Le philosophe hongrois Sandor Marai écrivait avec justesse que « les
hommes ne sont jamais aussi dangereux que quand ils se vengent des
crimes qu’ils ont commis eux-mêmes ». Ceux qui ont lu la prétendue
réplique de Monsieur Seydou Guèye, porte-parole de l’Alliance pour la
République (APR) à ma tribune sur la médiation du Président Macky Sall
en faveur du Front populaire ivoirien (FPI), ont dû se rendre compte de
la haine, du manque affligeant de profondeur et du plein délire qui ont
animé son auteur, du début à la fin. Politiquement, son texte me ramène
au constat suivant : lors d’une réunion de l’APR, Macky Sall - qui est
toujours à la tête de sa formation politique (en porte-à-faux avec les
conclusions des Assises) avait déploré le fait qu’il était mal défendu
par les siens ; Hé bien, il peut se réjouir, son porte-parole a répondu
présent. Sauf qu’il ne l’a pas fait avec talent, mais avec fanatisme
inutile et violence inouïe, au point que j’ai pensé qu’il devait avoir
la bave à la bouche en rédigeant son papier écrit avec précipitation. En
vérité, « avoir du talent, c’est avoir foi en soi-même, en ses propres
forces », j’ai cité Maxime Gorki. J’invite Seydou Guèye à méditer cette
pensée de l’écrivain et dramaturge russe. Lu: 6331 fois | Commenté:51 fois










