Malgré la traque acharnée des services de renseignements français, américains et ouest-africains, les groupes islamistes sont toujours actifs dans la sous-région du Sahel. Et se paient même le luxe de narguer les autorités.
💡 Bon à savoir
Cette interface de recherche vous permet d'explorer toutes les archives d'actualités du Sénégal, de 2006 jusqu'à aujourd'hui. Profitez de notre base de données complète pour retrouver les événements marquants de ces dernières années.
Malgré la traque acharnée des services de renseignements français, américains et ouest-africains, les groupes islamistes sont toujours actifs dans la sous-région du Sahel. Et se paient même le luxe de narguer les autorités.
C’est l’histoire d’un homme ordinaire pris dans des circonstances extraordinaires?: celle d’un chef de village parti négocier la protection de sa communauté avec les jihadistes, quand ils régnaient sur le centre du pays, et qui doit aujourd’hui rendre des comptes.
Un an après la signature par le gouvernement et les groupes armés de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, la situation dans le pays est loin d’être reluisante. Bien au contraire, les parties se renvoient la responsabilité quant au retard dans sa mise en œuvre.
Les forces françaises continuent leur offensive contre les terroristes du nord-Mali. Elles ont tué une quarantaine d’entre eux, dont « plusieurs chefs », en quelques semaines au Mali, a annoncé ce jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Depuis quelques semaines, nous avons mené des opérations qui ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes, une quarantaine, dont Ould Hamaha, un chef historique d’AQMI », a-t-il déclaré sur le plateau de RMC-BFMTV.
De nouveaux combats ont opposé, samedi 23 février, des rebelles touareg alliés aux forces françaises et un groupe armé dans le nord du Mali, où la traque des djihadistes se poursuit dans le massif des Ifoghas, avec l'appui désormais des redoutables drones américains "Predators".
Les islamistes qui contrôlent le Nord-Mali avancent dangereusement vers le sud du pays. La ville de Douentza (170 km de Mopti) est tombée sous le contrôle du Mujao et d’Ansar Eddine ce 1er septembre 2012.
Le journaliste et analyste politique Babacar Justin Ndiaye soutient que la presse sénégalaise est une presse domestique qui ne s’occupe que des questions de bas étage, avec des sujets du genre : «affaire Cheikh Béthio, les nominations à la tête du Sénat, l’enrichissement illicite, installation de l’Assemblée nationale, malaise entre le Président de la République et le Premier ministre…». «Une grande démocratie a besoin d’une grande presse qui pose les vrais débats. A mon avis, le débat doit être à la hauteur des enjeux. Vous ne verrez aucune analyse, dossier ou reportage sérieux sur les multiples crises qui secouent notre sous-région et affectent notre quotidien. Depuis plusieurs décennies maintenant, les gens mangent plus qu’ils ne pensent. Les gens sont paresseux», affirme-t-il au bout du fil. Selon lui, la recherche du savoir laisse sa place à d’autres préoccupations.