. 

 

Le ministère dit qu’il n’a pas les moyens de les arraisonner. Qu’en pensez-vous ? 

On nous dit que la Direction de la protection et de la surveillance des pêches ne peut pas les arraisonner parce que les bateaux sont trop importants. On a saisi le ministre de la Pêche qui nous a dit qu’il a même saisi l’armée ; et que cette dernière dit qu’elle ne peut pas les arraisonner. Vous savez, moi, j’ai été arraisonné en Guinée-Bissau par un zodiac en pneumatique qui fait moins de 10m alors que notre bateau fait plus de 40m. C’est pour dire qu’on n’a pas besoin d’un pavillon de guerre pour arraisonner un bateau. C’est un problème de volonté politique. Honnêtement, si on ne peut pas arraisonner des bateaux étrangers… C’est parce qu’il y a des voleurs dans nos eaux et qu’on ne peut pas les attraper qu’on leur donne les clés de la maison. Mais soyons sérieux ! Si vous dites à un armateur russe qu’on ne peut pas l’arraisonner, pourquoi il viendrait acquérir une licence. Personne ne le ferait logiquement. 

 

Que comptez-vous faire maintenant ? peut-on dire que la messe est dite ? 

La messe n’est pas dite, pourquoi ce serait fini ? On a un acte illégal dans une République et l’on dit que c’est fini ? Ce que l’on compte faire, c’est arborer nos brassards rouges, continuer à les arborer dans tout le secteur de la pêche, informer l’ensemble des populations de ce qui est en train d’être fait. D’abord samedi, à l’occasion du match Sénégal-Cameroun, que tous les Sénégalais arborent un brassard rouge en même temps que le drapeau du Sénégal pour supporter la pêche du Sénégal et pour supporter l’équipe nationale du Sénégal. Ensuite, le mercredi 30, nous allons organiser une marche qui va partir du quai des pêches jusqu’à la Direction des pêches. Nous allons dire au directeur des Pêches de dire à M. le ministre de la Pêche qu’il faut que ça cesse et que ça cesse de manière définitive. Il menace notre «ceebu jën» national. 

Il n’est pas impossible que le Gaipes décide d’enclencher une action de justice en citant directement les autorités de manière à ce que ces dossiers soient mis de manière publique à la disposition des Sénégalais. Que les Sénégalais sachent ce qui se passe. Parce que si le ministre dit que c’est souverainement que le Sénégal a décidé d’autoriser ces bateaux, on ne doit pas le cacher aux Sénégalais. On doit dire aux Sénégalais : voila ce qu’on est en train de faire. Si on cache cette opération, c’est parce que ce n’est pas bon. 

 

Comment avez-vous réussi à convaincre le ministre délégué à l’Energie à ne pas vous appliquer la taxe de solidarité à l’énergie ? 

Honnêtement, voilà une réunion qui nous a réconciliés avec la République. Ce n’est pas parce qu’on a eu gain de cause que je le dis. Il y a eu une capacité d’écoute, une capacité d’analyse, une acceptation de la loi. Le ministre nous a écouté et a reconnu que les entreprises franches d’exportation ne sont pas dans le champ d’application du prélèvement de la taxe de solidarité. Et cela concerne plus de 90% des membres du Gaipes. 


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9 Commentaires

  1. Auteur

    Mo

    En Mars, 2011 (19:33 PM)
    yii wade boulgnou yab déé !! si tu v partir avan 2012 rek fait kelk qui va nuire a notre thiébou dieune !! legui niou dieulé la palais !!!

  2. Auteur

    Beaugosse

    En Mars, 2011 (19:33 PM)
    ON SEN FOU DE TTE FACON ON VA MANGER DU RIZ AU POISSON

    Auteur

    Julie

    En Mars, 2011 (19:53 PM)
    penda mbaye dit thiebou dieune mom rek la niou dece si senegal
    Auteur

    Toure

    En Mars, 2011 (20:56 PM)
    ya un gos qui sapelle THIERNO MBAYE espagne il a reste 3 ans sans manger du THIEB bebe THIERNO prepare toi je vais jusqu'a albacete la ou tu vive et je te prepare un plat de thieb tranquille mon bebe je suis a madrid et ses temps ci je vais te rendre visite
    Auteur

    Undefined

    En Mars, 2011 (23:43 PM)
      <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">  
    Auteur

    Rebelle

    En Mars, 2011 (10:16 AM)
    khoureichi da niouy tocc lou bonam dé waay!!!!!!!!!!!!! :down:  :down:  :down: 
    Auteur

    Saliou

    En Mars, 2011 (14:14 PM)
    nameunala pennda mbaye billa hi kou tek fi foto bi amalnama akh mais balnala depui hongkong serigne saliou malenn di nouyou wa rewmi yep
    Auteur

    Tanien

    En Mars, 2011 (15:50 PM)
    les mauritaniens ne mange pas de tieboudien menteur et ignorant 2informer vous avant de dire des anerie pour les pavillons
    Auteur

    Mawarou

    En Mars, 2011 (12:56 PM)
    Il y a bien longtemps que votre thiébou Dieune national est menacé par:

    - le diabète

    - le cholestérol

    - les AVC

    - le cancer

    TROP GRAS TROP EPICE TROP SUCRE = MALADIES

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