Le tour du monde du sexe : chez les Nyinba, les frères partagent la même épouse

  • Source: : Le Point | Le 02 août, 2017 à 04:08:00 | Lu 10304 fois | 8 Commentaires
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Le tour du monde du sexe : chez les Nyinba, les frères partagent la même épouse

Pour éviter la division du domaine familial, chez cette tribu népalaise, tous les frères épousent la même femme.

Les rares visiteurs des Nyinba sont toujours étonnés de voir plusieurs frères partager une seule épouse et s'en contenter. C'est plutôt l'inverse qui se pratique dans le monde : selon les ethnologues, près de 85 % des sociétés connues pratiquent la polygamie (un homme pour plusieurs épouses). Si cette population tibétaine (et du reste d'autres installées sur les pentes himalayennes) fait le contraire, c'est qu'il y a une bonne raison à cela. S'il y a quelque chose de plus fort que le sexe, c'est la survie. Se contenter d'une femme unique, c'est la seule façon pour des frères d'éviter de partager le domaine familial à la mort de leur mère et de leurs pères. Il en va de leur survie dans cette région montagneuse (entre 2 850 et 3 300 mètres) rude et pauvre, du nord du Népal. 

Dans les années 80, la société Nyinba a été largement étudiée par l'anthropologue Nancy E. Levine de l'université de Californie. Aujourd'hui, il reste un millier de Nyinba répartis dans quatre villages. Adeptes du bouddhisme tibétain, ils vivent de la culture de la terre, de l'élevage et du commerce du sel. Quand les fils les plus âgés de la maison commencent à atteindre l'âge de se marier, les parents leur choisissent une épouse, souvent très jeune. Officiellement, elle est unie avec l'aîné des frères, mais les autres sont inclus dans le mariage. S'ils sont trop jeunes pour consommer, ils patienteront le temps voulu. Le mariage idéal compte trois frères, correspondant aux trois tâches assurées par les hommes : la culture, l'élevage et le commerce du sel. Celles-ci pouvant les entraîner loin de la maison durant des semaines et même des mois à des époques différentes de l'année, cela facilite la cohabitation avec leur unique épouse. Quand une famille compte plus de trois fils, il arrive fréquemment que le quatrième soit expédié dans un couvent et que le cinquième parte du foyer pour la ville afin d'y faire sa vie seul.

On pourrait se dire que le fils unique est verni puisqu'il possède une petite femme pour lui tout seul. Le problème, c'est qu'il a du boulot pour trois. Pas sûr qu'il y gagne au change. Parfois aussi, malgré l'effort des maris, leur femme n'accouche que de filles. Aucun souci pour les Nyinba, très pragmatiques : les sœurs épouseront toutes le même homme qui viendra s'installer chez elles. Le veinard !

Qui est le père ?

Revenons à notre cellule familiale de base constituée de plusieurs frères pour une épouse. Que se passe-t-il si l'épouse unique se révèle stérile ? Très simple : une deuxième est cooptée. Et si les frères restant au foyer sont trop nombreux ou que les plus jeunes n'apprécient pas de partager la femme de leurs grands frères ? Encore une fois, la famille en fait venir une deuxième, plus jeune ! Pour la stabilité de ce mariage à plusieurs, il faut impérativement que l'épouse unique partage ses attentions sexuelles à tous les frères d'une manière équitable, même si elle exprime une préférence pour l'un d'eux.

À la naissance d'un enfant dans le foyer, c'est à la mère de désigner le père. En général, ce n'est pas trop difficile pour elle, car les activités très différentes de ses époux les amènent à quitter souvent le foyer à tour de rôle. Si jamais une confusion est possible, les parents attendent la naissance du bébé pour l'attribuer au frère auquel il ressemble le plus. Exceptionnellement, il arrive que la mère attribue le bébé à un autre que son réel concepteur pour conserver l'équilibre du groupe familial. En effet, un époux sans enfant ne se tuera pas forcément à la tâche et pourrait demander à partir avec sa part d'héritage. Bien que connaissant l'identité de leur géniteur, les enfants manifestent le même comportement avec tous les hommes de la famille.

Dans une telle société, la naissance d'un fils est un événement favorable, car il renforce la famille. En revanche, la naissance d'une fille n'apporte rien. Elle sera donc négligée tout au long de sa jeunesse. Celles qui ne trouvent pas d'époux sont expédiées très loin pour trouver un mari dans une autre ethnie ou un emploi de domestique sans qu'elles ne revoient jamais leur village natal.


Auteur: FRÉDÉRIC LEWINO - Le Point






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Commentaire (7)


Anonyme En Août, 2017 (07:40 AM) 0 FansN°: 1
"la naissance d'une fille n'apporte rien. Elle sera donc négligée tout au long de sa jeunesse. Celles qui ne trouvent pas d'époux sont expédiées très loin pour trouver un mari dans une autre ethnie ou un emploi de domestique sans qu'elles ne revoient jamais leur village natal"

Quel avenir merdique pour les filles dans cet endroit!! C'est une chance que le Senegal n'est pas comme ca.  :jumpy2: 
Anonyme En Août, 2017 (07:52 AM) 0 FansN°: 2
Thiey adouna, loo manoul khalaat ngay degu chaque jour. Chaque communauté avec sa culture.
Anonyme En Août, 2017 (08:33 AM) 0 FansN°: 3
Yallah ndiaboott!
Anonyme En Août, 2017 (09:35 AM) 0 FansN°: 4
Un gros bordel quoi !!



c'est de la folie pur et dur, té ken dou wakh !!
Reply_author En Août, 2017 (15:07 PM) 0 FansN°: 1
il y a pire ici
Whateverman En Août, 2017 (14:47 PM) 0 FansN°: 5
Idee interessante pour les senegalaises; c'est la polyendrie! apres tout c'est l'evolution du Mbarrane... comme ca tout le monde est content, polygamie democratisee .
Marius En Août, 2017 (15:25 PM) 0 FansN°: 6
C'est la même chose au Sénégal avec le mbarrane.
Anonyme En Août, 2017 (17:43 PM) 0 FansN°: 7
Au Sénégal y a des ethnies ou quand le frère est décédé un des frères hérité de sa femme. C est la même chose car qui sait ce qui se passait dans la famille quand il était vivant ? Y a des famille ou règne le bordel total ,même ton fils peut avoir des relations avec ta femme si elle est jeune et sai sai

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