La révélation est de Junior même. Serigne Abdoul Aziz Sy dit al Amine, vient d’avouer publiquement, sans gêne aucune, avoir soutenu les rebelles de Casamance. Des aveux qui semblent n’avoir ému aucune autorité de l’Etat. Pas même les organisations engagées en faveur de la paix en Casamance.Lorsqu’en son temps, Farba Senghor, le chargé de propagande du Pds, et Abdoulaye Wade, alors président, avaient révélé avoir soutenu et entretenu les rebelles de Casamance, le tollé était général, les condamnations multiples, l’indignation, commune. Lu: 10064 fois | Commenté:95 fois
Les pouvoirs se succèdent, les élites se renouvellent, les pratiquent demeurent. Hier Jean-Paul Dias, traqué un vendredi Saint, jusque dans un lieu de culte avant d’être arrêté pour offense au chef de l’Etat, Abdoulaye Wade qu’il avait traité de « mécréant ». Il en sera de même pour le Dr et ophtalmologiste Mame Marie Faye, coupable elle aussi du délit d’offense au chef de l’Etat, pour avoir osé dire d’Abdoulaye Wade qu’il était « malade ». Ces libéraux qui justifiaient ces convocations et emprisonnements d’hier, sont aujourd’hui ceux qui s’agitent dans les médias, occupent le devant de la scène et dénoncent les convocations des leurs par les enquêteurs de la Crei qui les soupçonnent d’enrichissement illicite. Délit d’offense au chef de l’Etat ! Délit d’atteinte à la liberté d’expression, aussi. Car rien ne justifie l’audition de Me Sall sur la seule base des propos tenus à l’endroit du chef de l’Etat, propos qu’il convient de regretter au passage. Pas moins regrettables que l’absence de retenue, de la part d’un Président qui s’engouffre aussi facilement dans le piège de ses opposants, décidés à le divertir de son initiative de traquer les biens mal acquis. Car aujourd’hui, ce n’est plus sur la légalité ou non des poursuites de la Crei que porte le débat, ou sur le préjudice que les gouvernants d'hier ont causé au trésor public, mais sur les menaces qui pèsent sur la liberté d’expression, la démocratie, au lendemain de la sortie très musclée de Macky Sall et sa décision de sévir, dans le seul but de protéger son image de Président de la République. Menaces traduites en actes par l’instrumentalisation continue de cette même Direction des investigations criminelles, auteure de l’arrestation-spectacle de l’ex-Garde des Sceaux, cueilli, cuisiné, assaisonné, puis livré à la table du « Macky », service à volonté, telle une dinde de Noël. Curieusement, le même procédé qui avait marqué ce vendredi Saint d’avril 2006 à l’interpellation de Jean-Paul Dias, le leader du Bcg aujourd’hui au pouvoir, aux côtés de ceux qui justement, reprochent à El Hadj Amadou Sall, un crime de lèse-Mackyesté. Lu: 4974 fois | Commenté:27 fois
EDITO BABACAR FALL : " Macky Sall, comme les autres ! " Lu: 10416 fois | Commenté:45 fois
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Quelle Histoire! Le jeudi 23 juin 2011 est historique. «L’histoire est en marche» comme aurait dit Arnold Toynbee. Par la force du peuple –pas la rue- qui a exigé et obtenu le retrait du projet de loi qui devait permettre au pouvoir sortant de passer dès le premier tour avec 25% des suffrages exprimés, les sénégalais savent plus clairement ce qu’ils peuvent obtenir dans l’union et la détermination, quand l’essentiel est en jeu. Le peuple véto vous salue bien. Qu’y apprenons-nous? D’abord, que seul le peuple, détenteur de toutes les légitimités, peut faire face à un régime autoritaire et fou. Lu: 12951 fois | Commenté:49 fois










