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Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères : « Il n’y aura pas de remaniement»
   Par Moustapha BARRY | Wal Fadjri |  Lundi 08 octobre, 2012 17:25  | Consulté 8402  fois  | 28 commentaires   Favoris
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source: Wal Fadjri

Le président de la République a-t-il renoncé à son souhait de remanier son gouvernement ? En tous les cas, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, très proche de Macky Sall, pense qu'il n'y aura pas de remaniement. Il a fait cette annonce lors d'un entretien avec les correspondants de la presse sénégalaise à Paris. Alioune Badara Cissé est revenu sur l'exécution des deux Sénégalais en Gambie, qu’il qualifie de «coup de Jarnac» envoyé par le président Jammeh dans le dos du Sénégal. 

 

Wal Fadjri : Le débat au Sénégal, c’est le remaniement ministériel. Parait-il que le président de la République l’aurait annoncé à New York... Après six mois d’exercice, pensez-vous qu’il y a opportunité de remanier le gouvernement ?

 

Me Alioune Badara CISSE : Je ne pense pas que le président de la République l’ait annoncé. Dans quelles circonstances ? Personne ne vous le dira. J’étais à New York. Je l’ai dit d’ailleurs en marge de la conférence à Rouen. Le président de la République expliquait les raisons pour lesquelles il a été mis fin au Sénat et les possibilités de résurgence de cette organisation plus tard lorsque la situation économique se serait améliorée et qu’on aurait une exigence démocratique qui le demanderait en en changeant les termes de nomination ou d’élection. Il a trouvé anormal que ça soit lui qui puisse, du bout de sa plume, nommer 55 sénateurs sur les 100. Il a dit dans la même occasion et dans la même manière que l’exigence du travail et de la construction nationale pourrait exiger qu’il puisse s’entourer au niveau du gouvernement d’un nombre de ministres supérieur à 25. C’est l’évolution des choses. Maintenant, un remaniement annoncé, je ne le pense pas. Ensuite, cela ne serait que de sa propre discrétion.


Donc il n’y a pas de remaniement en vue ?

 

Non, je ne le pense pas.


Est-ce que revenir sur le nombre de ministres n’est pas du Wax Waxeet à la Wade ?

 

Non ! Le président gère un Etat. S’il pense qu’il faut d’autres niveaux de compétences pour d’autres niveaux de chantiers, il peut s’entourer du nombre de Sénégalais qu’il pense juste. Je pense qu’il faut qu’on cesse, dans nos pays, au regard des enjeux auxquels ils font face, de faire des économies de bouts de chandelle. Nous en avons assez fait. Nous avons pendant six mois maintenu le niveau macro-économique à un statut plus équilibré malgré les promesses de nos prédécesseurs de nous voir en état de cessation de paiement dès notre entrée en fonction. Nous n’avons pas renouvelé le parc automobile qui est mortel. A ce jour, je n’ai pas réintégré un logement de fonction. Ainsi en est-il pour beaucoup. Je demeure un énorme locataire dans d’étroits appartements. C’est ainsi que les choses doivent se faire : revenir à une modestie sans que celle-ci n’entame ou ne gêne le développement des grands chantiers autours desquels les Sénégalais nous attendent.

 

Il pourrait bientôt avoir une intervention militaire au Mali dirigée par la Cedeao. Le président Macky Sall avait dit que le Sénégal n’enverrait pas de troupes militaires. Cette position est-elle toujours maintenue ?

 

Nous avons évolué dans nos positions de la même manière que le Mali a évolué. Dans un premier temps, c’était l’imbroglio : un jour c’est le président Diacounda Traoré, au nom du gouvernement de transition, qui exprime une demande et la minute suivante, c’est le président de la junte, Sanogo, qui émet un avis contraire. Nous avions pensé que ce n’était pas logique que le Sénégal engage ses fils et ses filles dans la récupération des deux tiers du territoire malien alors qu’à Bamako, il n’y a pas unicité de son de cloche. Ensuite les Maliens eux-mêmes avaient dit qu’ils s’opposaient à l’intervention d’une armée étrangère qu’ils considéreraient comme une armée d’occupation. Nous avons pensé que le règlement du problème constitutionnel à Bamako était la première étape par la formation d’un gouvernement inclusif qui réunirait l’opposition et la société civile, un président de la République de transition réinstallé dans ses fonctions parce qu’il avait passé un moment ici à Paris à la suite de son agression. Sans cela, le Sénégal n’a guère voulu engager ses militaires. Nous sommes trop proches du Mali pour prendre les mêmes risques que d’autres qui n’ont pas les mêmes enjeux. Parce qu’une fois que la paix aura cessé d’exister au Mali, c’est le Sénégal le premier récipiendaire du flot immense non seulement de Maliens en insécurité, mais aussi des 200 mille Sénégalais qui y vivent et qu’on n’aurait pas pu pouvoir gérer.

 

La deuxième chose, c’est que le Conseil de sécurité pensait que si la Cedeao le saisissait, au nom du principe de subsidiarité, il serait mal saisi parce que c’est l’Union africaine qui devait le faire. La translation de cette décision de la Cedeao à l’Union africaine a pris beaucoup de temps parce que depuis le début du conflit malien, l’Union africaine ne s’est réunie qu’une fois, en juillet dernier. Donc il y avait une rupture dans les délais de saisine et dans les conditions de transmission de celle-ci. Aujourd’hui, le Sénégal pense qu’avec une force internationale, on ne peut pas ne pas être impliqué, au-delà de l’aspect logistique. Nous sommes intégrés dans au moins onze théâtres d’opération. Nous n’avons pas une population militaire infinie. Mais cela veut dire aussi payer des salaires en sus, avoir des jeunes qui vont donner leur vie pour le compte de la paix et de la sécurité internationales. Jusqu’à quand, nous Sénégalais, pourrons-nous se le permettre ? C’était aussi une donnée. On n’est pas là pour être les gendarmes de l’Afrique. On verra au moment de la constitution des forces la part qui reviendrait au Sénégal. Et le président de la République, en sa qualité de chef suprême des armées, en décidera avec son état-major.

 

«L’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a offert une médiation en Gambie, fort des rapports qu’il a avec le président Yaya Jammeh. (…) Il a rencontré le président Jammeh. Il m’a rendu compte. Je lui ai dit de rentrer et qu’à son retour de Dakar, un entretien sera organisé avec le président de la République pour que compte rendu lui soit fait. Mais il n’a pas pu succomber à l’appel de la presse. Malheureusement, ce qui devait rester question d’Etat a été étalé sur la place publique.»

 

Il y a un ou deux Sénégalais qui sont dans le couloir de la mort en Gambie. Le président Yaya Jammeh a-t-il renoncé de les exécuter ?

 

Il y en a deux qui ont été déjà exécutés. Il y en a beaucoup plus qui seraient dans le couloir de la mort. A ce niveau, il faut dire, peut-être, trois choses. La première, c’est la grande surprise du côté du Sénégal à apprendre que deux de ses compatriotes ont été exécutés sans que jamais les autorités sénégalaises n’en aient été informées. Ni de leur arrestation, ni de leur jugement ni de leur condamnation, les autorités gambiennes violant allégrement la Convention de Vienne. Deuxième chose, les rapports de bon voisinage qui ne devraient jamais cesser d’exister entre le Sénégal et la Gambie, ont également subi un coup. Parce que le président Macky, pendant sa campagne, s’est engagé à faire son premier voyage en Gambie. Parce que le Sénégal et la Gambie sont indissociables. C’est même au cœur du Sénégal que se trouve la Gambie qui n’a, au-delà de l’Océan Atlantique, que le Sénégal comme unique voisin frontalier. Nous y sommes allés la semaine qui a suivi son installation.

 

La restauration des bonnes relations entre les deux chefs d’Etat, par conséquent les deux pays et les deux peuples, mais également l’implication du président Jammeh dans la recherche d’une solution en Casamance. Une formidable journée, beaucoup de déclarations de principes qui auraient pu nous faire penser que plus jamais qu’une situation de cette nature ne se reproduirait. Malheureusement, nous nous sommes trompés. Au moment où nous avions demandé au ministre des Finances, en congé en Gambie, d’intervenir, de rencontrer les autorités gambiennes pour le compte du président et à mon compte parce que j’étais en Iran au sommet des non-alignés, on ne savait pas qu’il y avait des Sénégalais en situation d’être exécutés. Nous avions pensé, comme le président Yayi Boni l’avait fait, à demander la clémence du président Jammeh - la clémence pour l’exécution promise - que nous puissions faire une mission de bons offices en tant que voisins. C’était l’objet de la mission. Le ministre Kane a bien rempli la mission et en est revenu confiant, pensant qu’il serait mis à sursis à l’exécution des condamnations, ne sachant même pas que des Sénégalais étaient impliqués. Alors qu’au moment où se tenait l’audience, les exécutions avaient été mises en œuvre. C’est à ce moment que nous avons su qu’il y avait deux ressortissants sénégalais, dont une femme, qui avaient été exécutés.

 

C’est l’objet du courroux du président de la République qui a dû suspendre sa visite en Afrique du Sud. Et malgré les inondations, les divers problèmes des Sénégalais, il a tenu à exprimer son désarroi devant ce coup de Jarnac. Ce qui a fait qu’il a pesté très fort, a élevé le ton dans une situation qui l’a déplu, garant qu’il est de la sécurité des Sénégalais où qu’ils se trouvent et quel que soit le crime qu’ils ont commis. Nous ne sommes pas offusqués que la Gambie ait dans son dispositif judiciaire la peine de mort et même qu’elle puisse l’appliquer. Mais quand cela concerne quand même des Sénégalais, nous pensions que la courtoisie simplement, le respect de la Convention de Vienne ensuite, devraient lui imposer le droit d’informer pour que nos chancelleries puissent rendre visite à nos compatriotes et les assister tout au long de la procédure. Ce qui n’a pas été le cas. C’est une situation difficile.

 

Y a-t-il eu des interventions pour apaiser la tension entre la Gambie et le Sénégal ?

 

Le président Jesse Jackson a fait une intervention. Il m’a appelé. Je suis allé à l’accueil, mais il avait changé d’avion. Au retour, je suis revenu à l’accueil à l’aéroport de Dakar, mais d’après mes informations que j’ai eues, on lui a remis des détenus avec lesquels il a voyagé sur Bruxelles. L’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a offert une médiation en Gambie, fort des rapports qu’il a avec le président Yaya Jammeh. Il s’en est ouvert à moi. Je lui ai dit : «Je consulte le président». Nous l’avons autorisé à s’y rendre. Il a rencontré le président Jammeh. Il m’a rendu compte. Je lui ai dit de rentrer et qu’à son retour de Dakar, un entretien sera organisé avec le président de la République pour que compte rendu lui soit fait. Mais il n’a pas pu succomber à l’appel de la presse. Malheureusement, ce qui devait rester question d’Etat a été étalé sur la place publique. Donc il n’y a plus lieu d’organiser une rencontre au sommet, entre deux amis d’abord, ensuite deux responsables qui se sont succédé à des niveaux relativement divers au sommet de l’Etat.

 

Mon prédécesseur, Madické Niang, a offert une médiation parce qu’il a des rapports particuliers avec le président Jammeh. Mais devant la bourde de Souleymane Ndéné Ndiaye, il a pensé ne plus pouvoir le faire. Mon homologue mauritanien au nom du président Aziz a fait une belle médiation. De lui, nous avons appris que le président Jammeh a déclaré surseoir aux exécutions. Le président Boni Yayi a envoyé son ministre des Affaires étrangères. Il y a des médiations qui ont été couvertes de succès dans le sens de la promesse de surseoir aux exécutions programmées. C’est ainsi d’ailleurs que l’Afrique doit se faire. Dans nos familles même, il arrive que nous vivions des problèmes personnels qui soient résolus par nos amis, par nos voisins, sans que le père de famille n’ait à lever le petit doigt, parce qu’il est dans une situation d’implication directe. C’est l’élan que nous voulons donner à notre diplomatie.

 

La presse sénégalaise a fait l’état du refus du président Macky Sall de recevoir la vice-présidente gambienne. Le confirmez-vous ?

 

Non, je puis vous assurer que cela n’a jamais été le cas. Je vous fais un secret : j’ai participé à deux cocktails organisés par la vice-présidente de Gambie qui a été l’autorité qui a reçu le ministre Amadou Kane quand il était en Gambie. Ensuite, le président de la République, dans sa suite, a reçu, en ma présence, le représentant aux Nations unies de la Gambie, le ministre des Affaires étrangères. Si le président reçoit le ministre des Affaires étrangères de Gambie, je pense qu’il pourrait recevoir doublement Aïssata Ndiaye Seydi qui est la vice-présidente de Gambie. Les gens ont parlé des choses qu’ils ignorent. Et comme je n’ai pas l’habitude de repréciser, sauf lorsque cela semble véritablement nécessaire, je laisse la clameur remporter sur la rumeur alors que les deux participent de la même logique : très loin des faits.

 

Le président François Hollande sera au Sénégal le 12 octobre. Qu’attendez-vous de cette visite ?

 

Au-delà de l’honneur que le président Hollande nous fait, de faire du Sénégal sa première étape africaine depuis son élection et d’avoir restitué l’honneur au président Macky Sall qui a été l’un de ses tout premiers hôtes après son investiture, c’est la réitération des relations séculaires entre le Sénégal et la France, c’est le développement de l’axe Dakar-Paris, c’est la renégociation de beaucoup de conventions dont celle que nous avons parlé, des visas longs séjour que j’ai évoqués avec mon homologue Laurent Fabius, les relations bilatérales sur le plan économique, militaire, sur le plan de la formation. Nous avons parlé des quotas des étudiants en France, des conditions de délivrance de visas et d’amélioration des conditions de séjour des étudiants sénégalais. La relance des négociations ne se fera pas ce jour-là, mais elle se fera après avec nos différents experts et de nos ministres afin de voir les points d’achoppement. Le Sénégal a besoin de la France. C’est une lapalissade que de le dire. Mais la France a aussi besoin du Sénégal. C’est un couple indissociable.

 

Vous venez de dire que vous avez évoqué avec Laurent Fabius la question des visas. Avez-vous discuté du refus de visas du Consulat de France au Sénégal à certaines personnalités sénégalaises ?

 

Le ministre Fabius et moi avons évoqué cette affaire qui touche de manière spectaculaire nos cadres et certaines de nos autorités. Il s’en est offusqué. J’ai évoqué cela avec les longues queues devant le Consulat de France à Dakar : les vieilles personnes, les notables, certaines autorités, nos étudiants qui font, notamment au mois d’août, des queues immenses sous un soleil ardent ou une pluie diluvienne. Et il s’en est vraiment offusqué. Il a été extrêmement gêné. Au cours de l’audience que le président de la République lui a accordée, durant laquelle j’ai évoqué ces problèmes-là, il s'est tourné vers l'ambassadeur de France à Dakar pour lui dire de prendre des mesures afin qu'il y ait un traitement plus humain, plus en harmonie avec les droits de l'homme, plus en harmonie avec le respect dans les rapports entre le Sénégal et la France, afin que de telles situations cessent d'exister. Malheureusement, elles ne se sont pas estompées. Il a profité de son séjour à Dakar pour rattraper M. Sankharé agrégé deux fois de grammaire et de littéraire latine ou gréco-romaine pour le décorer dans la résidence de l'ambassade de France et rattraper ce qui n'est plus rattrapable : la gêne et la honte causées par un petit fonctionnaire d'une grande ambassade qui prend sur lui des décisions aux conséquences extrêmement graves (…).

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Dada on October 8, 2012 (17:28 PM) 0 FansN°:1
ma wakhone wakhét
Weuz on October 8, 2012 (17:36 PM)0 FansN°: 2135771
Nord du Mali : Gao et plusieurs localités asphyxiées par les Islamistes du MUJAO
8 octobre 2012 Rubrique: Nord-Mali
9 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer
Depuis le 30 juin denier, les Islamistes du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique Occidentale (MUJAO) exercent une pression économique et sociale sur les populations des zones qu’ils contrôlent. Nous y avons séjourné quelques temps.


La résidence AQMI à Gao
Mercredi 25 septembre 2102, vers 17 heures, à l’entrée de la ville de Douentza, à 175 kilomètres de Sévaré, nous faisons notre première rencontre avec les combattants du Mujao. Un pick-up avec une mitrailleuse montée se dirige vers nous et une personne en descend.

«C’est un Pakistanais. Mais il est très pacifique», nous prévient le chauffeur. Le Pakistanais se dirige alors vers notre bus. Quand il fait son entrée, les regards de tous les occupants du véhicule se fixent sur lui. Pendant la minute du contrôle, tout devient calme. Il a le regard froid et la mine serrée. Il jette un regard à gauche et à droite pour constater si les hommes et les femmes ne sont pas assis côte à côte. En ressortant, il demande au chauffeur, en arabe: «Gao»? Le chauffeur hoche la tête pour dire oui. Il dire alors «Salamaleïkoum». Le mot de passe pour demander à la dizaine de combattants, lourdement armées, qui se trouvent devant le car, de nous laisser passer. L’atmosphère se détend et le voyage peut continuer.

Avec plusieurs heures de retard, dues à une panne à Douentza, nous atteignons Gao, le lendemain vers 9 heures. Au poste de contrôle de Wabaria, à l’entrée de la ville, il faut être patient. Le Mujoa doit d’abord vérifier les identités, fouiller l’intérieur du car, ainsi que certains sacs. Contrairement à nos forces de sécurité, ils ne prennent pas un rotin aux voyageurs. Pendant que nous attendions, un combattant du Mujao, ex-agent de police que nous connaissions depuis longtemps, nous a confié que la fouille permettait de savoir si les voyageurs transportent des cigarettes, des armes ou de la drogue. «Nous ne sommes pas là pour déranger les gens, mais plutôt pour faire respecter la charia», a-t-il ajouté, avant de prendre congé de nous.

La mort à petit feu…

Celui qui a quitté la Cité de Askia il y a plus de 6 mois, comprendra, en y entrant de nouveau, que la ville est presque morte. Les habitations sont, pour la plupart, fermées, les services de l’Etat sont cadenassés (pour ceux qui ont été épargnés par les casseurs du MNLA), les hôtels, bars et restaurants n’existent plus. La circulation est rythmée par les incessants vas-et-viens des véhicules de patrouille de la police islamique. Au centre ville, le pied à terre et le gouvernorat sont déserts. Ils portent encore les stigmates du violent conflit qui a opposé, le 30 juin 2012, le Mujao au MNLA.

Sur l’entrée principale du bureau du gouverneur, on peut voir encore la plaque du Conseil Transitoire de l’Azawad (CTA). Mais les locaux sont vides. Le seul bâtiment administratif encore utilisé par les Islamistes est la mairie. C’est leur nouveau tribunal.

Plus loin, les bâtiments de la BNDA, d’ECOBANK ou encore de la BDM-SA ont été éventrés par les lance-roquettes du MNLA avant son départ précipité. Pas de station radio qui émette sans la bénédiction du Mujao. La station régionale de l’ORTM a été littéralement saccagée par le MNLA. Certains appareils de l’ORTM, retrouvés par la suite, se trouvent actuellement dans les mains des islamistes.

Le marché Washington, lui, ne compte plus que quelques boutiques, appartenant aux Arabes et plutôt bien achalandées. Dans la rue qui mène au poste de police, on trouve quelques quincailleries tenues par les Songhoï. C’est là que plusieurs jeunes, qui ont perdu leur emploi, se retrouvent tous les jours pour débattre de la situation et se donner les nouvelles, qui tournent autour de la pauvreté, des faits et gestes quotidiens du Mujao et la passivité avec laquelle le gouvernement du Mali traite l’occupation des régions du Nord.

Parmi eux, S. Maïga. Il travaillait dans une ONG locale avant les événements. Aujourd’hui, avec le départ de tous les partenaires et le saccage des locaux par le MNLA, il peine à procurer à sa petite famille les trois repas quotidiens. «Je ne sais plus où donner de la tête. Je vis sur mes petites économies, mais je commence à m’essouffler. Je ne peux pas quitter Gao, car j’ai toute ma famille ici et je sais qu’à Bamako trouver un travail sera difficile. Nous mourrons à petit feu chaque jour qui passe. Ce n’est pas le discours politique d’opportunistes bamakois, mais la triste réalité», nous a-t-il affirmé, en nous tendant son badge. Et, quand on lui demande ce qu’il pense de l’intervention militaire du Mali face aux islamistes, M. Maïga répond: «le gouvernement du Mali n’a pas encore fini d’observer son nombril. Comment pourra-t-il venir nous délivrer de ces barbares ? Pour venir se battre, il faut relever la tête. Bamako a toujours la tête baissée… et c’est dommage»

Assis au bord du fleuve, sous une tente, Alkaly essaie de rafistoler sa vieille moto. Il apprend que nous sommes de Bamako et se presse de nous rencontrer pour exposer les difficultés quotidiennes qui l’assaillent: «je suis employé des Collectivités et je ne gagne qu’un peu plus de 40 000 FCFA par mois. On me demande, chaque mois, de rejoindre Bamako pour toucher ma paie. Le prix du transport Bamako – Gao, aller et retour, coûte 34 000 FCFA. Il ne me restera qu’environ 6 000 FCFA sur mon salaire. Avec quoi pourrais-je vivre le reste du mois?», lance Alkaly, le regard fixé sur les pêcheurs qui passent.

Des cas similaires à celui d’Alkaly nous ont été rapportés par plusieurs employés des Collectivités se trouvant dans les autres zones, en périphérie de Gao. Certains ont choisi d’attendre souvent trois mois, pour que la somme soit importante, avant de venir retirer leur argent. Nous reviendrons sur d’autres problèmes que connaissent ces travailleurs dans notre prochaine édition.

Parmi les nombreuses autres difficultés que connaissent les populations de la Cité des Askias, il y a l’approvisionnement en eau et en électricité. Depuis plusieurs mois, de 18 heures à minuit, les habitants bénéficient de l’électricité. «Pour l’eau, c’est la loterie», nous a ironiquement répondu une femme de ménage. Sans oublier d’ajouter que «le Mujao avait promis de mettre la main à la poche. Mais peut-être qu’ils n’ont pas encore échangé en CFA les millions d’Euros qu’ils ont».

…ou la solution Mujao

Pour ceux qui n’avaient pas de solution à leurs problèmes, même avant la crise, il y a d’abord eu le MLNA, puis le Mujao. Au MNLA, nous raconte Oumar, «on ne faisait que piller et voler. Il fallait se battre pour montrer sa capacité à faire régner l’ordre. Nous avions des armes, mais nous n’étions pas respectés. Avec le Mujao, j’ai appris à me maîtriser. J’ai un salaire par mois et, quand je suis malade, on me soigne».


MUJAO Gao
Oumar a été muté du Gourma et fait partie des centaines de policiers du Mujao. Agé de 21 ans, il n’avait pas d’emploi et n’a pas un niveau scolaire élevé. Quand on lui demande ce que ses parents en pensent, Oumar dit tout simplement: «avec l’argent que je gagne, je peux subvenir aux besoins de ma famille. D’ailleurs, les gens du Mujao m’ont demandé de me marier et ils vont, pour cela, me donner 500 000 FCFA. Donc, mes parents ne sont pas contre». Quand nous lui demandons, à nouveau, s’il n’a pas peur de mourir, s’il advenait que le Mali attaque le Mujao, le visage du jeune Oumar s’assombrit…Puis il répond sèchement: «je ne veux pas en parler».

Hassan, lui, est natif de Gao. Dans la hiérarchie du Mujao, il est Lieutenant et il touche 200 000 FCFA par mois. Un modeste somme, qui permet cependant au jeune chef de famille de bien vivre. «Je suis ici pour tout d’abord pour améliorer mes conditions de vie. Je ne peux pas dire que les populations ici ne sont pas de bons musulmans. Je suis engagé pour un job et je le fais, c’est tout». Hors micro, Oumar nous dira que la majorité des «jeunes noirs» qui se sont engagés dans cette aventure le font pour l’argent, car le Mali ne s’occupe pas d’eux.

Avant de quitter Gao, en fin de semaine dernière, nous avons tenu à assister à la mutilation d’un homme qu’on avait accusé de plusieurs vols. Assis et ligoté dans un fauteuil, l’homme a reçu tout d’abord une dose d’anesthésie à la main qui devait être coupée, pour qu’il ne sente pas la douleur. Le bourreau s’est ensuite avancé et, après avoir prononcé le nom de Dieu, il a taillé le poignet jusqu’à l’os avec un couteau, de manière méthodique.

Ayant atteint l’articulation, il a continué jusqu’à ce que les ligaments soient bien coupés. Après environ trois minutes, la main était détachée de l’avant-bras. Scène macabre, scène effroyable. Mais, pour Abdel Hakim, porte-parole du Mujao, «c’est la justice de Dieu qui a été ainsi rendue». Abdel Hakim d’expliquer que «le Mujao ne mutile pas quelqu’un après un vol ou une tentative de vol. La personne est amenée jusqu’à trois, voire quatre fois à jurer sur le Coran qu’il ne recommencera plus. Après les trois ou quatre relaxes, si la personne récidive pour une cinquième fois, la sentence est claire…».

Après avoir assisté à cette énième mutilation, nous avons, une fois de plus, compris que les Islamistes étaient venus pour rester… pour de bon. D’autant plus que les six entités distinctes qui se trouvent actuellement à Gao essaient de renforcer leurs positions, à travers des rencontres et des actions sur le terrain.

Paul Mben de retour de Gao

Brèves

Le Mujao ne vit pas que de la parole de Dieu

Le Mouvement pour l’Unicité et le Jighad en Afrique Ocidentale (Mujao), dans ses différents faits et gestes publics prohibe la cigarette, l’alcool, la drogue, la mixité avec les femmes… A Gao, d’où nous revenons, il est pourtant loisible de voir certains jihadistes fumer… même de la marijuana. Ce sont les jeunes, en majorité, qui consomment de l’alcool. Côté femmes, nous avons assisté plusieurs fois aux guets que les jihadistes faisaient dans les rues pour attendre les jeunes filles qu’ils désiraient. C’est ainsi que le 29 septembre, un jihadiste, qui avait menacé un jeune pour une histoire de femme, a été sérieusement molesté par les jeunes patrouilleurs de Gao. Ces jeunes ont ensuite appelé Aliou Touré, le chef de la police islamique, afin qu’il conduise son élément à l’hôpital.

Deux Français au service des Islamistes

A Gao, dans la villa du douanier Modibo Maïga, au bord du fleuve Niger, plusieurs Islamistes d’AQMI, de passage à Gao, font un séjour. Parmi eux, deux Français. C’est le témoignage des riverains qui nous a tout d’abord alertés. «Il y a deux hommes qui parlent correctement français et ils n’ont pas le nez comme les Arabes», nous a soufflé une vieille dame. Ensuite, au poste de police, les bruits ont couru sur «le changement de méthode de travail». Selon un membre du Mujoa, «il y avait d’abord des Egyptiens, qui travaillaient dans le domaine de la coordination des différents mouvements qui se trouvent actuellement dans le Nord du Mali. Actuellement, ce sont les deux Français qui travaillent dans ce domaine». Après avoir passé plusieurs heures à épier les deux islamistes expatriés, nous les avons vus sortir. Direction, le quartier Château. Dans cette zone, une résidence dans laquelle se trouverait un centre des opérations, avec toutes sortes d’appareils sophistiqués. «Les Islamistes sont connectés nuit et jour et les deux Français sont toujours sur les ordinateurs» nous a confirmé un habitant de Gao. D’après plusieurs recoupements, les deux Français, dont l’un se fait appeler Hamza, seraient spécialisés dans la stratégie militaire.

De Konna à Bamako: le malheur des uns fait le bonheur des autres

Sur la RN6, dans le territoire encore sous contrôle du Mali, les transporteurs routiers et les passagers sont à bout de souffle. La cause? Des policiers aux gendarmes, en passant par les agents de la Douane et les militaires, chacun veut s’en mettre plein les poches. Et aucune technique n’est ignorée. A Konna, ce sont les militaires qui bloquent très souvent certains bagages et demandent que les propriétaires «paient quelques chose». Quand le chauffeur du bus est teigneux, ils finissent par demander «le prix du thé». Les champions du Mali dans ces jeux d’arnaque sont les agents des postes de Ty et de Barbé. Pour trimballer les usagers de la route et encaisser de l’argent, ils n’hésitent pas à cibler les pauvres villageois qui viennent de quitter les zones sous occupation islamiste. Carte d’identité, cartons de lait, de Ramy (jus de fruits), sacs de semoule… tout prétexte est bon. Le pire, dans cette histoire, est que les agents acceptent même de prendre seulement 100 FCFA pour laisser continuer certains passagers. A l’aller comme au retour, des scènes de ce genre se sont répétées à Ty. Les gendarmes, quand à eux, ont trouvé un dernier gagne-pain: confisquer le matériel de thé des apprentis des bus pour de l’argent. A 1 heure du matin, jeudi dernier, au poste de Gendarmerie de Tènè, le gendarme de permanence n’a pas hésité à prendre 3 000 FCFA et à se rendormir ensuite. A San, le Douanier à tout simplement demandé au chauffeur du bus de lui donner, de temps en temps, 1 000 ou 2 000 FCFA afin qu’il «ferme les yeux sur certaines choses».

Avec les événements que vit notre pays, notamment dans le Septentrion, on aurait cru que les agents des différents postes routiers allaient devenir plus pragmatiques dans leur façon de travailler. Dommage que ce ne soit pas le cas. Les différents départements ministériels sont vivement interpellés.

PM



SOURCE: 22 Septembre du 8 octobre 2012.
Diombace on October 8, 2012 (19:37 PM)0 FansN°: 2135954
la diplomatie senegalaise est devenue nulle à cause de cette tete de shit.............



du n'importe quoi avec Macky
Xcxcxc on October 8, 2012 (21:52 PM)0 FansN°: 2136215
Mr AB Cissé,vous dites que vous êtes locataire en ce moment.Donc ne vous retrouvez pas avec plusieurs villas dans 5 ans ! Macky nous a déjà fait celà !
Koulikoro on October 8, 2012 (17:35 PM) 0 FansN°:2
A quel Saint se vouer? On y perd son poular quoi...entre ce que dit Macky et ce qu'affirme son bras droit. Le regime des contradictions, du cafouillage. Le torticolis garanti a tous. Investisseurs fuyez donc, ils n'ont pas de strategie ni de vision claire. Meme Macky le voleur sait que s'il cherche a poursuivre les autres voleurs sa main droite attrapera son guegno. Cafouillage partout...Y a t-il un pilote dans cet avion Senegal qui se trouve au milieu des nuages, la haut au dessus du Niokolo Koba? J'en doute.
Weuz on October 8, 2012 (17:39 PM) 0 FansN°:3
s'il te plait bayil guéne gamme on s'en fout du Mali
COALITION CITOYENNE on October 8, 2012 (17:46 PM) 0 FansN°:4
Appel à la mise en place d’une Coalition Citoyenne
Le « déficit de citoyenneté » (entendez par la le fait que les sénégalais pour des raisons historiques et culturelles n’ont toujours pas assimilé la notion de citoyenneté) est pour nous l’alpha et l’oméga de tous les maux dont souffre notre pays : la corruption, la concussion, le non respect des droits de l’homme, l’inefficience des services publics, le gaspillage des derniers publics etc.
A notre avis la seule solution qui vaille est celle de la sensibilisation et de l’éducation citoyenne. Pour ce faire nous envisageons de mettre en place une Coalition qui s’activera exclusivement dans la conscientisation citoyenne par des campagnes de sensibilisation sur toute l’étendue du territoire national, la mise sur pied d’un journal dédié à ce sujet et plus tard si les moyens le permettent le lancement d’un radio spécialisée.
Nous vous appelons tous à venir engager la vraie bataille de l’émancipation du peuple en écrivant à l’adresse e-mail suivant : coalitioncitoyenne@hotmail.fr
Cylii on October 8, 2012 (17:51 PM) 0 FansN°:5
ou allons nous?et ces nullards qui nous gouvernent?les OUI NON,NON MAIS de ce régime m'agacent.Wallu avaant que la pirogue ne chavire
Italie001 on October 8, 2012 (17:53 PM) 0 FansN°:6
Obsever bienb les médias: Depuis que Abdoulaye Wade et son Gangu est partis les journalistes sont en manque d'informations ils font que du taguale thiéb ya plus rien n'a dire.Méme le comédien Kouthia est en congé a cause d'une manque d'inspirations.Nékhoule dégue mais Laye bakhone nafi pour les journalistes avec avec tous ce scandale
GOUNEY NDAKARU on October 8, 2012 (18:03 PM) 0 FansN°:7
Je me rapelle quand Alioune Badara Cisse disait sur Walf ou bien 2stv qu'a cause du president Wade qu'on nous manque de respect mais on dirait que rien n'a change. Apres son election Macky ne devrait pas se rendre aussitot en Gambie il devrait patienter un peu. Avec des soi-disants presidents comme Yaya il faut etre dur sinon il te manque de respect la preuve il a condamne et execute deux de nos compatriotes sans nous faire part ni nous ecouter.
Cheikhtidjane on October 8, 2012 (18:41 PM) 0 FansN°:8
il faut respecter les promesses électorales
Diadou on October 8, 2012 (18:51 PM) 0 FansN°:9
Au premier ministre, Abdoul MBAYE, nous voulons qu'il comprenne que l'actuel directeur du commerce intérieur Adama SAIDOU Diallo est un mauvais cheval pour faire le travail attendu de lui. Du reste, il ne s'en occupe même pas, avec lui les prix vont continuer à flamber de plus belle sans aucune action sérieuse de ses services. Voilà un affamé qui, depuis son installation, soutire illégalement de l'argent aux opérateurs et industriels de la place pour sa poche. Voilà son dada ! Rien d'autre ne l'intéresse...

Au premier ministre, Abdoul MBAYE, nous voulons qu'il comprenne que l'actuel directeur du commerce intérieur Adama SAIDOU Diallo est un mauvais cheval pour faire le travail attendu de lui. Du reste, il ne s'en occupe même pas, avec lui les prix vont continuer à flamber de plus belle sans aucune action sérieuse de ses services. Voilà un affamé qui, depuis son installation, soutire illégalement de l'argent aux opérateurs et industriels de la place pour sa poche. Voilà son dada ! Rien d'autre ne l'intéresse...

Au premier ministre, Abdoul MBAYE, nous voulons qu'il comprenne que l'actuel directeur du commerce intérieur Adama SAIDOU Diallo est un mauvais cheval pour faire le travail attendu de lui. Du reste, il ne s'en occupe même pas, avec lui les prix vont continuer à flamber de plus belle sans aucune action sérieuse de ses services. Voilà un affamé qui, depuis son installation, soutire illégalement de l'argent aux opérateurs et industriels...
Cheikhtidjane on October 8, 2012 (18:54 PM) 0 FansN°:10
les sénégalais ne sont pas fous faites attention
 :sn: 
Citoyen lambda on October 8, 2012 (19:39 PM) 0 FansN°:11
Maitre Alioune Badara Cissé, il faut que tu nous dise si tu es le président de la république ou le premier ministre. Sinon il faut te taire et t'occuper des affaires étrangères.
C urgent on October 8, 2012 (20:00 PM) 0 FansN°:12
c urgent y'a des informaticien parmis vous mon fils de 11ans vient d'avoir son entrée en sixiéme et je lui avait promis un cadaeux bref qui peut ce soit disan pes 13 le démo sur pc stp et je lui peyarai
Le marabout on October 8, 2012 (20:04 PM) 0 FansN°:13
je demande le fede de me donner 2 milliion et le senegal va battre la cote divoire 3 1 je peut le faire. :up:  :up:  :up:  :up:  :up:  :up:  :up:  :up:  :bravo:  :bravo:  :bravo:  :bravo:  :bravo:  :jumpy:  :jumpy:  :jumpy:  :jumpy:  :jumpy:  :jumpy: 
Nianyyyy on October 8, 2012 (21:05 PM) 0 FansN°:14
Voici un article de presse qui dément les propos du Ministre comme quoi il n'était pas un courant que y avez des sénégalais qui allez etre exécutés

La Gambie va, selon son Président, exécuter au mois de septembre prochain tous les détenus condamnés à mort. Seulement, sur les 47 détenus visés par la mesure de Yaya Jammeh, figurent 3 Sénégalais. Il s’agit de Djibril Ba, Saliou Niang et Tabara Samba qui est, d’ailleurs, la seule femme parmi les 47 condamnés à mourir par Jammeh.

Son message avait été diffusé dimanche dernier par la télévision nationale gambienne. Et Yaya Jam­meh semblait être formel. Connu pour ses discours musclés et ses pratiques qu’il n’a rien à envier à un dictateur, le Président gambien avait fait une déclaration qui, pour certains, frise le ridicule. Il avait annoncé, à l’occasion de la fête de l’Aïd-El-Fitr, qu’il va exécuter au mois de septem­bre tous les détenus con­damnés à mort. «Vers le milieu du mois de septembre, toutes les con­damnations à mort seront exécutées. Il n’est pas question que le gouvernement permette que 99 % de la population soit prise en otage par des criminels. Le banditisme, le trafic de drogue ou sa consommation illicite, l’homosexualité, le terrorisme, entre autres ne seront pas tolérés», avait soutenu M. Jammeh.
Cette déclaration du Président Gambien a suscité des réactions du côté de la Communauté internationale. La France et des organisations de...
DIT:C'ESTQUOI on October 8, 2012 (21:22 PM) 0 FansN°:15
Mais il n’a pas pu succomber à l’appel de la presse. Malheureusement, ce qui devait rester question d’Etat a été étalé sur la place publique.»
Sénégalais on October 8, 2012 (22:33 PM) 0 FansN°:16
Monsieur le ministre vous êtes nul la diplomatie sénégalaise et autre est malade vous et Maky c'est du Wade Bis.
La voie du peuple on October 9, 2012 (00:39 AM) 0 FansN°:17
La recréation doit être terminée pour le gouvernement de Macky Sall qui ne doit absolument pas décevoir le peuple sénégalais. Ce peule qui lui a fait confiance un certain 25 mars 2012.
Macky a le devoir et même l’obligation d’aller à la lune pour satisfaire la demande sociale qui constitue l’une des priorités du moment.
Je me pose la question à savoir à quoi sert cette ribambelle de conseiller que le président a nommée Récemment. Permettez-moi de vous dire que vous avez été nommés pour apporter un soutien moral et intellectuel au Président. Rendez votre tablier si vous n’êtes d’aucune utilité. (Dégager car à l’impossible nul n’est tenu) .Dans le nouveau gouvernement les personnes qui ne peuvent pas se sacrifier pour le peuple doivent démissionner .Les sénégalais ne sont plus dupes. L’Heure est à la vérité, les 14 millions de sénégalais doivent tous être au service de la nation.
Nous n’avons plus besoin de ces hypocrites qui restent à l’affut ou qui posent des peaux de banane pour l’échec du prochain. Le Sénégal à soif actuellement de vrais patriotes, prêts à faire preuve de sacrifice pour développer notre cher pays, car personne ne viendra le faire à notre place. De grâce nous avons un cerveau et ce dernier est fait pour réfléchir. Arrêtons d’être ce peuple attardé qui ne peut rien faire de lui-même, refusons le catégoriquement quitte à travailler 24 heure sur 24. Chacun là ou il se trouve doit...
Aeroport on October 9, 2012 (01:52 AM) 0 FansN°:18
Le sg de l'agence nationale des aéroports du Senegal Mamadou lamine Goudiaby dit vieux est une taupe de la GC. Si Macky ne le vire pas il le dégrèvera. Ce monsieur est un grand menteur. Il a fait le ps, l'AFP, le parti de Robert sana, le PDS et aujourd'hui il se dit de l'apr pour sauver on poste. Il n'a aucun compétence. Karim l'avait mis là parce qu'il était le responsable de la GC en Casamance. Il doit partir.
Nope on October 9, 2012 (02:04 AM) 0 FansN°:19
Mais il n’a pas pu succomber à l’appel de la presse. Malheureusement, ce qui devait rester question d’Etat a été étalé sur la place publique.»
My french is much better than his. Il n'a pas pu resister et non succomber.

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