
Les otages français ont donné de leurs nouvelles. Détenus depuis bientôt deux ans par Aqmi, ils lancent un appel à l’endroit des autorités françaises qu’ils ont invitées à réagir, après leur enlèvement le 16 septembre 2010 à Arlit, dans le nord du Niger. Daniel Larribe, Pierre Legrand, Marc Féret et Thierry Dole commencent à perdre patience. Ils font partie des six otages détenus dans le Sahel. Dans un message vidéo diffusé sur le site mauritanien « Sahara Médias », les quatre Français, à tour de rôle, s’adressent aux autorités ainsi qu’à leurs employeurs que sont le groupe nucléaire Areva et son sous-traitant Satom.
«Je vous demande de faire le maximum auprès d’Al Qaida pour nous faire libérer », a supplié un premier otage. « J’espère vous revoir très bientôt », lance-t-il à l’endroit de ses proches, alors que deux hommes enturbannés se dressent derrière eux, armés. « Ça fait maintenant deux ans, est-ce que vous nous avez oubliés ? s’interroge un second otage.« Cela va bientôt faire deux ans que nous sommes ici », rappelle-t-il.
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Sommaire [masquer]
1 Origines
2 Dynastie actuelle
3 Famille royale élargie
4 Succession au trône
5 Notes et références
6 Liens externes
Origines[modifier]
Elle tient son nom de Saoud ben Mohammed Al Mouqrin, chef local de l'oasis de Dariya (ad-Dir°iyah) de 1720 à 17252, dont le fils Mohammed ben Saoud Al Mouqrin fonda le premier État saoudien en 1744.
La péninsule arabique est à cette époque très divisée : Dariya n'est qu'une modeste oasis, près de l'actuelle Riyad dans le Nejd, région centrale de l'Arabie, une des seules à échapper à l'emprise de l'empire ottoman et des chérifs de La Mecque.
La tribu des Banu Hanifa (en), tribu chrétienne implantée au ve siècle dans le centre de l'Arabie et convertie à l'islam après avoir été vaincue en 634 par Ibn al-Walid, se retrouve au xviie siècle cantonnée à trois oasis dont Dariya.
Deux groupes de cette tribu, les Al Mouqrin et Al Watban, émergent alors et se disputent le pouvoir. Les Al Watban l'emportent d'abord, mais en 1720 Saoud ben Mohammed Al Mouqrin, expulse ses rivaux2.
En 1727, son fils Mohammed ben Saoud Al Mouqrin renverse à son tour Zeid ben Morkhan Al Watban, qui est assassiné deux ans seulement après avoir repris le pouvoir pour les Al Watban, en 17251.
En 1744, le pacte de Dariya entre Ibn Saoud (1710 – 1765) et Ibn Abdelwahhab est à l'origine du premier État saoudien.
Article connexe : Histoire de l'Arabie saoudite.
Dynastie actuelle[modifier]
Au sens strict, la dynastie saoudienne actuelle est constituée des descendants de Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud dit Ibn Saoud (1880-1953), fondateur de l'État moderne éponyme, le Royaume d'Arabie saoudite et roi de 1932 à 1953.
Il a eu trente-deux épouses qui lui donnèrent cinquante-trois fils et trente-six filles3, et environ 500 petits-enfants4.
Article détaillé : Liste des descendants d'Abdelaziz Al Saoud.
Famille royale élargie[modifier]
Au sens large, la famille royale saoudienne comprend tous les descendants de Mohammed ben Saoud Al Mouqrin, y compris les branches cadettes (non dynastes). Elle comporterait 20 0004 princes et princesses de sang5 dont 4 000 princes de sang royal6.
Le nombre exact des membres de la famille royale est inconnu, étant un secret d'État7. Les descendants de Abdelaziz ont le titre d'« altesse royale », les autres membres de la famille n'ont droit qu'à celui d'« altesse ».
Succession au trône[modifier]
Après la mort d'Abdelaziz Al Saoud, la règle de succession au trône semblait être basée sur le fait qu'il avait choisi son fils aîné Saoud IV pour lui succéder. Cependant, la règle de succession dynastique des tribus prévoit la transmission du pouvoir aux frères puis aux demi-frères du roi, par rang d'âge, l'héritier est ensuite confirmé par le conseil de famille. L'inconvénient majeur de cette loi est de mettre en place une gérontocratie ce qui peut être un frein à l'évolution des structures du pays et à sa modernisation.
En 1992, le roi Fahd modifie la loi de succession pour ouvrir l'accès au trône à la génération des petits-fils d'Abdelaziz Al Saoud8 choisis par le Conseil d'allégeance institué en 2006 lors d'une réforme destinée à assurer une succession pacifique. Ce conseil comporte 35 membres de la famille royale et les principales branches sont représentées. L'inconvénient de cette réforme a été rapidement la mise en concurrence des divers clans issus des nombreuses épouses. La puissance des clans et des princes se mesure au nombre et à l'importance stratégique des postes qu'ils occupent. Parmi les puissants on peut citer les Soudayri et les Chammar. En 2004, la royauté peut être revendiquée par quelque 4.000 princes.
Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Alliance politique avec les Saouds
1.2 Guerre contre le califat musulman
1.3 Création du premièr régime wahhabite
2 La doctrine wahhabite
3 La démolition des lieux profanes
3.1 Justifications théologiques
3.2 Premières destructions
3.3 Sites détruits
3.3.1 Arabie Saoudite
3.3.1.1 Démolition en projet
3.3.2 Extension dans le monde
3.3.2.1 Afghanistan
3.3.2.2 Mali
3.3.2.3 Libye
4 Critiques et controverses
4.1 Controverse sémantique : wahhabisme et salafisme
4.2 Critique des musulmans
4.3 Aspects politiques du wahhabisme
5 Influence internationnale et expansion
5.1 Causes de l'expansion
6 Notes et références
7 Voir aussi
7.1 Articles connexes
7.2 Liens externes
8 Bibliographie
8.1 Ouvrages
8.1.1 Essais
8.1.2 Littérature confessionnelle
8.1.3 Articles
Histoire[modifier]
Ce mouvement a été initié par le cheikh Mohammed ben Abdelwahhab, né à Uyaynah en 1703. Son père était un cadi (juge)2, et son grand-père Soulayman ibn Ali le savant de Nejd de son époque. Mouhammad apprit le Coran par cœur à l'âge de dix ans et étudia le fiqh hanbalite. Sa mémoire lui valut l'admiration de son père. Le jeune homme entreprit de voyager pour acquérir une certaine culture. Il sillonna tout d'abord la région du Nejd même, puis se rendit à La Mecque où il étudia auprès de religieux. Il continua son périple vers Médine où il reçut l'instruction du cheikh Abdullah ibn-Ibrahim Al-Shammari. Le fils de ce dernier, Ibrahim Al-Shammari, lui apprit les règles de l'héritage et lui fit rencontrer le cheikh Mohammed Hayat al-Sindi, avec qui Mouhammad apprit les sciences du hadith et ses rapporteurs (ilm ar-rijal). Le cheik lui décerna l'autorisation d'enseigner les livres principaux tels que le sahih al-Bukhari, sahih Muslim etc.
À cette époque, les gens de la péninsule Arabique pratiquaient un islam séculaire. Le cheikh les incita à appliquer une nouvelle doctrine, le wahhabisme.
À la mort de son père, il commença à prêcher le message essentiel de l'islam, le « tawhid », à la manière des « pieux prédécesseurs » (as-salaf). Il dénonçait le polythéisme (ash-shirk), les innovations (bidaa), et les choses détestables (al-munkar). Il retourna vers sa terre d'origine où il se heurta tout d'abord à des problèmes avec les notables, puis conclut en 1744 une alliance avec le prince [Mohammed Ibn Saoud]], prince de Dariya, village proche de Riyadh. Selon les termes de cette alliance concrétisée par le mariage du fils d'Ibn Saoud avec la fille d'Ibn Abd al-Wahhâb, les deux hommes se promirent une aide mutuelle pour que l'un étende sa doctrine, et que l'autre étende son territoire.
Alliance politique avec les Saouds[modifier]
L'idéologie de ben Abdelwahhab permet la domination des Al Saoud sur les tribus arabes voisines en leur donnant une légitimité religieuse. Grâce au prêche (dawah) du cheikh, ainsi qu'à l'autorité et à la puissance du prince, ils réussirent à unifier les tribus arabes, ce qui permit à Mohammed Ibn Saoud de devenir l'imam du premier État saoudien et de transmette cette fonction de l'imamat à ses descendants. Charles Saint-Prot présente Mohammed ben Abdelwahhab comme le précurseur du réformisme salafiste qui se développera avec Jamal al-Din al-Afghani, Mohammed Abduh, Mohammed Rachid Rida et Abd al-Rahman al-Kawakibi à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Guerre contre le califat musulman[modifier]
Le califat ottoman de l'époque s’inquiète rapidement de l'ampleur du mouvement et de la menace qu'il fait peser sur son pouvoir. À la suite du pillage et de la profanation des villes saintes de Kerbala (1801), de La Mecque et de Médine (1803-1806)3, le sultan Mahmud II ordonna au Khédive (vice-roi) d'Égypte Mohammed 'Ali Pacha d'envoyer une armée en Arabie pour détruire cette dissidence.
Mohammed 'Ali Pacha
Celui-ci nomme son fils Ahmed Toussoune Pacha (1793-1816), âgé de 17 ans, comme général commandant la première campagne militaire, qui quitta le port de Suez le 3 septembre 1811 et s'empara du port de Yanbu' la même année, de Médine en 1812 et de la Mecque en 1813.
La deuxième expédition se déroula entre 1813 et 1815. Durant cette campagne, Mohammed 'Ali Pacha accomplit le pèlerinage (Hajj) et supervisa les opérations militaires conduites par son fils Toussoune. Le troisième imam Saoud ben Abdelaziz ben Mohammed fut tué sous les murs de Ta’if en décembre 1814 et le pouvoir passa aux mains de son oncle Abdallah, car aucun de ses douze fils n'étaient de taille à le remplacer. Mais les wahhabites ne purent résister à l’offensive et furent vaincus à Koulakh le 10 janvier 1815. Le quatrième imam Abdallah ben Saoud déposa les armes et accepta un humiliant traité, mais réussit à conserver le Nedjd et sa capitale Dariya.
Une troisième expédition égyptienne fut envoyé en Arabie en 1816, commandée par Ibrahim Pacha, autre fils (adoptif ?) du Khédive. Après une campagne très difficile, l'armée égyptienne détruisit la capitale Dariya le 3 septembre 1818. Elle captura l'imam Soulaymân petit-fils de Mohammed ben Abdelwahhab, qui fut fusillé, et Abdallah ibn Saoud, qui fut envoyé au sultan Mahmoud II. Ce dernier le fit décapiter et exposa son corps sur la place publique à Istanbul. Mais certains membres de la famille de Saoud réussirent à fuir vers d'autres régions de l'Arabie.
L'imam Tourki ben Abdallah Al Saoud réussit à créer en 1824 le deuxième état wahhabite avec Riyad pour capitale. La famille rivale des Al-Rachid profita des luttes fratricides au sein du clan Al-Saoud pour mettre fin à ce second état et s'emparer du pouvoir à Riyad avec l'aide des Turcs en 1892. L'empire britannique, qui souhaitait voir le départ de l'empire ottoman de la région, instrumentalisa le wahhabisme à des fins géopolitiques. Il apporta un large soutien et un appui à ce mouvement dans sa conquête et aida le wahhabisme à se répandre. En 1902, Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal Al Saoud de l'ancienne famille régnante réfugiée au Koweït, reconquit Riyad puis tout le Nedjd entre 1902 et 1912, avant d'arracher le Hedjaz et de prendre possession de La Mecque le 14 octobre 1924, de Médine le 5 décembre de la même année, de Djeddah le 23 décembre 1925 pour finalement fonder les royaumes du Hedjaz le 29 août 1926 et du Nedjd en mai 1927, qu'il réunit le 22 septembre 1932 pour créer le troisième Royaume d'Arabie saoudite.
Création du premièr régime wahhabite[modifier]
Après la disparition du Califat en 1924, la conquête du pouvoir en 1932 et l'exploitation des gisements pétrolifères d'Arabie à partir de mars 1938, la famille des Saoud et le wahhabisme prennent leur essor suite au pacte « pétrole contre protection » qui est conclu sur le croiseur USS Quincy le 14 février 1945 entre le roi Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal Al Saoud et le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt4. Ce pacte permet la protection militaire du régime wahhabite des saouds par les Etats Unis en échange du pétrole. Ainsi, le wahhabisme se développe avec l'apport des pétrodollars et la protection militaire des États-Unis. Ce mouvement se propage alors à l’extérieur du royaume via les médias (télévision, ouvrages, radio cassettes et sites internet)5.
La doctrine wahhabite[modifier]
Cette doctrine rejette toute interprétation du Coran et de la sunna qui différe de celle des wahhabites, et interdit l'invocation de saint ou du prophète Mahomet au travers d'une intercession.
Les doctrines salafiste et wahhabite sont souvent qualifiées d'anthropomorphistes par leurs détracteurs. Les adeptes de ces deux mouvements se défendent de cette accusation et disent suivre la doctrine des « gens de la tradition et du consensus » (ahl as-sunna wal-jama`a). Le cheikh Ibn Taymiyya, la référence de ces deux mouvements, a dit :
« La foi en Allah inclut de croire à toutes les qualités qu'Allah s'est attribuées dans son livre et à celles que son messager Mahomet lui a attribuées sans déformation, ni dépouillement, ni définition du comment, ni assimilation.[…] Les sunnites ne nient pas les qualités qu'il s'est attribuées, ne dénaturent pas les propos, ne déforment pas le sens de Ses superbes noms, de même qu'ils ne définissent pas le comment et n'assimilent pas Ses attributs à ceux de Ses créatures6. »
Ils prétendent que leur préceptes sont conformes à ceux des Salaf, les premières générations de musulmans, bien que les Sunnites ne reconnaissent pas cela. Les wahhabites disent ainsi :
Dieu est un et n'a pas de partenaire.
Dieu est sans corps ressemblant aux êtres humains.
Dieu crée ex nihilo (en partant de rien).
Dieu est créateur avant de créer.
Dieu sera vu (de visu) dans l'au-delà, et Il est au-dessus de Son trône.
La main, le visage, la jambe, les yeux sont des attributs de Dieu compris de manière littérale, comme l'ouïe et la vue, même si ils ne ressemblent pas à ceux des êtres humains.
Le Coran est la parole de Dieu incréée et éternelle7.
Dans un ouvrage récent se réclamant de ce mouvement, intitulé Lumière sur la voie des Pieux Prédécesseurs, écrit par Shaykh Abd Allah Ibn Salih Al Ubaylan, et commenté par Shaykh Salih al-Fawzan, cinquante-quatre règles sont exposées spécifiant le suivi de cette méthodologie, notamment concernant les attributs divins, l'Unicité de Dieu, le retour au Coran et à la Sunna, la suprématie de la Législation de Dieu sur celle des hommes, le rejet de l'innovation, comment atteindre les nobles caractères, la nécessité d'apprendre la religion ainsi que les règles spécifiques à la prédication8.
La démolition des lieux profanes[modifier]
Le cimetière de Médine, aujourd'hui rasé.
Justifications théologiques[modifier]
La plupart des musulmans non-wahhabites sont attachés aux lieux et aux mausolées associés à l'Islam ancien9.
Les lieux saints du Hedjaz sont restés longtemps des lieux de pèlerinage en particulier la tombe du prophète Mahomet. Toutefois la doctrine wahhabite désapprouve l’intérêt des sites construits autour des défunts. La visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, est formellement proscrite. Elle est assimilée à de l'idolâtrie par le culte wahhabite. La démolition de ces sites est un phénomène qui s'est passé surtout en Arabie saoudite, dont le régime est wahhabite. La province du Hedjaz est la plus touchée, contrairement au Nejd, qui n'a été occupé que depuis 1924 et sur une courte période au début du XIXe siècle par les Ibn Saoud et était restée dans le dévoiement de l'idéologie wahhabite. Les villes saintes de La Mecque et de Médine ont subi la destruction d'une grande partie de leur patrimoine historique et archéologique10 .
Parmi les pratiques que le wahhabisme souhaite interdire, il y a le tawassoul, qui consiste à demander l'intercession d'un prophète ou d'un saint pour se rapprocher davantage de Dieu. Cette pratique, reconnue par toutes les écoles musulmannes, à l'exception de l'école salafiste, est considérée comme étant non conforme à la tradition islamique par les wahhabites. De ce fait, le wahhabisme prône la destruction de tout lieu historique, même islamique.
Premières destructions[modifier]
Les plus importantes destructions de sites a commencé en 1806 lorsque l'armée wahhabite a occupé Médine. Les armées wahhabites ont rasé le Baqi', ou cimetière qui contenait les restes des figures centrales de l'Islam des débuts. Les mosquées ont également été visées et la tombe du prophète Mahomet faillit être démolie11.
Mais, suite aux protestations des musulmans non-wahhabites dans le monde, l'Empire Ottoman envoi une armée, et en 1818 Mohammed Ali Pacha reprend le Hedjaz aux fondamentalistes, et ces monuments sont reconstruits, pour un coût de 700 000 Livres de l'époque12.
Durant la Révolte arabe à la fin de la Première Guerre mondiale, les Hachémites, soutenus par les l'empire Britannique, s'emparent du Hedjaz. Le 21 avril 1925, les compagnons d'Abdelaziz Ibn Saoud, ou Ikhwan le reprennent, et détruisent les lieux et les monuments en rapport avec des saints ou des imams, comme ce fut le cas à La Mecque avec la démolition des tombes de la famille du prophète Mahomet13. Alors que certains mausolées détruits à Médine comprenaient ceux des premiers chefs chiites, ceux-ci commémorent annuellement cette destruction.
En 1994 le mufti Abdelaziz ben Baz, plus haute autorité religieuse du régime Wahhabite, lance une fatwa stipulant qu'« il n'est pas permis de glorifier les bâtiments et les sites historiques. De telles actions mènent au polythéisme14. » Entre 500 et 600 mausolées et d'autres structures de l'Islam des origines ont été démolis15. Il a été estimé que 95 % des bâtiments âgés de plus de 1000 ans ont été rasés durant les 20 dernières années16. Toutefois les populations du Hedjaz semblent être moins convaincues de cette politique que ceux du Nejd, des voix se sont élevées pour protester contre la destruction de ces sites religieux, en particulier avec les futurs développements des mosquées de Médine et de La Mecque17.
Sites détruits[modifier]
Les destructions de sites historiques et archéologiques se comptent désormais par centaines, principalement en Arabie saoudite (régime wahhabite) avec une extension dans le monde musulman :
Arabie Saoudite[modifier]
Mosquées
La mosquée de la tombe de Hamza ibn `Abd al-Muttalib ;
La mosquée de Fatima Zahra ;
La mosquée d'al-Manaratain ;
La mosquée et la tombe de `Ali al-Ouraydhi ibn Ja`far as-Sadiq, détruite le 13 août 200218 ;
Quatre Mosquées de la Bataille du fossé à Médine ;
La mosquée d'Abou Rashid19 ;
La mosquée Salman al-Farsi, à Médine19 ;
La mosquée Raj'at ash-Shams, à Médine19.
Cimetières et tombeaux
Jannat al-Baqi à Médine qui aurait été entièrement rasé ;
Jannat al Mu'alla, l'ancien cimetière de La Mecque19 ;
Tombeau de Hamida al-Barbariyya, la mère de l'Imam Musa al-Kazim ;
Tombeau d'Amina bint Wahb, la mère de Mahomet, qui fut détruit et brûlé en 1998 ;
Tombeau des Banu Hashim à La Mecque19 ;
Tombeaux de Hamza et d'autres martyrs de la bataille d'Uhud19 ;
Tombeau d'Eve à Djeddah, scellée avec du béton en 197519 ;
La tombe de `Abdullah ibn `Abd al-Muttalib, le père de Mahomet à Médine19.
Sites religieux historiques
La maison de Mahomet où il serait né en 570. Au départ devenue un marché d'animaux20. Un bâtiment a ensuite été construit par dessus au début du xxie siècle suite à un compromis ;
La maison de Khadija, première femme de Mahomet. Les musulmans pensent qu'il aurait reçu la plupart de ses premières révélations en ce lieu. Après sa redécouverte pendant les travaux d'extension de la Mecque en 1989, elle fut recouverte par des toilettes publiques21 ;
La maison de Mahomet à Medine où il vécut après son départ de la Mecque ;
La première école islamique (Dar al-Arqam) où Mahomet enseigna sa religion. Elle est maintenant sous l'extension de la Mecque22.
Démolition en projet[modifier]
Concernant la mosquée de Médine où sont enterrés Mahomet, Abou Bakr et Omar ibn al-Khattâb. Le ministère saoudien des affaires islamiques a publié en 2007 un rapport soutenu par Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, le mufti politique d'Arabie saoudite, qui statue que « le dôme vert doit être démoli et les trois tombes doivent être aplanies dans la mosquée du prophète. ». Ce point de vue a fait écho lors d'un discours du défunt Ibn 'Uthaymîn, l'un des religieux wahhabites les plus illustres d'Arabie saoudite, décédé en 2001 : « nous espérons qu'un jour nous serons en mesure de détruire le dôme vert du prophète Mouhammed [...]14. ».
Extension dans le monde[modifier]
De part l'expansion du wahhabisme dans le monde, et l'avènement de mouvements jihadistes dans des pays instable, de nombreux monuments ont été détruit par des partisans du wahhabisme en dehors de l'arabie saoudite.
Afghanistan[modifier]
Suite à l'envoi de Mutawas saoudiens en Afghanistan pour aider le gouvernement des talibans à former leur police de répression du vice et de promotion de la vertu, le gouvernement taliban a été convaincu de démolir les Bouddhas de Bâmiyân, sachant que toute représentation humaine est interdite par la doctrine wahhabite23.
Mali[modifier]
En 2012, suite l’insurrection au nord Mali, le mouvement Ançar Dine s'implante dans la région. Le mouvement fondamentaliste Ançar Dine, financé par le Qatar, second régime wahhabite, impose la charia dans la région et prône la destruction de tous les mausolés et les monuments. La ville de Tombouctou, riche en monuments, subit de lourdes destructions de son patrimoine historique, dont une partie est classée comme patrimoine de l'humanité par l'UNESCO.
Libye[modifier]
Critiques et controverses[modifier]
Controverse sémantique : wahhabisme et salafisme[modifier]
Le wahhabisme désigne pour ses adeptes la revivification du salafisme dans la péninsule Arabique, mais pour ses détracteurs c'est un terme péjoratif laissant sous-entendre que ce serait une nouvelle voie (minhaj en arabe) sans rapport avec les salafs, nom par lequel on désigne les premiers musulmans des trois premiers siècles après Mahomet. On doit ce néologisme (wahabiyya en arabe) à Souleyman ibn Abd al-Wahhâb, le propre frère du fondateur de cette doctrine, qui la dénonça en se fondant sur les écrits de Ibn Taymiyya dans son ouvrage intitulé Les foudres divines réfutant le wahhabisme (Al-sawaiq al-ila-hiyya fi al-radd ala al-wahabiyya)24.
Le wahhabisme est étroitement lié à la notion de « salafisme », un courant fondamentaliste dont il se distingue difficilement et dont la description fait l'objet de débats25.
Pour le chercheur tunisien Riadh Sidaoui, l'utilisation habituelle du terme wahhabisme est erronée, et il conviendrait de lui substituer le concept de « wahhabisme saoudien »26. En effet, il s'agit selon lui d'une doctrine islamique qui s'appuie sur l'alliance historique entre le pouvoir politique et financier représenté par Ibn Saoud et l'autorité religieuse représentée par Mouhammad ibn Abd al-Wahhab et cette doctrine continue à exister depuis cette alliance jusqu'à nos jours par le financement de plusieurs chaines religieuses et la formation de plusieurs immams26. Pour lui, le wahhabisme saoudien est donc un danger qui menace l'islam, les musulmans ainsi que l'humanité entière27.
Critique des musulmans[modifier]
Dès le milieu du xviiie siècle à la Mecque, les maîtres et les muftis des quatre Ecoles de droit sunnites avalisent une réfutation contre « l'égaré qui égare » intitulée le livre de la prévention de l'égarement et de la répression de l'ignorance28. Il en est de même avec les oulémas chiites zaïdites au Yémen et jafarites en Irak29. Les premières réfutations apparaissent au Maghreb après la prise des lieux saints par les wahhabites entre 1803 et 1806. La doctrine wahhabite fut réfutée (radd en arabe) par toutes les écoles chiites et sunnites avec plus ou moins de virulence selon la puissance de la dynastie Saoud protectrice, pratiquement dès sa naissance et jusqu'à la création du troisième Royaume d'Arabie saoudite en 1932.
L'organisation Ahl al-bait considère pour sa part que la mouvance wahhabite n'est pas représentative de l'Islam 30.
Aspects politiques du wahhabisme[modifier]
Influence internationnale et expansion[modifier]
Selon certains théologiens, ces courants se proclamant de la véritable salafiyya31 connaissent un certain succès sur le web, notamment auprès de la jeunesse32.
Mohammed ben Abdelwahhab, ou Ibn Abdelwahhab (1703 - 1792, en arabe : ???? ?? ??? ??????) était un érudit et prédicateur musulman de la tribu arabe des Banu Tamim, qui prônait un retour à l'islam originel. S'il est considéré par ses partisans comme l'un des principaux revificateurs de l'islam authentique, ses détracteurs le perçoivent par contre comme le fondateur d'une doctrine rigoriste qu'ils nommèrent le « wahhabisme » (en arabe : wahhabiyya). Il passa sa vie à combattre ce qu'il considérait comme du polythéisme aussi bien par les armes qu'à travers ses ouvrages (Les Trois Fondements, Les Quatre Bases, Le Dévoilement des ambiguïtés, Cinquante questions-réponses relatives à la croyance) dont le plus connu est le Kitâb ut-Tawhîd ou Livre de l'unicité. Il condamna fermement toute forme d'innovation religieuse en islam et prôna un retour à un mode de vie similaire à celui de l'Arabie prophétique et son islam authentique.
Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Sa doctrine
1.2 L'alliance avec les Saoud
1.3 Fin de vie et suites
2 Oeuvres
3 Notes et références
4 Bibliographie
4.1 Essais
Biographie[modifier]
Mohammed ibn Abdelwahhab était le fils de Souleyman ibn `Ali ibn Ahmed ibn Rachid at-Tamimi, naquit en 1703 (an 1115 de l’hégire) à Ouyayna au nord de Ryad. Il y grandit avec son père sous le règne[réf. nécessaire] d'Abdallah ibn Mohammed ibn Hamed ibn Mou’amar. Il a appris le Coran à l'âge de 10 ans[réf. nécessaire]. À l'âge de 12 ans, son père le jugea apte à diriger la prière en commun et le maria. Il étudié le madhhab hanbalite, l’exégèse du Coran (tafsir) et le hadith auprès de son père, Soulayman ibn `Ali. Dès sa jeunesse, il avait une préférence pour les ouvrages d'Ibn Taymiyya ainsi qu'Ibn Al-Qayyim1.
Sa doctrine[modifier]
Il lança son appel à Houraymilla en expliquant les règles du Tawhid : réfuter tout type d’adoration destinée à autre qu’Allah. Le cheikh savait qu’Allah était Le Seul à mériter l’adoration et à qui on n’associe ni ange privilégié, ni prophète envoyé. Il dénonçait tout culte rendu à autre qu’Allah, il dénonçait le culte de la pierre, celui des arbres et celui des saints. Il reconnaissait tous les attributs sublimes et les plus beaux noms d’Allah affirmés par le Coran et la sounnah authentique, tels que l’ouïe, la vue, la parole, l’élévation au dessus du trône, la descente chaque dernier tiers de la nuit au ciel le plus bas… En matière de croyance, il dit se conformer à celle des pieux prédécesseurs (Salafs Salihs). Il interdisait le tawassoul innové qui consistait à demander une chose par intercession auprès d’une personne morte, absente ou incapable, tout en reconnaissant le Tawassoul licite et légiféré qui consiste à faire des invocations à Allah par l’intermédiaire de Ses noms et attributs, les œuvres pieuses, etc. Il condamnait la construction des mausolées, l’habillage et l’éclairage des tombeaux, l’écriture sur eux et l’affectation de gardes à eux ainsi qu’une certaine forme de visite teintée d’idolâtrie telle que le massage de la tombe, le « tawaf » autour d’elle, la prière en sa direction et l’invocation du mort… Il condamnait les innovations telles que la célébration de la naissance du prophète Mahomet (« mawlid »), la proclamation de l’intention à haute voix…Tout ceci étayé par des versets coraniques et des hadith, mais il fut démenti1, par ce que les savants de son époque voyaient qu'il avait une fausse interprétation des textes qui n'était pas applicable aux musulmans.
L'alliance avec les Saoud[modifier]
Appliquant la Charia selon lui de manière intransigeante, il condamna à mort par lapidation une parente d'un émir du Hassa pour adultère alors que seul un état islamique peut appliquer des peines et non des individus n'ayant pas de rapport avec le gouvernement. Ce fut la première fois que cette peine était appliquée dans le Nadj. Provoquant la fureur des notables et des oulémas, il dut fuir et se fixa près de Diriyah, puis conclut une alliance avec le prince Mohammed ben Saoud, prince de Dariya, village de soixante-dix maisons de torchis à une dizaine de kilomètres de Riyad.
D’après certaines sources de l’historiographie officielle du royaume saoudien, Muhammad Ibn Saoud accueillit Muhammad Bin Abd-al-Wahhab en lui disant : « Cette oasis est la tienne, ne crains pas tes ennemis. Au nom de Dieu, même si le Nadjd entier voulait te bannir, nous n’accepterons jamais de t’abandonner ». Muhhamad Bin Abd-al-Wahhab aurait répondu : « Tu es le chef de cette oasis, et tu es un homme sage. Je veux que tu promettes de lancer le djihad contre les incroyants. En retour, tu seras imam, chef de la communauté musulmane et je m’occuperai des affaires religieuses ».
L'alliance 2 entre les deux hommes a eu un double effet. Mohamed Bin Abd-al-Wahhab trouva l'appui d'un pouvoir politique pour commencer à réformer le mode de vie et de la pensée des musulmans d'une société locale, avec l'ambition que ceci s'étende à tout l'islam. Mohamed Bin Saoud, lui, trouvait dans cette doctrine puritaine une légitimité religieuse pour soumettre toutes les tribus voisines à son pouvoir en déclarant que désormais lui et les vrais musulmans avaient le devoir de mener le djihad contre tous les musulmans non wahhabites considérés comme des apostats, murtadoun du fait de leur pratiques religieuses altérées par des croyances polythéistes3. C'est ainsi que se forma le Royaume d'Arabie Saoudite, apportant ainsi un nouveau système politique qui perdure jusqu'à nos jours.
Fin de vie et suites[modifier]
L’appel du cheikh (sa Da’wa) ne fut pas enterré avec lui. L’appel fut diffusé et sa zone d’influence a atteint le monde entier. La conquête de la Mecque en 1228H (1813 AC) par l’état saoudien entraîna la diffusion de l’appel à l’extérieur du Nejd.
Sommaire [masquer]
1 Origines
2 Dynastie actuelle
3 Famille royale élargie
4 Succession au trône
5 Notes et références
6 Liens externes
Origines[modifier]
Elle tient son nom de Saoud ben Mohammed Al Mouqrin, chef local de l'oasis de Dariya (ad-Dir°iyah) de 1720 à 17252, dont le fils Mohammed ben Saoud Al Mouqrin fonda le premier État saoudien en 1744.
La péninsule arabique est à cette époque très divisée : Dariya n'est qu'une modeste oasis, près de l'actuelle Riyad dans le Nejd, région centrale de l'Arabie, une des seules à échapper à l'emprise de l'empire ottoman et des chérifs de La Mecque.
La tribu des Banu Hanifa (en), tribu chrétienne implantée au ve siècle dans le centre de l'Arabie et convertie à l'islam après avoir été vaincue en 634 par Ibn al-Walid, se retrouve au xviie siècle cantonnée à trois oasis dont Dariya.
Deux groupes de cette tribu, les Al Mouqrin et Al Watban, émergent alors et se disputent le pouvoir. Les Al Watban l'emportent d'abord, mais en 1720 Saoud ben Mohammed Al Mouqrin, expulse ses rivaux2.
En 1727, son fils Mohammed ben Saoud Al Mouqrin renverse à son tour Zeid ben Morkhan Al Watban, qui est assassiné deux ans seulement après avoir repris le pouvoir pour les Al Watban, en 17251.
En 1744, le pacte de Dariya entre Ibn Saoud (1710 – 1765) et Ibn Abdelwahhab est à l'origine du premier État saoudien.
Article...
... CE QUI EST CERTAIN.... TU REVE D'UN ...paradis...PAVé DE ...VAGINS....
SI a cause de quelques cons d Arabes tu veux condamner tous les Arabes c est ton probleme , parce que tu sais tres bien que ton raisonement est ridicule , mais si ca te fait plaisir , je t en prie amuse toi bien
sont -ils plus humains que ces arabes qui tiennent juste en otage pour régler un problème puis libérer?
YAYA BONI a parfaitement raison! Les Politiciens et militaires maliens sont les plus médiocres du monde et doivent tous être traduits devant une Cour martiale internationale
Leur pays part en lambeaux et ils se disputent des strapontins plutôt que de créer une sainte alliance pour bouter dehors les envahisseurs
Pire ,les militaires comptent profiter de la situation qu'ils ont participé à créer-quelque soit par ailleurs le degré de responsabilité de ATT-pour essayer de se maintenir au pouvoir et surtout prendre possession des armements que la CEDEAO destinait exclusivement à la lutte contre les occupants; le pouvoir et les armements ,c'est ce qui les intéresse ,ce ,sans combattre .Une armée digne de ce nom n'aurait jamais accépté de cohabiter avec des envahisseurs dans son propre pays
Ils sont minables ,des lâches et des traitres à toute l'Afrique !! Et ils ont des politiciens à leur niveau et si on n'y prend garde, le peuple malien va se résigner à céder une portion importante de son territoire; il n'ya qu'à regarder la télévision malienne pour s'inquiéter de la déresponsabilisation en cours au MALI; on chante, on danse ,on joue au football alors qu'une partie du...
vraiment ça fait aimer l'humain de lire vos commentaires!
enfin heureusement au milieu de ces rebuts, il y a des gens compatissants de tous bords. merci à eux, on peut être du côté des victimes qu'elles soient afghanes, irakiennes, maliennes, françaises ou sénégalaises... on peut compatir à la souffrances des otages et se révolter contre la domination occidentale et l'atroce indifférence des états les plus riches à la misère dans laquelle ils maintiennent tant de gens pour s'en mettre plein les poches (bien que ce soit plus des financiers, et des grand patrons que les états eux-meme souvent).
à africain221, la terrible mortalité infantile et des mamans en couche, n'enlève rien à la douleur des gens prisonniers, quelle que soit leur nationalité. je sais que mes mots n'auront aucun effet sur toi, mais c pas grave.
la souffrance n'a pas de couleur, elle me peine d'où qu'elle soit