Entretien exclusif : Les câbles diplomatiques de Mankeur

  • Source: : Seneweb.com | Le 13 janvier, 2017 à 08:01:02 | Lu 19390 fois | 8 Commentaires
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Entretien exclusif : Les câbles diplomatiques de Mankeur

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, ne tient pas sur place. La moitié du mois, il épluche ses dossiers dans son immense bureau à la Place de l’Indépendance tandis que durant l’autre, il est entre les avions.

L’année dernière, il a été «quasiment dans tous les pays africains et dans presque tous les pays d’Europe». Il a séjourné aussi en Inde, en Indonésie, au Pakistan, en Corée, en Chine, au Japon, en Arabie Saoudite, au Koweït, aux Émirats arabes unis, entre autres points du globe.

Au moment de tourner la page 2016 et d’ouvrir celle 2017, il se confie à SeneWeb. Crise gambienne, coup de froid avec Israël, relations avec la Turquie, affaires Mbayang Diop et Alcaly Cissé, les passeports spéciaux… : le chef de la diplomatie sénégalaise se livre. Avec une prudence diplomatique qu’il revendique : «Un diplomate doit toujours garder son sang-froid, sa sérénité, ses distances stratégiques, son sens du jugement. Il doit toujours avoir comme boussole l’intérêt national. Toujours, et en toutes circonstances, se poser cette question simple : où se trouve l’intérêt national ? » Entretien.

 

Mandat au Conseil de sécurité de l’Onu, crise gambienne, tensions avec Israël, relations avec la Turquie, candidature de Bathily pour le poste de président de l’Union africaine… : 2016 aura été une année de grande activité diplomatique pour le Sénégal. Au cours de votre carrière de diplomate avez-vous été témoin, durant un laps de temps aussi court, d’une telle débauche d’énergie du Sénégal sur la scène internationale ?

Oui, les temps sont différents. Je fais bientôt 26 ans au Ministère où je suis entré comme conseiller des Affaires étrangères sorti de l’ENAM en août 1991. Un peu plus d’un quart de siècle. C’est peu, c’est aussi beaucoup dans la vie d’un homme.

La diplomatie sénégalaise a toujours été active sur la scène internationale aussi bien sur les dossiers qui concernant directement notre pays que sur d’autres plus ou moins éloignés. Il se trouve simplement qu’avec notre mandat au Conseil de sécurité des Nations-Unies, le Sénégal est davantage sous le feu des projecteurs. Un concours de circonstances a fait coïncider l’actualité avec les évènements que vous énoncez mais les diplomates sénégalais sont habitués à la prise en charge de dossiers complexes et délicats qu’ils traitent au quotidien.

Mais il est vrai que le rythme très dynamique imprimé par le Président Macky Sall à la diplomatie sénégalaise, depuis son avènement à la tête du pays, est exceptionnel et a solidement contribué à la consolidation et au renforcement des acquis. Face à ce tumulte diplomatique, nous restons sereins.

Et, tout naturellement, le Sénégal a renforcé sa présence sur les scènes sous régionale, continentale et internationale, notamment au niveau de la CEDEAO, de l'Union Africaine, de l’OCI, de la Francophonie et des Nations Unies, sans compter le renforcement et  la diversification de ses partenariats au plan bilatéral.

Quant aux dossiers que vous avez évoqués, ils font partie du rythme normal d’une vie diplomatique. Nous les gérons au mieux, sachant que la diplomatie ne se fait pas sur la place publique.

 

CRISE GAMBIENNE

Au sujet de la Gambie, le président sortant, qui conteste les résultats, a saisi la Cour suprême. Laquelle donne son verdict mardi prochain (l’entretien a été réalisé avant l’annonce du report, au mois de mai prochain, de la décision de la Cour suprême). La décision qui sera rendue lie-t-elle la communauté internationale, la CEDEAO en particulier ?

Cette Cour a été installée pour la circonstance. Je voudrais, à ce sujet, rappeler qu’à l’unisson, la Communauté internationale, qui avait salué une élection historique, a condamné ce revirement de Yaya Jammeh. Le Sénégal a été le premier pays à rejeter et à condamner fermement la déclaration de Jammeh tout en exigeant que ce dernier «respecte sans condition le choix démocratique librement exprimé par le peuple gambien, qu’il organise la transmission pacifique du pouvoir et qu’il assure la sécurité et l’intégrité physique du président nouvellement élu».

Notre pays a, en outre, appelé la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations-Unies à «œuvrer ensemble et prendre toutes les mesures qu’imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien».

Pour le moment, la CEDEAO qui avait déjà  envoyé à Banjul le mardi 13 décembre 2016, une mission de haut niveau, conduite par la Présidente du Liberia, madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente en exercice de l’organisation communautaire, a décidé de maintenir le résultat de l’élection du 1er décembre 2016 en Gambie, entre autres décisions prises lors de son 30e sommet tenu le 17 décembre 2016 à Abuja.

En résumé, la seule issue possible et acceptable aujourd’hui, c’est la reconnaissance du choix librement exprimé par le peuple gambien, choix qui s’est porté sur la personne du Président Barrow.

Sinon, ça sera l’option militaire ?

Nous n’en sommes pas encore là. Laissons la CEDEAO qui gère ce dossier mener les négociations, en rapport avec l'Union africaine et avec l'appui de la Communauté internationale. Nous privilégions la diplomatie, comme l’a dit et redit le Président Macky Sall. Nous ne sommes pas des bellicistes ou des va-t-en-guerre. Le Sénégal est un pays de paix. Nous ne voulons que la paix et nous souhaitons la paix à la Gambie.  

 

RÉSOLUTION CONTRE ISRAËL

Suite à l’adoption de la résolution 2334, Tel-Aviv a rappelé son ambassadeur à Dakar, annulé votre visite en Israël ainsi que la présentation des Lettres de créances de l’ambassadeur sénégalais et les programmes de coopération avec le Sénégal. Allez-vous prendre des mesures de rétorsion ?

Comme indiqué dans le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, le gouvernement prend acte de ces mesures. Toutefois, il faut préciser qu’Israël a rappelé son ambassadeur en consultations en signe de protestation mais il n’y a pas de rupture de relations diplomatiques entre les deux pays car un Chargé d’Affaires ad interim continue de diriger l’ambassade de cet Etat à Dakar.

Il faudrait rappeler que le Sénégal a toujours milité en faveur de la création et de la reconnaissance de l’Etat de Palestine, à côté de l’Etat d’Israël, tous les deux à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Il y a donc une continuité dans la  position du Sénégal de ce point de vue. C’est en connaissance de cause des liens étroits entre le Sénégal et la Palestine qu’Israël a entretenu des relations diplomatiques avec le Sénégal et avait décidé d’ouvrir une ambassade à Dakar en 1995.

Donc, Israël est présent au Sénégal depuis près de 20 ans. Nous sommes un pays ouvert, démocratique. L’Ambassadeur d’Israël peut revenir à tout moment reprendre son poste.

Il convient seulement de préciser qu’il s’agit d’une résolution que nous considérons comme équilibrée, adoptée « pour la paix » et non « contre Israël ». Je rappelle que le Sénégal continuera à soutenir la cause palestinienne tout en restant attaché au développement de ses relations avec Israël dans le respect de sa souveraineté nationale et internationale.

Pourquoi avoir porté cette résolution au moment où les deux pays étaient en train de consolider leurs relations diplomatiques avec, notamment, le projet d’ouverture d’une représentation sénégalaise à Tel-Aviv ?

Je tiens à préciser qu’il ne s’agissait pas pour le Sénégal d’ouvrir une représentation à Tel-Aviv mais plutôt d’accréditer notre ambassadeur en Egypte en Israël avec résidence au Caire. De plus, il faut distinguer la coopération bilatérale avec un pays et les principes généraux qui gouvernent notre politique extérieure. Président en exercice du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien depuis sa création en 1975, le Sénégal a constamment soutenu la recherche d’une solution juste et équitable au conflit israélo-palestinien, conformément aux résolutions pertinentes des Nations-Unies qui consacrent l’existence de deux Etats, à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues.

Pourquoi le Sénégal est-il allé jusqu’à porter une résolution contre Israël ? Quelle l’opportunité de franchir ce pas ?

C’est dans la continuité de cette position traditionnelle, fondée sur des principes intangibles de droit international, que notre pays a soutenu la résolution 2334 du Conseil de sécurité. Celle-ci, faut-il le rappeler, réaffirme le caractère illégal des colonies de peuplement, du point de vue du droit international, et demande à Israël d’y mettre un terme.

 

AFFAIRES MBAYANG DIOP ET ALCALY CISSÉ

Mbayang Diop et Alcaly Cissé, qui risquent la peine capitale en Arabie Saoudite, ont-ils des chances de retrouver leurs familles respectives ?

Nous continuons de suivre de près ces deux dossiers très délicats. Le président de la République pense à eux et à leurs familles. Ce sont des dossiers pendant devant la justice, sur lesquels nous devons agir avec prudence et sérénité. Nous faisons tout pour assister ces compatriotes, tant au plan judiciaire que par des visites fréquentes pour leur apporter aide et réconfort. Dans tous les cas de figure, le Sénégal n’abandonne jamais ses ressortissants.

Concrètement où en sont les deux procédures ?

Le temps de la justice n’est pas le temps des medias. L’Arabie Saoudite a des procédures qui lui sont propres ; le gouvernement du Sénégal est tenu de les respecter. Nous suivons la situation au jour le jour et sommes aux côtés de nos compatriotes pour leur apporter l’assistance nécessaire.

 

RELATIONS AVEC LA TURQUIE

Parlons des relations avec la Turquie. Le gouvernement du Sénégal a confié la gestion du groupe scolaire Yavuz Selim à la Fondation turque pour l'éducation Maarif. Que répondez-vous à ceux qui disent qu’Ankara a tordu le bras à Dakar dans cette affaire ?

Je ne souhaite pas me prononcer sur ce point. Ce dossier est géré par le ministre de l'Éducation. Et comme la justice est saisie de ce dossier, il est plus indiqué de laisser la justice se prononcer.

Il y a aussi le dossier des étudiants sénégalais expulsés de la Turquie. Ils se sont sentis abandonnés par le Sénégal. Que leur dites-vous ?

Le dossier est complètement réglé, et tout est remis à l’ordre. Il ne s’agissait pas d’expulsions mais, au lendemain du coup d’Etat manqué de juillet en Turquie, les autorités de ce pays avaient fermé certains établissements et suspendu les inscriptions pour procéder à certaines vérifications sur les personnes impliquées. Après cette procédure, il s’est avéré qu’aucun étudiant sénégalais n’était concerné et tous ont pu regagner leurs centres d’enseignement. Ceux pour lesquels les établissements ont été fermés ont été transférés dans d’autres facultés dispensant les mêmes enseignements. La Turquie est un partenaire important. Notre partenariat se développe dans le respect mutuel de nos souverainetés respectives.

Certes certains étudiants sénégalais ont été transférés des universités gülénistes, qui ont été fermées, vers celles gérées par l’État. Mais il y en a une dizaine qui a été expulsée. Nous en avons interrogé trois. Donc l’affaire n’est pas totalement réglée.

Au début des événements, deux étudiants sénégalais qui rentraient de vacances ont été retournés et deux autres qui habitaient dans des locaux appartenant aux membres de la communauté Gülen ont été expulsés. À la suite des entretiens que notre ambassade a eus avec le Conseil de l'Enseignement supérieur, tous les autres étudiants ont été réorientés dans des universités publiques. 

 

LES PASSEPORTS SPÉCIAUX

Tout autre sujet : Macky Sall avait promis de mettre de l’ordre dans l’attribution des passeports spéciaux. A-t-il tenu parole ?

La mise en œuvre des instructions de monsieur le président de la République a permis d’y parvenir. Les passeports spéciaux, notamment diplomatiques, sont maintenant délivrés avec rigueur et parcimonie ; ce qui nous a valu la signature de nombreux Accords de dispense de visas sur ces passeports avec des partenaires qui reconnaissent le sérieux et la crédibilité de nos documents de voyage. Nous poursuivrons nos efforts de rationalisation dans ce sens. Le Président y tient.

Dans quelles conditions les passeports spéciaux sont-ils attribués ?

Il y a un décret, signé par le Président Abdou Diouf, qui désigne les bénéficiaires des passeports spéciaux, notamment diplomatiques et de service. Le Président Wade n’a pas abrogé ce décret ; le Président Macky Sall non plus. Les passeports spéciaux peuvent aussi être attribués sur dérogation du chef de l’État.

Combien de passeports spéciaux sont aujourd’hui en circulation ?

Il y a moins de passeports spéciaux en circulation qu’avant 2012. C’est dire les efforts que le gouvernement a fournis sur ce plan depuis l’avènement du Président Macky Sall. Ces efforts ont poussé des pays, qui avaient gelé leurs Accords de dispense de visas avec le Sénégal, à revenir à de meilleurs sentiments. C’est le cas de l’Italie. Ces efforts ont également permis de signer ces mêmes types d’accords avec des pays comme l’Afrique du Sud et la Chine.

Il était également question, à l’avènement de Macky Sall, de rationnaliser la carte diplomatique du Sénégal. Y êtes-vous parvenu et comment ça s’est traduit concrètement ?

Cette rationalisation s’est traduite par la fermeture d’ambassades et de consulats et la réduction des effectifs de plusieurs missions diplomatiques au strict nécessaire. Ces mesures nous ont valu l’année dernière une économie de plus d’un milliard de francs CFA. Il faut aussi faire remarquer que notre diplomatie met l’accent sur l’Afrique. En effet, sur les 50 missions diplomatiques, 21 sont en Afrique. Et nous allons renforcer notre présence sur le continent.

 

                                             2017, BATHILY, UEMOA

Quels sont les principaux chantiers de la diplomatie sénégalaise en 2017 ?

Pour 2017, en plus du renforcement de la coopération bilatérale avec les pays partenaires nous comptons poursuivre la dynamique entamée en 2016 avec une participation de qualité du Sénégal au Conseil de sécurité des Nations-Unies. À ce sujet, la présidence sénégalaise du Conseil, au mois de novembre, a été considérée comme l’une des plus réussies, notamment avec l’adoption de 8 résolutions et de 3 déclarations présidentielles.

Par ailleurs, le Sénégal envisage de réintégrer le Conseil des droits de l’Homme, pour la période 2018-2020, au titre des élections prévues cette année à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations-Unies, à New York.

Au niveau interne nous allons poursuivre, le programme de réhabilitation et de construction de chancelleries et de résidences en vue de renforcer la bonne image du Sénégal à l’extérieur. Nous allons également poursuivre le travail de rationalisation dans la gestion des ressources humaines et de mise en cohérence de la carte diplomatique et consulaire. Aussi, nous comptons améliorer les outils de gestion du Ministère, avec la généralisation interne des contrats d’objectifs et de moyens. En gros, on continuera à mettre le Ministère en mouvement pour qu’il s’adapte sans cesse aux mutation en cours.

Abdoulaye Bathily est en course pour la présidence de l’Union africaine. Quelles sont ses chances d’être élu ?

Les chances du Professeur Abdoulaye Bathily sont réelles car il a le profil du poste, avec l’expérience et l’expertise nécessaires. Il a une claire compréhension des enjeux politiques et diplomatiques africains. C’est un homme politique très respecté, qui a aussi un vécu onusien, en tant qu’ancien numéro deux de la MINUSMA et Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale. Il a donc toutes les compétences et l’engagement panafricain requis pour présider aux destinées de l’UA. Il sait qu’il sera au service des Etats membres qui décident en dernier ressort. La candidature de notre compatriote est, par ailleurs, endossée par  la CEDEAO lors d’un Sommet extraordinaire  tenu à Nairobi, en août 2016, en marge de la TICAD 6. Nous respectons aussi tous les autres candidats qui sont d’égale dignité.

Macky Sall a-t-il déjà choisi le successeur de Hadjibou Soumaré à la présidence de la commission de l’Uemoa ?

Le fonctionnement de l’UEMOA, y compris la clef de répartition des sièges de ses Institutions et des postes principaux, est régi par des critères et des équilibres subtils, tenant compte de plusieurs facteurs. C’est au regard de toutes ces considérations que le Sénégal a  occupé le poste de Président de la commission de l’Organisation. Le Sénégal a été le 1er pays à occuper le poste à la création de l’UEMOA, ici même à Dakar. Et quand le ministre Ousmane Seck a démissionné, il a été remplacé par le ministre Moussa Touré. Mon opinion est qu'on aurait dû conserver cette clef de répartition. Tant qu’il n’y a pas de « redistribution des cartes », le Sénégal devrait donc garder ce poste. La procédure de nomination du remplaçant de monsieur Soumaré est en cours de finalisation. Le moment venu, vous saurez la personnalité choisie par monsieur le président de la République.

 

 

 


Auteur: Ibrahima Fall – SeneWeb News - Seneweb.com






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Commentaire (5)


Ndeugeum En Janvier, 2017 (18:04 PM) 0 FansN°: 1
Excellent brillant ministre des affaires etrangéres Diplomate chevronné experimenté le Ministre MANKEUR fidele collaborateur du Président Macky SALL a hissé notre diplomatie au TOP BRAVO MR LE MINISTRE TU ES UNE FIERTE DE PAR TES COMPTENCES DANS LE SECTEUR DE LA DIPLOMATIE :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot: 
Sane De Paris En Janvier, 2017 (20:46 PM) 0 FansN°: 2
Ce n est pas un article, mais une propagande pour Kankeur Ndiaye. il vous a paye combien de million pour ce truc? Ce n est pas ca linfo, cher seneweb. Vous faite a la limite du griotisme Guewel comme disent les wolof. Il y en a assez
Mbeimpane En Janvier, 2017 (21:07 PM) 0 FansN°: 3
Mankeur Ndiaye est l'un des plus grands ministres des affaires etrangeres du pays .Des la volte face de Yaya Diamé il a reussi à mobilier en moins de 48 heures pour le faire condamner aussi bien au conseil de securité qu à la CEDEAO .



Le MAESE a presenté avec courage la résolution 2334 contre israel ce qui a donne un grand succes a notre pays



the right man on the right place il a fait 26 ans au Ministère des affaires où jil est entré comme conseiller des Affaires étrangères sorti de l’ENAM en août 1991

Oumou Wone En Janvier, 2017 (21:40 PM) 0 FansN°: 4
Ce qui a fini de le rendre encore plus fou, c’est que dès les premières heures de sa volte-face, notre ministre des Affaires étrangères, sur les directives du Président de la République, a saisi toutes les instances régionales et internationales pour dénoncer l’acte que Jammeh venait de poser. L’efficacité de la diplomatie sénégalaise ne lui a laissé aucune possibilité de s’en sortir et même la Russie, sur laquelle il semblait compter, le lâcha. Donald Trump, qui n’a pas le temps de s’adonner à la langue de bois, scella son sort en quelques mots limpides !







Oumou Wane

Présidente africa7
Anonymefidel En Janvier, 2017 (22:12 PM) 0 FansN°: 5
Le niveau de langue est faible. On a l'impression qu'il a parcoeurisé ses réponses. Trop convenu. Il dit se poser à chaque fois la question de savoir où se trouve l'intérêt du Sénégal. S'était-il posé la même question quand il quémandait des billets pour la Mecque aux autorités marocaines ? Pathétique !
Reply_author En Janvier, 2017 (02:41 AM) 0 FansN°: 1
il faut être simple pour que tous les niveaux vous comprennent: c'est ce qu'on appelle le francais facile. le pédantisme ne sert à rien. parler un langage simple dépouillé de gros mots savants incompréhensibles du lecteur moins n'est pas de la communication...wassalam...
Reply_author En Janvier, 2017 (03:46 AM) 0 FansN°: 1
right. les jaloux le demeureront jusqu'à la mort. laissons les souffrir de voir mankeur être leur chef. eux ce sont des aigris et des nullards parfaits qui n'ont jamais rien apporte au sénégal.
Reply_author En Mai, 2017 (13:33 PM) 0 FansN°: 1
de grace parlez des étudiants sénégalais au canada qui ne peuvent plus s'inscrirent faute de passeport. leurs parents ont bcp dépensé pour leurs études. envoyez une équipe pour renouveler leurs passeports.

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